À cheval, tout contre lui : fusion et plasticité de la relation à l'animal

Le Torrivellec, Marion (2020) À cheval, tout contre lui : fusion et plasticité de la relation à l'animal. [Thesis]

[img]
Preview
Version de Diffusion
Text

Marion.Le Torrivellec_these_7025.pdf


Télécharger (56MB) | Preview
Item Type: Thesis
Titre en anglais: Tightly on, horseback riding : fusion and plasticity in relashionship with the animal
Creators: Le Torrivellec, Marion
Directeur de recherche: Alzieu, Isabelle
Doctoral school: ALLPH@ : Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication
Research unit: Lettres, Langages et Arts – Création, Recherche, Émergence en Arts, Textes, Images, Spectacles - LLA CREATIS
Diplôme: Doctorat en Arts Plastiques
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts plastiques
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Art et histoire de l'art
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Art et histoire de l'art > Art contemporain
Uncontrolled Keywords: Altérité, Art, Autofiction, Équitation, Devenir-animal
Mots-clés en anglais: Otherness, Art, Autofiction, Equitation, Becoming-animal
Abstract: Cette thèse en arts plastiques explore la relation à l’animal, et plus spécifiquement au cheval, au cœur d’une pratique artistique de la sculpture et de l’équitation. De la même façon que Pygmalion donne forme à Galatée, nous appréhendons le geste artistique au même titre que la domestication et le dressage, en tant que technique nous permettant de mettre en forme une matière brute, de façonner notre compagnon idéal, et d’ainsi donner corps à nos fantasmes. Dans une veine autofictionnelle, nous proposons une refonte de notre identité en suggérant d’envisager l’équitation comme stratégie nous faisant accéder à un corps plus puissant, plus rapide, plus libre, dont le fonctionnement serait redimensionné. La figure du cavalier apparaît comme porteuse de l’héritage antique d’une iconographie du pouvoir où le fantasme de l’autoreprésentation semble avoir pris corps. L’acte démiurge de la création, tout comme l’alliance avec l’animal dans la chevauchée, tisse la trame de nos propres fictions, semblant nous libérer des formes préexistantes pour un devenir-autre. Ces questions identitaires nous amènent à étudier les stratégies et pratiques hybridantes ou mimétiques des artistes contemporains qui visent à se faire animal et ainsi, remettent en question les frontières spécistes. Selon une méthodologie personnelle, propre à la recherche-création, nous alimentons ces questionnements par notre pratique artistique qui apparaît comme autant de propositions pour donner à voir notre couple et exprimer notre alliance. Nous situons nos travaux dans la veine de nos prédécesseurs et contemporains, dans une actualité où la scène artistique convoque l’animal comme une figure rédemptrice visant à redéfinir les contours de notre humanité, plus coupable que jamais à notre époque de l’anthropocène.
English abstract: Based on an artistic practice of sculpture and horseback riding, this thesis in visual arts explores our relationship with animals, and more specifically with horses. In the same way that Pygmalion gives form to Galatea, we perceive the artistic gesture as domestication and dressage, a technique allowing us to shape raw material and to frame our ideal companion, thus giving substance to our fantasies. Through an autofictional perspective, we propose a transformation of our identity by suggesting that we consider horseback riding as a trategythat offers us access to a more powerful, faster, freer body, with greater function. The figure of the horseman is representative of the ancient heritage of an iconography of power through which the fantasy of self-representation seems to have taken shape. The demiurge act of creation, like the fusion with the animal in the ride, weaves our own fiction, seeming to liberate us from pre-existing forms. This questioning of identity leads us to study the hybrid or mimetic strategies and practices of contemporary artists whose aim is to become animal and thus question speciesist boundaries. According to a personal methodology specific to research-creation, we nourish this approach through our artistic practice which, in many ways, appears to share our union and express our fusion. More guilty than ever, in our anthropocene era, in a current situation where the artistic scene evokes the animal as a redemptive figure aiming to redefine the contours of humanity, we situate our work in the vein of our predecessors and contemporaries.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/11254