Le massacre des prisonniers du 19 juin 1986: la douleur illégitime des familles

Calise, Morgan (2017) Le massacre des prisonniers du 19 juin 1986: la douleur illégitime des familles. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Calise, Morgan
Directeur de recherche: Godicheau, François
Divisions: Institut Pluridisciplinaire pour les Etudes sur les Amériques à Toulouse (IPEAT)
Diplôme: M2 Etudes sur les Amériques (SHS)
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Anthropologie sociale et ethnologie
Uncontrolled Keywords: Pérou, Conflit armé interne, PCP-SL, Terroristes, Victimes, Douleur
Mots-clés dans une autre langue: Perú, Conflicto armado, Terroristas, Víctimas, Dolor
Abstract: À la suite du conflit armé interne au Pérou qui a opposé deux organisations armées à l’État entre 1980 et 2000, la Commission Vérité et Réconciliation dresse le bilan d’environ 70 000 victimes. Les études en sciences sociales font état d’une hiérarchisation des victimes de ce conflit entre la « bonne » et la « mauvaise ». Le présent travail propose de s’intéresser à ces dernières, à travers l’étude du cas des familles de centaines de prisonniers accusés de délit de terrorisme. Le 18 juin 1986, ces prisonniers se mutinent dans trois prisons distinctes de Lima. Le gouvernement confie aux forces armées le « rétablissement de l’ordre » dans les prisons. Cette opération se solde le 19 juin par la mort de plus de deux cent cinquante prisonniers, exécutés extrajudiciairement pour la plupart. Il s’agit de porter le regard sur la douleur de ces familles de « mauvaises » victimes en s’attachant d’abord à étudier la genèse de cette douleur, liée à la violence du conflit armé interne. Il est également question de s’intéresser à la façon dont les prisonniers morts, bien qu’exécutés par les forces armées péruviennes, se retrouvent légalement exclus de la catégorie de victime à l’issue du conflit. Cette étude tente enfin d’expliquer comment une forme de violence continue de s’exercer sur les familles à travers les corps » des prisonniers exécutés, et ce, trente ans après les faits.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/4282