De la victime au bourreau: l'art de raconter la violence chez María de Zayas et Juan Pérez de Montalbán.

Micouleau, Mélissa (2017) De la victime au bourreau: l'art de raconter la violence chez María de Zayas et Juan Pérez de Montalbán. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Micouleau, Mélissa
Directeur de recherche: Raynié, Florence
Divisions: UFR Langues, Littératures et Civilisations Etrangères > Département Etudes hispaniques et hispano-américaines
Diplôme: M2 Etudes romanes (Espagnol)
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Espagnol
Uncontrolled Keywords: Montalbán, Zayas, prose espagnole, période classique, recueils de nouvelles, récits enchâssés, critique et interprétation, violence, narratologie, stylistique.
Abstract: Ce second mémoire interroge l’écriture de la violence dans deux nouvelles de Juan Pérez de Montalbán (1602-1638) « El envidioso castigado » et « La fuerza del desengaño », extraites du recueil Sucesos y prodigios de amor (1624) ainsi que dans deux autres nouvelles de María de Zayas y Sotomayor (1590-1661), « La esclava de su amante » et « La inocencia castigada » extraites du recueil Segunda parte del sarao y entretenimiento honesto (1647) – plus connu depuis le début du XXe siècle sous le titre de Desengaños amorosos –. Pour mieux appréhender les différents procédés permettant de dire la violence et afin d’arriver au point névralgique et culminant de notre étude, c’est-à-dire, aux fonctions de la violence, nous avons décidé d’articuler notre travail autour de trois axes principaux. Dans une première partie, nous essayons de définir la notion en jeu, soit la violence, et étudions ses manifestations et ses représentations protéiformes au sein du récit. Puisqu’une étude du récit ne saurait se passer d’une analyse approfondie de la narration, nous nous sommes proposée, en nous appuyant sur les travaux de théoriciens littéraires tels que Gérard Genette et Jean-Michel Adam, de mettre en lumière, dans une seconde partie, le rôle déterminant du narrateur qui, présent dans le récit qu’il raconte ou absent de celui-ci, à l’aide de procédés discursifs, peut orienter la lecture et déterminer de fait, la réception des scènes de violence(s). Enfin, et comme conséquence de l’analyse précédente, notre étude se clôture sur la mise en relief des visées de la violence dans les nouvelles des deux auteurs madrilènes. Nous tentons de définir les finalités objectives de la violence, lesquelles dépassent bien souvent les préceptes de la maxime horatienne prodesse et delectare et complexifient de ce fait, la lecture et la compréhension de la violence.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/4459