Être animal : dans les Dédales de l'émotion

Bruder, Amy (2016) Être animal : dans les Dédales de l'émotion. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Bruder, Amy
Directeur de recherche: Clévenot, Dominique
Divisions: UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Arts Plastiques - Design
Diplôme: M1 Création Artistique, Théorie et Médiation
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts plastiques
Abstract: L’empathie, est, selon moi, un moteur artistique, un guide, un fil d’Ariane qui pousse l’artiste à créer. Dans ma pratique, elle m’aide à sortir de la dualité, à être animale. Mes dessins deviennent alors des étranges autoportraits, des sortes de monstres qui mêlent l’expressivité de l’animal et mes propres expressions : des hybrides. L’hybride, ce symbole d’animalité refoulé, de réconciliation de l’homme avec la nature, a été utilisé par l’homme depuis les temps les plus reculés. Dans de nombreuses cultures l’homme s’est hybridé lui-même, se donnant ainsi des allures de créature divine pour échapper aux lois physiques de la terre et s’élever dans le monde spirituel. Puis avec la science, la technologie, l’homme à réellement réussi à aller à l’encontre des lois terrestres en s’élevant comme un oiseau dans des lourdes et bruyantes machines en ferrailles. Mais si l’on s’est servi du corps de l’animal tout au long de l’histoire, lui rend-on aujourd’hui hommage ? L’homme semble avoir ce désir inné de dominer. L’animal est une de ses victimes. Et même si, toute notre enfance, la figure de l’animal nous a accompagnés dans les moments les plus intimes (animaux présents dans les comptes, les bd, peluches, jouets…) une fois adulte nous oublions ces figures amies, et n’avons guère plus d’égard pour lui. L’industrialisation, et la production de masse ne respecte pas la vie de l’animal, il est traité comme une machine à produire. La phrase de Gandhi « On reconnaît le degré de civilisation d'un peuple à la manière dont il traite ses animaux", laisse penser qu’il y a une défaillance dans la société. Celle-ci est, selon moi, due à une certaine déshumanisation. Les rites de la société nuisent-ils à notre individualité ? Pour retrouver du plaisir dans un contexte politique où le bien être du groupe passe souvent avant celui de l’individu, il y a un remède : le jeu. L’art est un jeu, un rite dont l’artiste est le seul inventeur, le seul maître. Pour moi, c’est le jeu du labyrinthe. Il me faut tracer mon chemin avec rythme, avec tempo, errer, retracer, revenir en arrière dans les dédales de l’expression. Sans fin.
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URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/1342