Construire dans les agglomérations gauloises. L'architecture des bâtiments du Second âge du Fer en Gaule interne : approche technique et socio-économique

Péfau, Pierre (2021) Construire dans les agglomérations gauloises. L'architecture des bâtiments du Second âge du Fer en Gaule interne : approche technique et socio-économique. [Thesis]

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Item Type: Thesis
Titre en anglais: To build in gallic agglomerations. The architecture of the Late Iron Age buildings in inner Gaul: technical and socioeconomic approach
Creators: Péfau, Pierre
Directeur de recherche: Milcent, Pierre-Yves
Doctoral school: TESC : Temps, Espace, Société, Culture
Research unit: Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés - TRACES
Diplôme: Doctorat en Archéologie
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Urbanisme
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Archéologie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Archéologie > Antiquité
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Architecture
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Architecture > Architecture antique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Histoire > Histoire ancienne
Uncontrolled Keywords: Oppida, Agglomérations ouvertes, Constructions en terre et bois, Poteaux plantés, Pan de bois, Urbanisation
Mots-clés en anglais: Oppida, Open agglomerations, Wooden and earthen constructions, Earthfast post, Timber-framed, Urbanization
Abstract: L’étude des bâtiments en terre et bois des agglomérations du Second âge du Fer (IIIe-Ier s. av. n. è.) de Gaule interne (hors littoral méditerranéen) a permis de construire une réflexion autour de deux thématiques de recherche à la fois peu investies et complémentaires. Les nombreux débats concernant la caractérisation de ces habitats agglomérés et leur éventuel statut urbain m’ont amené à développer une approche croisée dans le cadre de ce doctorat. L’objectif a ainsi été de contribuer à une meilleure compréhension du phénomène d’urbanisation et des caractéristiques des agglomérations (oppida et agglomérations ouvertes) à travers une étude fine de l’architecture, permettant de préciser dans quelle mesure les formes architecturales sont révélatrices mais également vectrices de dynamiques socioéconomiques particulières. L’étude technique de 339 bâtiments, provenant de 39 agglomérations, s’est appuyée sur une méthodologie rigoureuse et originale. Celle-ci combine l’analyse des divers types de vestiges architecturaux et des dynamiques taphonomiques intégrant à la fois la documentation archéologique et ethnographique. Si une grande partie de ces constructions est constituée de poteaux plantés, une place privilégiée a été accordée aux architectures en pan de bois et à l’usage de pièces de contreventement obliques. Ces traditions architecturales ont ensuite été intégrées dans une recherche plus globale, considérant à la fois l’organisation spatiale des agglomérations, les usages des bâtiments et les statuts sociaux de leurs occupant·e·s, ainsi que les différences avec l’architecture rurale. Un modèle interprétatif, tenant compte du contexte environnemental et de toute la complexité de ces agglomérations, a ainsi été proposé. Une partie au moins de ces habitats groupés serait caractérisée par la mise en œuvre d’économies et de gestions rationnelles du bois d’œuvre et de la construction, par le développement de réseaux d’artisans ainsi que par des adaptations des modèles architecturaux à l’urbanisme et au degré d’urbanisation.
English abstract: The study of the earthen and wooden buildings of the Late Iron Age agglomerations (3rd-1st century BC) of inner Gaul (except the Mediterranean coast) allows to develop a reflection around two research topics both little invested and complementary. Many debates concerning the characterisation of these grouped settlements and their possible urban status have thus led me to develop an interdisciplinary approach in this PhD. The aim was therefore to contribute to a better understanding of the urbanisation process and of the agglomerations (oppida and open agglomerations) features through a detailed study of architecture, allowing to define how architectural forms reveal and convey particular socio-economic dynamics. The technical study of 339 buildings, from 39 agglomerations, was based on a strict and original methodology: this combines the analysis of various types of architectural remains and taphonomic dynamics integrating both archaeological and ethnographic documentation. While a large part of these constructions is made up of earthfast posts, a significant place was given to timber-framed architecture and the use of diagonal braces. These architectural traditions were then integrated into a more global research, considering at the same time the spatial organisation of agglomerations, the use of buildings and the social status of their inhabitants, as well as the differences between rural architecture and that of grouped settlements. An interpretative model, taking into account the environmental context and all the complexity of Late Iron Age agglomerations, has thus been proposed. At least part of these grouped settlements would be characterised by the development of economies and rational management of timber and construction, craftsmen networks as well as by adaptations of architectural models to urban planning and urbanisation degree.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/11524