Regards croisés entre cinéma de fiction et sciences sociales: le cas du cinéma colombien

Montaigne, Manon (2018) Regards croisés entre cinéma de fiction et sciences sociales: le cas du cinéma colombien. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Montaigne, Manon
Directeur de recherche: Gautreau, Marion
Divisions: Institut Pluridisciplinaire pour les Etudes sur les Amériques à Toulouse (IPEAT)
Diplôme: M1 Etudes sur les Amériques (SHS)
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Anthropologie sociale et ethnologie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Géographie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sociologie
Uncontrolled Keywords: Cinéma, Colombie, Anthropologie, Sciences sociales, Fiction, documentaire, Réel, Subjectivité
Abstract: Le présent travail s’attache à tisser un lien entre cinéma et sciences sociales, à analyser la part de fiction qui les compose et à mettre en perspective leurs méthodologies, sur un tournage comme sur un terrain d’études. L’examen des notions d’objectivité et de subjectivité dans chacune des disciplines parvient à les placer toutes deux sur un banc d’égalité, dans ce cas le cinéma de fiction peut-il être porteur de savoir scientifique ? Cinéma récent et en pleine expansion, le cinéma colombien est intimement relié à sa société. Se consacrant aux marginaux, aux invisibles, ce cinéma offre un visage à ceux que les élites ne voient pas et ignorent. La tradition cinématographique colombienne frôle l’ethnologie dans sa manière d’approcher le réel, elle offre une perspective éloignée des clichés véhiculés par les médias. Un corpus de deux films colombiens, Rodrigo. D: No futuro (1990) de Victor Gaviria et Los Nadie (2016) de Juan Sebastián Mesa appuie l’idée selon laquelle le cinéma de fiction, par nature destiné à un plus large public de par ses effets cinématographiques, peut se substituer à la démarche scientifique en tant que mode de connaissance. Le corpus aborde deux générations de jeunes habitants de la ville de Medellín qui vivent dans un quotidien de violence et de désordre. Outre un panorama de thématiques sociales – violence, jeunesse, mouvance punk ou encore urbanisme – approché par les films, ils permettent – mis en relief – d’envisager la transformation d’une ville et d’une société en quelques décennies. Les données traitées par ces deux œuvres catégorisées comme cinéma de fiction les placent comme un vecteur légitime de connaissances scientifiques.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/6712

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