Quelles sont les méthodes et les perspectives de la pratique agroforestière appliquée à une exploitation avicole en Périgord ?

Marceteau, Pierre (2017) Quelles sont les méthodes et les perspectives de la pratique agroforestière appliquée à une exploitation avicole en Périgord ? [Rapport de stage]

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Type de document: Rapport de stage
Auteurs: Marceteau, Pierre
Directeur de recherche: Briane, Gérard
UFR / Composantes: UFR Sciences, Espaces, Sociétés > Département Géographie-Aménagement-Environnement
Diplôme: M2 Géographie des changements environnementaux et paysagers
Sujets: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Agriculture, économie et politique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Géographie > Géographie rurale
Mots-clés en français: Agroforesterie, Aviculture, GAEC, Dordogne
Résumé en français: L’agroforesterie est une technique combinant deux pratiques de la terre. L’agriculture qui permet de produire des denrées agricoles aussi bien végétales qu’animales. L’autre pratique est celle de la sylviculture (la production de denrées forestières). Pour que la pratique d’agroforesterie il faut combinaison de ces pratiques terriennes sur une seule parcelle. Au préalable de l’industrialisation de l’agriculture française, la pratique d’agroforesterie était largement étendue sur l’ensemble des régions françaises comme les prés-vergers normands, peupleraies-céréales dans les vallées des fleuves ou encore les élevages porcins sous arboriculture ou dans les châtaigneraies. Ces combinaisons agricoles remontent pour ainsi dire à la la mise en place de pratiques agricoles avant même l’Antiquité. Après un abandon presque généralisé de ces pratique du à l’industrialisation des campagnes et à l’intensification des méthodes agricoles, un intérêt de la part du monde agricole se généralise, néanmoins sous une forme qui permet de lier les bénéfices de ces pratiques et les avantages qu’ont apporté la modernisation des méthodes agricoles. Aujourd’hui, néanmoins on peut constater le manque de reconnaissance de cette méthode de culture, les exploitants se lancent dans cette méthode sont souvent isolés, les Chambres d’Agriculture n’ont pas encore les compétences sur l’ensemble des alternatives que peut représenter l’agroforesterie. De plus la réglementation et la législation n’apportent pas forcément l’aide nécessaire. Tout comme la Politique Agricole Commune qui ne reconnait pas cette pratique, et dont les exploitants sont dans l’obligation de réaliser un choix dans leur déclaration de production sur une parcelle donnée, ce qui fausse en soit la production effective de la parcelle en question. Ce qui s’explique par la transversalité de ce renouveau agricole qui a été ignoré depuis plusieurs décennies par les pouvoirs publics. Néanmoins on peut s’approcher d’organismes qui permettent d’obtenir les données et les connaissances nécessaires à la réussite d’une telle entreprise, comme Agroof Développement qui est un bureau d’étude qui coordonne les différentes initiatives et met en relation les acteurs, tels que l’INRA, les laboratoires, les Chambres d’Agriculture précurseurs. Suite aux initiatives de réduire les intrants phytosanitaires et vétérinaires dans sa culture avicole, le GAEC des Ecorces a fait le choix d’étudier les possibilités agroforestières pour son exploitation, de plus les enjeux futurs de la gestion raisonnable de la ressource eau met en avant le retour d’anciennes méthodes comme le bocage normand, présentant par leur complexité une forte résilience (Guillerme et al, 2013). Ainsi il faut appréhender la parcelle comme un lieu d’interaction éco systémique et agro écologique. Ainsi selon Altieri et Nocholls, l’agro-écologie est l’application de la science de l’écologie à la gestion et à l’installation des techniques agricoles, permettant ainsi de « copier » le processus naturel tout en y combinant les méthodes modernes agricoles de mécanisation. Ainsi en plus des avantages liés à la gestion de l’eau, la limitation du phénomène de lessivage et de conservation des éléments nutritifs sont des points non-négligeables. De plus les systèmes racinaires permettent un meilleur drainage (évitant le drainage artificiel), et une meilleure oxygénation des horizons profonds (évitant les labours à répétition). Dans cette optique j’ai eu comme rôle de réaliser une étude des exploitations existantes sur le même modèle combinant sylviculture-céréaliculture et sylvicture-aviculture ou sylviculture-élevage, qui correspondrait ainsi à leur propre logique d’exploitation qui aujourd’hui est orientée vers une part de sylviculture, une autre part céréaliculture et une autre part d’aviculture. Ensuite un travail de relevé de données devra être réalisé pour permettre de concevoir un projet d’agroforesterie appliqué à l’exploitation du GAEC, avec un chiffrage de transformation, ainsi qu’une projection à cinq, quinze, vingt-cinq et cinquante ans, pour ce qui est des retombés économiques de la production forestière qui résultera de la transformation des parcelles jusque là réservées à l’aviculture, mais aussi des possibles gains en eau des parcelles céréalières. Une étude de la réglementation en vigueur et des aides possibles sera également menée.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/3979