Vieillir chez soi, vieillir en institution : espaces et liens sociaux.

Bernard, Julie (2017) Vieillir chez soi, vieillir en institution : espaces et liens sociaux. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Bernard, Julie
Directeur de recherche: Meidani, Anastasia
Divisions: UFR Sciences, Espaces, Sociétés > Département Sociologie
Diplôme: M2 Recherche et Etudes Sociologiques (RES)
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Santé publique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sociologie > Travail social
Uncontrolled Keywords: personnes âgées, vieillissement, vieillir, gérontologie
Abstract: La place de la « personne âgée » dans notre société s’est considérablement transformée depuis le XIXème siècle. Alors que les familles étaient, pour une grande majorité, rurales (environ 80%) et pluri-générationnelles (entre trois et quatre générations vivant sous le même toit), elles sont désormais citadines (environ 85%), plutôt nomades dans le travail et monocellulaires (divorces, remariages, adoptions…). Si la cohabitation entre les générations pouvait être compliquée au XIXème siècle, elle est devenue quasiment impossible aujourd’hui (notamment parce que les gens vivent dans des lieux d’habitations plus petits : appartements ou petits pavillons). Les « personnes âgées » sont donc amenées à vieillir chez elles ou en institution, créant ainsi de nouveaux espaces et liens sociaux. C’est ce sujet d’importance qui a été choisi pour ce mémoire. Il faut noter que l’espérance de vie a beaucoup évolué au cours de ce dernier siècle . Nous le devons entre autres à la médecine, aux sciences, à la qualité de vie et aux progrès techniques. L’allongement de l’espérance de vie est la raison majeure de l’accroissement de cette frange de population. Les « personnes âgées » vivent plus longtemps et en plus grand nombre (grâce aux progrès de la médecine, notamment). Elles bénéficient de situations financières moins précaires et globalement plus sécurisées. La création des retraites à partir de la fin du XVIIIème siècle, puis d’une assurance vieillesse obligatoire en 1930 et de la sécurité sociale en 1945 ont favorisé cette amélioration sensible. Cette amélioration vise à se développer d’avantage, grâce aux politiques publiques et à une fragile tentative du « mieux-vieillir » qui se met doucement en place. Qu’en est-il aujourd’hui du mode de vie de nos « personnes âgées » ? Comment vieillissent-elles ? Il semble que cette période de la vie soit à la fois difficile à vivre mais aussi difficilement acceptée par la société. Alors qu’elles partent en institutions ou réadaptent leur lieu d’habitation, comment se passe le vieillissement des personnes ? Qu’en est-il également de leurs liens avec leur famille, le personnel mis à disposition pour leur faciliter la vie, les autres « personnes âgées » qui les entourent ? Un autre facteur est à prendre en compte, le vieillissement est mal considéré, créant pour certains un déni de vieillir, une plus forte implication dans la vie « active », ou au contraire, un « lâcher prise » et un dégoût de la vie. Ces questions de la Déprise / Emprise / Reprise nous intéresseront tout particulièrement.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/4304