Processus et contre forme. Vers un espace sensible au sein de la syntaxe technologique.

Richard, Yoan (2015) Processus et contre forme. Vers un espace sensible au sein de la syntaxe technologique. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Richard, Yoan
Directeur de recherche: Guerrin, Frederic
Divisions: UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Arts Plastiques - Design
Diplôme: M2 Création Artistique, Théorie et Médiation
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts plastiques
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Art numérique
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Morale, éthique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Art et histoire de l'art > Art contemporain
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sociologie > Médias
Uncontrolled Keywords: Processus, Contre forme, Interface, Technologie, Empreinte, Protocole numérique, Individuation, Dispositif, Hacking, Profanation.
Abstract: Il semble que c’est par notre rapport au temps et à l’espace que nous pouvons nous constituer en tant que conscience. Et si l’humain a pu se projeter dans l’avenir, c’est qu’une empreinte lui a dévoilé son passé. C’est donc dans les marques de notre présence sur le monde que s’inscrit notre individualité, notre histoire et nos désirs. En s’extériorisant de la sorte, l’humain s’individu alors au travers de ses empreintes et avec « l’autre ». En ce sens l’homme est un être technique et un être social. Ainsi, comme le travail de tout archéologue le suppose, la technique est constitutive du devenir ontologique, à la fois en tant que paradigme et en tant que processus. Mais un processus implique des contraintes. Ce serait alors par ces contraintes, par l’acceptation de représentations partagées, que se forme une culture commune, et que les individus se fédèrent en civilisation. Les éléments techniques deviennent alors la contre forme de chaque civilisation. Qu’ils soient rituels ou fonctionnels, les artefacts sont la matérialisation des usages et des modèles de la société qui les utilisent. Aujourd’hui comme de tout temps, notre environnement se développe en fonction de l’architecture structurelle des appareils que nous développons. C’est donc par l’évolution conjointe des techniques et des modes de représentations que l’humain s’est développé entre découvertes, tendances et nécessités. En quoi les protocoles inhérents aux appareils technologiques influent-ils sur nos modes d’individuations ? Et par quels biais peut-on se les réapproprier ? Il apparait que ces vingt dernières années, les évolutions techniques sont allées plus vite que la pensée. Si, comme le suppose le colloque organisé en mai 2015 à la Bibliothèque Nationale de France, nous entrons dans l’ère du « paléo-digital », il nous faut en définir les limites pour en extirper les possibilités. De la même manière, la révolution industrielle s’est fondée sur le découpage du temps initié par l’apparition de la montre, le recours croissant aux technologies et les interfaces de traductions qui en découlent reconfigureraient nos modes d’échanges et de liaisons aux rythmes des programmes.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/487