La captivité de l'écrivain Georges Hyvernaud (1940-1945)

Jouannic, Ewan (2018) La captivité de l'écrivain Georges Hyvernaud (1940-1945). [Mémoire]

[img] Text

jouannic_ewan_M22018.pdf


Accès : Repository staff only

Télécharger (2MB) | Request a copy
Item Type: Mémoire
Creators: Jouannic, Ewan
Directeur de recherche: Cantier, Jacques
Divisions: UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Histoire
Diplôme: M2 Histoire et Civilisations modernes et contemporaines
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Histoire > Histoire contemporaine
Uncontrolled Keywords: Georges Hyvernaud, Seconde Guerre mondiale, captivité
Abstract: Georges Hyvernaud était instituteur à l’École normale de Rouen. Il avait épousé sa femme, Andrée, en 1936 et avait eu avec elle, un an plus tard, une fille. Heureux dans sa vie familiale, rédigeant des articles littéraires dans des petits journaux, sa vie aurait pu être heureuse et tranquille si elle n’avait pas croisé le chemin de la Seconde Guerre mondiale. Mobilisé en tant qu’officier, il fut capturé dans les faubourgs de Lille en mai 1940 pendant la bataille de France. Georges Hyvernaud fut déporté en Allemagne dans un camp pour officiers prisonniers. Sa captivité dura cinq ans, de juin 1940 à avril 1945. Il s’inspira de cette expérience douloureuse pour écrire ses deux romans : La peau et les os en 1949 et Le wagon à vaches en 1953. Sa carrière littéraire fut un échec et il fallut attendre les années 1980 pour que surgisse l’intérêt porté à l’œuvre d’Hyvernaud. Le témoignage que livre Hyvernaud est humble, il insiste sur l’évènement vécu : « Histoire avant les historiens, épopée avant les poètes. Par la suite les historiens et poètes ordonneront les faits, leur imposeront un dessin, un rythme, un sens, les soumettront aux exigences de l’esprit ou aux inflexions du chant. » Refusant d’embellir la captivité dont certains font une épreuve de rédemption, le récit de Georges Hyvernaud est sévère : « Plus tard on dira que notre temps de captivité fut un temps de recueillement. Peut-être le dirai-je aussi. Car il est difficile de se résigner à tout perdre. Mais ce ne sera pas vrai. » Il est caractérisé par un sentiment d’absurdité et par une grande lucidité. C’est pourquoi, il est intéressant d’accorder à cette voix une reconnaissance en histoire, afin de mieux saisir les aspects très divers de la captivité des un million six-cents mille prisonniers de guerre français en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/6035