La traduction des Mille et Une Nuits d’Antoine Galland à Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel : Entre exotisme littéraire et orientalisme savant

Mardam Bey, Fouad (2018) La traduction des Mille et Une Nuits d’Antoine Galland à Jamel Eddine Bencheikh et André Miquel : Entre exotisme littéraire et orientalisme savant. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Mardam Bey, Fouad
Directeur de recherche: Fillière, Carole
Divisions: UFR Langues, Littératures et Civilisations Etrangères > Département Centre de traduction, d'interprétation et de médiation linguistique (CETIM)
Diplôme: M2 Traduction, Interprétation et Médiation linguistique (TIM)
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Français
Uncontrolled Keywords: Mille et Une Nuits, traduction, Antoine Galland, Mardrus, Jamel Eddine Bencheikh, André Miquel.
Abstract: La parution en 1704 de la traduction par Antoine Galland des Mille et Une Nuits a impulsé en France, et plus généralement en Europe, tout un mouvement littéraire et artistique qui s’est développé parallèlement à l’orientalisme savant. Elle a grandement contribué à la création dans les esprits d’un Orient imaginaire tant décrié de nos jours mais aussi, indirectement, à la découverte par les Arabes d’une oeuvre majeure de leur patrimoine littéraire. Il reviendra aux traductions ultérieures d’aborder cette oeuvre selon le goût ou les exigences traductologiques de leurs époques. Ainsi, celle de Mardrus, à la fin du XIXe siècle, se plaît à en exagérer l’exotisme et l’érotisme, alors que Khawam (1960), par opposition déclarée à Galland, omet les contes qui ne figurent pas dans les manuscrits jugés par lui comme les plus authentiques et les seuls dignes d’être traduits. La version de Bencheikh et Miquel (2005) apparaît comme le fruit d’un travail rigoureux tant dans l’établissement du corpus que dans la « réécriture » des contes en français dans le niveau de langue le plus proche possible de l’original arabe. Y transparait le passage progressif, en trois siècles, de l’orientalisme littéraire classique aux études arabes actuelles nourris des sciences humaines.
Résumé dans une autre langue: The publication in 1704 of Antoine Galland's translation of the Thousand and One Nights spurred a literary and artistic movement in France, and more generally across Europe. It coincided with the rise of scholarly orientalism. Furthermore, it greatly participated in the creation of an imaginary Orient that is heavily criticized today, but also, indirectly, in the discovery by Arabs themselves of a major work of their literary heritage. In later translations, the story collection will be approached according to the taste or the translological requirements of their times. Thus, Joseph-Charles Mardrus, at the end of the 19th century, likes to exaggerate its exoticism and eroticism, while 5 Khawam (1960), as opposed to Galland, omits the tales which, in his opinion, do not appear as the most authentic and worthy being translated. Bencheikh and Miquel's (2005) version appears to be the outcome of a rigorous work both in the choice of the corpus and in the "rewriting" in French of the tales in a language as close as possible to the Arabic original. It shows the gradual transition, in three centuries, from classical literary orientalism to current Arab Studies nourished by the Human Sciences.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/6328