Le retour du chevalier et du monstre au XXe siècle (1920-1960)

Turpault, Tiffany (2018) Le retour du chevalier et du monstre au XXe siècle (1920-1960). [Mémoire]

[img] Text

Tiffany.Turpault_master2.pdf


Accès : Repository staff only

Télécharger (1MB) | Request a copy
Item Type: Mémoire
Creators: Turpault, Tiffany
Directeur de recherche: Imbert, Christophe
Divisions: UFR Lettres, Philosophie et Musique > Département Lettres modernes, Cinéma et Occitan
Diplôme: M2 Lettres - Métiers de la recherche
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Lettres modernes > Littérature comparée
Uncontrolled Keywords: chevalerie, monstre, fantasy, réalisme magique, XXe siècle, guerres mondiales, dictature, modernité, néo-romantisme
Abstract: Face au constat d’une réactualisation du combat du chevalier et du monstre dans la littérature du début du XXe siècle, nous avons décidé d’en mesurer l’ampleur et les enjeux à l’échelle européenne. La profusion des textes (Chesterton, Unamuno, Bernanos, Jünger, Platonov, Gracq, Buzzati, Tolkien et Doderer) indiquent une nette récupération du mythe, ne manquant pas de nous alerter sur une possible forme de renouvellement de la littérature. Une telle étude suppose donc revenir au premier romantisme pour y voir la source d’une mobilisation de l’imaginaire chevaleresque dans une perspective de rejet de la modernité. Ce processus permit au chevalier de se préparer à affronter le monstre du XXe, nouveau dragon représentant des enjeux multiples que notre démarche comparatiste, prenant aussi bien en compte les aspects historiques, esthétiques, idéologiques, voire religieux, permit d’identifier. Aussi y avons-nous vu une lutte contre la crise du réalisme, mais aussi un combat allégorique contre le capitalisme et les machines, contre la guerre mécanisée et contre les dictatures. D’un point de vue méta-littéraire, nous avons également cherché à voir si la destruction du monstre ne permettrait pas un renouement de l’Homme avec la Nature rendant ainsi à nouveau possible la vraie Poésie. Mais, une analyse plus précise des figures de notre corpus nous révéla que le chevalier moderne était en général disloqué, hybride, voire détourné face aux dragons de la modernité ; St Georges, Arthur et don Quichotte – ressuscités conjointement – avaient espéré réaliser une dernière fois le geste d’écrasement du monstre, mais en vain, échec présagé par l’intervention de la figure de Cervantès et plus tard confirmé par la déspiritualisation et le nivellement que connut la fantasy.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/6949