Le pacte avec le diable Tentative d’éclaircissement d’un dialogue et d’une dialectique de l’inconscient : illustration et pérégrination avec le Faust de Goethe

Pruvost, Valentin (2018) Le pacte avec le diable Tentative d’éclaircissement d’un dialogue et d’une dialectique de l’inconscient : illustration et pérégrination avec le Faust de Goethe. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Pruvost, Valentin
Directeur de recherche: Combres, Laurent
Divisions: UFR de Psychologie > Département Psychologie clinique du sujet (subjectivité, inconscient, culture)
Diplôme: M1 Psychologie : psychopathologie clinique psychanalytique
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Psychologie > Psychiatrie et santé mentale
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Psychologie > Psychologie et comportements
Uncontrolled Keywords: Pacte avec le diable, Faust, Ombre, Transcendance, Processus de l’individuation
Abstract: Partant du postulat d’Urtubey que le Diable équivaut à l’inconscient, nous proposons dans le cadre de notre recherche d’explorer le thème du pacte avec le Diable comme modalité d’interaction spécifique avec l’inconscient. Nous décidons pour cela de revenir sur un des plus célèbres de ces pactes, celui liant Faust à Méphistophélès dans le Faust de Goethe, matière première de notre travail que nous traitons sous l’angle de l’étude de cas, de manière chronologique et phénoménologique, afin d’apprécier une dynamique et une dialectique que nous supposons être celle de l’inconscient ainsi que ses particularités et ses effets sur le sujet Faust dans le cadre de cette relation singulière. Le thème du double comme ombre jungienne de Faust nous rapproche du postulat que Méphistophélès vient personnifier l’inconscient personnel de Faust par la projection négative qui se maintient durant toute la durée de l’œuvre. Le pacte avec le Diable apparaît comme une réponse à une situation de tension interne et de crise existentielle où le symptôme devient un équivalent de l’âme, âme dont le sacrifice est fondamental pour se lier au démon. La relation s’instaurant par la suite relève de l’emprise perverse où Méphistophélès se place comme grand Autre, couplé à un climat incestueux de régression et de transgression par l’inversion : Méphistophélès est un être de jouissance obéissant à une Anti-Loi, négatif et refoulé de la Loi, ne s’inscrivant que dans ce rapport binaire à la Loi. Les apports de Méphistophélès comme ombre sont contrastés. S’ils offrent des perspectives potentiellement thérapeutiques et créatives de transformations dans la sphère du Moi, les interactions avec l’inconscient collectif et les archétypes relèvent du pur matérialisme narcissique, dévoyant ainsi toutes possibilités transcendantales d’évolution au profit d’une toute-puissance du Moi : le Diable est un être de division et non de transcendance.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/5898