Les interactions orales au cycle 1 : La reformulation dans des activités de compréhension, un outil pour faire acquérir le lexique par les élèves

Louvel, Ophélie (2018) Les interactions orales au cycle 1 : La reformulation dans des activités de compréhension, un outil pour faire acquérir le lexique par les élèves. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Louvel, Ophélie
Directeur de recherche: Dupont, Pascal
Divisions: Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education (ESPE)- Académie de Toulouse
Diplôme: M2 MEEF Professeur des écoles
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sciences de l'éducation > Enseignement primaire
Uncontrolled Keywords: Reformulation, Compréhension, Lexique, Langage oral
Abstract: Acquérir le langage ne se résume pas simplement à développer du lexique. En effet, les travaux effectués par C. Martinot nous amènent à penser que l’enfant acquiert le langage dès lors qu’il est capable de transformer ce qu’il entend, lorsqu’un adulte s’adresse à lui ou à d’autres, et non pas uniquement parce qu’il répète ce qu’il entend. L’acquisition du langage résulterait donc de la capacité de l’enfant à reformuler ce qu’il entend. Elle rappelle que les enfants acquièrent d’abord la langue par imitations et répétitions. C. Martinot postule également qu’entre 5 et 11 ans, l’enfant atteint le premier stade d’acquisition du langage ce qui correspond à la reprise fidèle de l’énoncé qui lui est adressé. Puis, un second stade apparaît : l’enfant modifie quelques formes. Enfin, la dernière phase est celle des « paraphrases sémantiques » : elle en déduit que l’enfant comprend alors l’énoncé qu’on lui propose et dispose d’un stock lexical et syntaxique conséquent. Ainsi, la reformulation correspondrait, en général, à un stade d’acquisition du langage plus élevé que la simple répétition car c’est l’illustration de la compréhension fine du discours qui lui est adressé. Il est donc ici intéressant de se demander comment l’élève va pouvoir « activer » un vocabulaire spécifique, amené au préalable par l’enseignant. Nous pouvons avancer que le problème réside dans le passage de la première phase de découverte à la seconde phase de réinvestissement. Pour les élèves, il est laborieux de faire un lien direct entre ces deux temps. Le passage de la découverte d’un nouveau lexique au réinvestissement de celui-ci par les élèves ne peut se réaliser de façon immédiate mais nécessite une étape intermédiaire. Autrement dit, les élèves, et surtout les élèves de cycle 1, ne sont pas en mesure d’intégrer de nouveaux savoirs de façon aussi directe, aussi systématique, afin de les réinvestir correctement. Cela n’est pas naturel pour ces-derniers. En effet le lexique peut être disponible pour l’élève si ce dernier l’a bien en mémoire, mais tant que ce dernier n’a pas acquis la compétence qui lui permet d’y accéder, alors il ne sera pas en mesure de le réinvestir. Il est donc nécessaire de mettre en place une situation d’apprentissage pour que l’élève puisse s’approprier puis acquérir un tout nouveau lexique. Cette étape correspond à un travail sur la langue qui permettrait aux élèves de s’approprier les nouveaux mots avant de les manipuler avec aisance. L’apprentissage du langag
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/5630