L’impact des émotions sur l’attention chez l’enfant.

Denis, Gautier (2016) L’impact des émotions sur l’attention chez l’enfant. [Mémoire]

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Type de document: Mémoire
Auteurs: Denis, Gautier
Directeur de recherche: Simoës-Perlant, Aurélie
UFR / Composantes: Ecole Supérieure du Professorat et de l'Education (ESPE)- Académie de Toulouse
Diplôme: M2 MEEF Professeur des écoles
Sujets: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Psychologie > Sciences cognitives
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sciences de l'éducation
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sciences de l'éducation > Enseignement primaire
Mots-clés en français: Émotions, Attention, Ressources cognitives, Performances, Jeunes élèves
Résumé en français: L’objectif de cette étude est de mesurer l’impact des émotions sur l’attention sélective des élèves de neuf ans. Selon le modèle d’allocation de ressources attentionnelles et d’interférences cognitives (Ellis et Ashbrook, 1988), l’état émotionnel provoque des pensées envahissantes qui diminuent les ressources de la mémoire de travail. D’après ce modèle l’émotion, qu’elle soit positive ou négative, peut avoir un effet délétère sur les performances cognitives. De nombreuses études ont ainsi montré un impact négatif de l’émotion sur les performances orthographiques chez l’enfant ou sur les capacités mnésiques chez l’adulte. Nous avons mené une étude auprès de vingt-trois enfants de neuf ans, scolarisés en CM1. Nous leur avons proposé une tâche de barrage après les avoir induits émotionnellement via le visionnage d’un court extrait de dessin animé. Nos résultats montrent que sous émotion triste, les performances des enfants en tâche de barrage sont moins bonnes que sous émotion neutre. En revanche, sous émotion joyeuse, les performances des enfants semblent meilleures que sous émotion neutre et triste. Nos résultats ne semblent pas corroborer le modèle d’allocation de ressources attentionnelles et d’interférence cognitive puisque nous mettons en évidence un effet différencié de l’émotion en fonction de sa valence sur les performances des élèves. Quelques pistes de discussion sont proposées au regard du modèle de Forgas (1995) qui explique les effets asymétriques de la valence des affects. Ainsi, selon lui, l’influence de l’état émotionnel varie en fonction de la valence mais plus encore en fonction du type de tâche et de la complexité de ses traitements.
Résumé dans une autre langue: This study aims to measure the impact of emotions on the selective attention among nine years old pupils. According to the resource allocation model (Ellis et Ashbrook, 1988), the emotional state causes irrevelant thoughts that diminish the working memory’s resources. This model shows that the emotion, positive or negative, might impair cognitive performances. Lots of studies have already shown a negative impact of the emotion on spelling performances among children and on mnemonic capacity among adults. We conducted this study with twenty-three nine-year-old children, schooled in the Level 1 Intermediate Course (equivalent to fourth grade). We gave them a task after inducing them emotionally through the viewing of a sample of cartoon. Our results show that under sad emotion, performances are worse than under neutral emotion. However, under happy emotion, children performances seem better than under neutral emotion and sad emotion. These results seem not to corroborate the resource allocation model since we found a different impact depending on the valency of the emotion. A few leads of discussion are enlightned by the Forgas model (1995), which explains the asymetrical effect of the valency of the affects. So according to him, the emotional state influence varies with the valency and even more with the complexity of the processing.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/715