La manifestation littéraire comme outil de médiation pour un public jeunesse défavorisé

Belloc, Marion (2018) La manifestation littéraire comme outil de médiation pour un public jeunesse défavorisé. [Mémoire]

[img] Text

marion.belloc_master2.pdf


Accès : Registered users only

Télécharger (1MB) | Request a copy
Item Type: Mémoire
Creators: Belloc, Marion
Directeur de recherche: Barthe-Gay, Clarisse
Divisions: UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Documentation, Archives, Médiathèques et Edition (DDAME)
Diplôme: M2 Edition imprimée et électronique
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sciences de l'information et de la communication
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sociologie
Uncontrolled Keywords: lecture, jeunes
Abstract: De tout temps, la relation entre les jeunes et le livre a la réputation d’être compliqué puisqu’en 1990 plus de 70% des jeunes de 8 à 16 ans déclarent la télévision comme leur loisir préféré, d’après le Ministère de la Culture et de la Communication. Aujourd’hui, l’arrivée des smartphones, tablettes tactiles ou encore récemment des séries Netflix, creuse un peu plus le fossé entre le livre et la lecture et les jeunes. Loin de n’être qu’une question de préférence pour certains, les jeunes de milieu populaire ont un rapport au livre plus compliqué que les jeunes de milieux aisés, puisque ces derniers sont souvent issus de parents lecteurs. La question de la familiarisation dès la petite enfance est donc un facteur primordial dans le rejet du livre et la lecture : l’enfant puis le jeune adolescent qu’il devient reproduit les actions familiales, et c’est ainsi que le livre est rejeté. Certains souffrent aussi d’un sentiment d’infériorité, souvent renvoyé par l’école à laquelle ils associent le fait de lire et les livres : ils rejettent alors le tout sans distinction. Le positionnement social, est également un facteur important de rejet des livres, comme nous avons pu l’observer, et qui s’avère être une réalité puisqu’effectivement, les enfants issus de milieu aisé ont une familiarité au livre que les jeunes de milieu populaire n’ont pas. C’est ainsi que de violents rejets voient le jour, tels que les incendies d’écoles et de bibliothèques qui traduisent de réels malaises venant d’une classe qui rejette la culture et tout ce qui la représente, peut-être pour mieux se faire entendre ? Il est difficile de parler pour elles, comme le fait remarquer Denis Murken dans son ouvrage Pourquoi brûlent-on des bibliothèques ? mais quoi qu’il en soit il est important de mettre en place des actions de médiation afin de lutter contre ces rejets et réactions violentes. Malgré ces difficultés sociales, comment les manifestations littéraires peuvent-elles servir à promouvoir le livre et la lecture en luttant contre son rejet auprès d’un public jeunesse éloigné ? Ce genre d’action de médiation autour du livre et de la lecture permettent aux jeunes et à leur famille de mieux comprendre l’intérêt de lire, de se familiariser avec l’objet livre mais aussi de s’exprimer, et d’exprimer leur vision de cet univers littéraire. De nombreux médiateurs luttent en ce sens tels que les bibliothèques, les associations autour du livre ou de la lecture ou encore des centres et travailleurs sociaux. Ils mettent en place des actions d’éducation artistique et culturelle ou encore des manifestations littéraires pour pouvoir agir avec ces jeunes lors d’activités ou animations pensées pour eux. En changeant la manière d’aborder les livres, les lieux où sont proposées les activités, mais aussi en innovant sur les animations proposées, les manifestations littéraires permettent à ces jeunes de créer un lien nouveau avec le livre, et s’en approcher en douceur. Le travail de médiation reste long et fastidieux, et les jeunes doivent y mettre du leur et avoir envie de revenir aux éditions suivantes pour creuser ce lien avec le livre et apprendre à l’apprécier.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/6458