Pensée à travers une philosophie de la santé sur l'alimentation de l'humain moderne

Debeffe, Anne (2016) Pensée à travers une philosophie de la santé sur l'alimentation de l'humain moderne. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Debeffe, Anne
Directeur de recherche: Bastiani, Flora
Divisions: UFR Lettres, Philosophie et Musique > Département Philosophie
Diplôme: M2 Ethique de la décision et gest risques relatifs au vivant
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Morale, éthique
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Philosophie occidentale moderne
Uncontrolled Keywords: Alimentation, Philosophie de la santé, Comportement alimentaire
Abstract: Ce mémoire de recherche s’inscrit dans une démarche de réflexion philosophique, s’appuyant sur des données biologiques. Des tensions éthiques sont déployées ainsi qu’une analyse psychanalytique de l’être humain. L’objet d’étude est l’alimentation de l’humain occidental moderne. J’ai abordé l’aspect physiologique au travers de la lecture d’œuvres de scientifiques à propos de la santé du colon et des enjeux sur les pathologiques physiques et psychologiques de notre siècle telles que l’autisme, la schizophrénie, mais encore la sclérose en plaque, les déficiences immunitaires ou le cancer. Pour cela j’ai fait appel au docteur Natasha Campbell McBride pour ses recherches à propos du lien qu’il y aurait entre la flore bactérienne et la santé, ainsi qu’au journaliste scientifique Julien Venesson, qui a parlé de l’impact de notre alimentation sur les mécanismes physiologiques. Au travers de travaux philosophiques réalisé par les penseurs Henri Bergson et Marc Richir, j’ai étudié le phénomène ontologique qui est de se nourrir. Une étude est réalisé sur la psyché humaine occidentale avec Pierre Legendre, le docteur Olivier Soulier et le psychiatre Boris Cyrulnik où j’y ai développé une analyse des faits de conscience et de la souffrance de l’humain moderne dans notre société actuelle, en particulier sur son comportement alimentaire. Pour donner du recul à ces recherches je me suis appuyée sur les psychanalystes Boris Cyrulnik et Tobie Nathan, dont ce dernier a comparé d’autres cultures à la nôtre à propos des techniques de soins et du métier de psychologue. En découle l’aspect environnemental de notre alimentation, qui révèle que notre comportement a un impact sur la biosphère. Cela m’a engagé à une réflexion éthique sur les avancées de la technique et de la médecine scientifique. J’ai mis en valeur que l’épigénétique – ce qui se passe autour de la génétique – met en lumière le lien qui existe entre l’environnement et l’être qui s’y développe. Je me suis penchée sur l’étude des bactéries avec la docteure allemande Giulia Enders pour voir en quoi prendre en compte la flore bactérienne dans le cadre du soin apporte de nombreuses informations sur l’état de l’individu, et permet ainsi de comprendre l’impact du comportement alimentaire sur la santé. En constatant la souffrance physique et psychologique de l’humain moderne dans sa propre société, j’ai proposé une nouvelle forme de soin qui soit basé sur une médecine intégrative. Autrement dit, celle-ci considèrerait l’individu comme une totalité à plusieurs dimensions psychique, émotionnelle et physique. Cette médecine mettrait l’accent sur le lien qui puisse exister entre la santé physique et la santé mentale, alors que la tendance actuelle de la médecine scientifique serait de dissocier le corps de la vie psychique pour opérer ses soins. De plus le travail du psychologue et du médecin sont réalisés en parallèle sans tisser de liens alors qu’ils pourraient être complémentaires.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/1080