Poïétique du fragment, invention narrative : fabrique de souvenirs

Ferron, Emeline (2018) Poïétique du fragment, invention narrative : fabrique de souvenirs. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Ferron, Emeline
Directeur de recherche: Barrès, Patrick
Divisions: Institut Supérieur Image Design (ISCID)
Diplôme: M2 Motion design, cinéma d'animation
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts du spectacle > Cinéma
Uncontrolled Keywords: poïétique, fragment, narration, fabrique, souvenirs, vécu, animation, docufiction
Abstract: Ce mémoire est un travail de réflexion en lien avec ma pratique de création sur mon film de fin d’études. Ce film est un docufiction, qui repose sur des entretiens sonores de souvenirs et de vécus d’autrui, et dont l’image est réalisée à l’encre sur verre en animation directe sous caméra. Technique qui engendre donc de nouvelles approches de conception, de méthodologies de travail, et de ce fait, de définition de ce que peut être le docufiction, le rapport au réel et au fictionnel, aux autres et à soi. Je le considère comme un regard singulier sur une réalité livrée, qui la déplace, invite à un mouvement. Mon plan se structure en trois parties. Poïétique du fragment tout d’abord. C’est-à-dire manière de faire du fragment à partir de la collecte sonore de souvenirs et de vécus de personnes au parcours un peu cabossé, interrogées au sein d’une association d’entraide. Fragments qui entraînent la fabrication d’images, comme un écho. Posture d’aveugle. Fragments qui engendrent une collection et donc du fragmentaire mais aussi de la mise en lien. Tension entre la réactualisation de la parole livrée et l’autonomie de l’image. Invention narrative pour poursuivre. Le fragment produit du lien, il s’agit donc de questionner ce que peuvent être ces liens, quels en sont les motifs, les principes. Ce qui découle sur la métaphore et la métamorphose qui dépassent et déplacent les souvenirs racontés, les poétisent pour valoriser le concept de résilience. Dialogue plus que restitution. Enfin, fabrique de souvenirs. La structure par le fragment, l’emploi de la métaphore et de la métamorphose, la manière de travailler la matière de l’encre sur verre, les gestes d’esquisse, conduisent à ressentir la temporalité du souvenir dans une logique non-chronologique, en flottement. Suspension. Fugacité et persistance. Altération et glissement. Douleur et apaisement. La fabrique de souvenirs devient donc exercice de fiction, de modelage de ces vécus. Se remémorer, c’est réinventer.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/5326