De Paya à la première retraite d'Edouard Privat : l'édition scolaire à Toulouse, de 1832 au 31 décembre 1875.

Guirao, Vincent (2016) De Paya à la première retraite d'Edouard Privat : l'édition scolaire à Toulouse, de 1832 au 31 décembre 1875. [Mémoire]

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Résumé

Dans le premier tiers du dix-neuvième siècle, l'édition de manuels scolaires à Toulouse était anecdotique. Un homme, J-B Charles Paya, va changer la situation. Venant d'obtenir son brevet de libraire en 1832, il va nouer des liens privilégiés avec de grandes maisons parisiennes en déclin. S'appuyant sur quelques auteurs et avec l'aide de la publicité, il devint le premier éditeur scolaire de la ville. Il va publier des revues et se doter d'une imprimerie. Toutefois, son entrée en politique l’empêcha de développer son affaire. Il vend alors, en 1839, sa librairie à Jules Bon. Ce dernier s'associa avec Édouard Privat, employé de Paya. Les collaborateurs vont diversifier la production dans le domaine de l'enseignement secondaire. Ils vont acheter les propriétés littéraires dans ce qui furent les spécialités de la maison Privat : le latin et l'espagnol. L'association ne dura pas. Édouard Privat poursuivit seul en 1849. La loi de décentralisation des académies de 1854 fit des professeurs de la faculté de Toulouse, ses auteurs. Ses liens avec l’archevêché de la ville lui permirent de s'appuyer sur les jésuites pour améliorer son catalogue. Sa production scolaire déclina quand il débuta en 1868, celle de l'Histoire Générale de Languedoc. Elle fut un gouffre financier. Édouard va prendre sa retraite le 31 décembre 1875. Quelques semaines après, le dernier auteur à succès quitte la librairie. Mais, que signifie éditer ? Peu de livres de la Maison Privat ont été réédités. Il fallut des décennies pour écouler mille à deux mille exemplaires d'un ouvrage. Beaucoup furent écrits à compte d'auteur. Privat n'avait alors que le rôle de libraire commissionnaire. Rares sont les auteurs pour qui les ventes représentaient un réel complément de salaire. Parmi eux, deux se démarquèrent. Le premier, Casimir Raffy, fut le plus prolifique. Il y a autant d'éditions de ses livres que celles des autres auteurs cumulés. Il n'était pas le plus rentable. Il était considéré par la librairie comme un éditeur. Le second, Gatien-Arnoult, fut le plus connu. Il dut son poste de professeur de faculté à son premier manuel scolaire. C'est le seul qui eut du succès. Gatien-Arnoult connut une progression dans sa carrière politique quand fut mise en place la seconde république en 1848. La proclamation de la troisième république en 1870, lui permit de devenir recteur de l'académie de Toulouse et membre de l'Assemblée Nationale.

Type de document: Mémoire
Type de master: Mémoire master 1
Mots-clés : Edition scolaire, Toulouse, Manuels scolaires, Privat, Paya 19
Sujets: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Histoire > Histoire contemporaine
UFR / Département: UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Histoire
Diplôme: M1 Histoire et Civilisations modernes et contemporaines
Directeur de recherche: Cantier, Jacques
Déposé par: Vincent Guirao
Date du dépôt: 05 Sep 2016 13:38
Dernière modification le: 13 Sep 2016 16:09
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/1746

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