La censure dans la traduction audiovisuelle

Biondi, Julia (2018) La censure dans la traduction audiovisuelle. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Biondi, Julia
Directeur de recherche: Surbezy, Agnès
Divisions: UFR Langues, Littératures et Civilisations Etrangères > Département Langues Etrangères Appliquées (LEA)
Diplôme: M2 Traduction, Interprétation et Médiation linguistique (TIM)
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Art numérique
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Linguistique générale
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Français
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Anglais
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Espagnol
Uncontrolled Keywords: censure, traduction, audiovisuel, traduction audiovisuelle, sous-titres, doublage
Mots-clés dans une autre langue: Censorship. Translation. Audiovisual. Audiovisual translation.Subtitles. Dubbing
Abstract: Dans le cadre de mes études au sein du Cetim, je me suis intéressée aux obstacles auxquels étaient confrontés les traducteurs audiovisuels aujourd’hui. J’ai été surprise de voir que parmi eux, la censure est toujours d’actualité. Il est connu que la censure a longtemps affecté les sociétés. Cette censure était un moyen dont disposaient les gouvernements des années d’après-guerre pour s’assurer de la pérennité de leur autorité et empêcher l’invasion de pensées divergentes à celle du pouvoir en place. Ce contrôle a donc été dirigé, également, sur le cinéma au vu de sa grande popularité. Il est de notoriété commune qu’au moment du passage de frontières nombreux films se sont vus refuser l’accès aux salles de cinéma, interdits, ou bien soumis à des changements via des coupures et des modifications de répliques. Ainsi, le traducteur, comme le réalisateur, ne possédaient pas la liberté d’expression revendiquée aujourd’hui. Or, même si celle-ci paraît être le dogme du jour, nous pouvons encore remarquer que certains films font scandale, qu’ils sont étiquetés de bannières d’interdictions selon les âges et, si l’on étudie plus minutieusement, on remarque que certains changements sont aussi opérés lors du transfert de langue. Cependant, ces changements sont proclamés par certains traducteurs et chercheurs comme un moyen inévitable à l’entendement entre deux cultures et nommés « adaptation culturelle ». Ainsi, nous remarquons que ce procédé n’est pas destiné à censurer, à moins que celui-ci soit poussé à l’extrême et qu’il s’adapte en fonction de ce que la société souhaite entendre. La limite entre entendement et censure se forme donc quand l’adaptation culturelle se transforme en censure du politiquement correct. L’analyse des épisodes de Prison Break et de Orange is the New black nous permet de comprendre comment le politiquement correct est devenu une forme de censure, plus pernicieuse certes, mais qui engendre le maintien d’anciens censeurs, la continuité d’une image normée et des conséquences tant au niveau de la liberté d’expression qu’au niveau des compréhensions interculturelles.
Résumé dans une autre langue: In order to complete my year within the Cetim, I decided to study the difficulties faced by audio-visual’s translators today. I was surprised to learn that among them, censorship is still topical. It is known that censorship has had an impact on societies. The after-wars governments used the censorship as a way to ensure their authority and forbid the invasion of another way of thinking. Therefore, the cinema was also a victim of that control due to its large audience. It is well known that a lot of movies were banned from crossing borders, or forbidden in more than - 4 - half of the cinemas, altered by cuts, or lines changes. Therefore, translators as well as directors did not own the freedom of speech that we are supposed to have nowadays. Even though it is claimed as the unalterable right, one can still notice that some movies are still subject to scandal, they are still labelled with age classifications and if one looks closer, changes are made during the language transfer. However, according to some translators these changes are, sometimes, an unavoidable way to ensure the understanding of the target audience. These changes are made under a process named “cultural adaptation” and does not aim censorship, except when they are crossing a limit where they adapt the original version to comply with what the target society wants to hear. Thus, the limit between cultural adaptation and censorship resides when the first one transforms itself in politically correct. The data analysis of some episodes of Prison Break and Orange is the New Black allows us to understand how the politically correct became another censorship, more discreet, but which keeps older institutions in place, as well as a standard image of the society and has still an impact on freedom of speech as well as on intracultural comprehension.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/6429