Design graphique littéraire : revaloriser les oeuvres de fiction comme levier d'ouverture et de changement.

Bardet, Emilie (2019) Design graphique littéraire : revaloriser les oeuvres de fiction comme levier d'ouverture et de changement. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Bardet, Emilie
Directeur de recherche: Masure, Anthony
Divisions: UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Arts Plastiques - Design
Diplôme: M2 Design transdisciplinaire, cultures et territoires
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts appliqués
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts plastiques
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts graphiques
Uncontrolled Keywords: fictions, récits, bibliothèques, espace, livres, valorisation, transdisciplinarité
Mots-clés dans une autre langue: fictions, stories, library, space, books, valorization, interdisciplinary
Abstract: Récits et fictions occupent une place omniprésente aujourd’hui dans notre société, comme en témoignent les succès récents du dernier Avengers ou de Game of Thrones. Cependant, ces contenus se voient souvent dévalorisés et cloisonnés au rang de divertissement. Pourtant, imaginaires et œuvres de fictions possèdent de nombreux pouvoirs : outils sociaux et civilisateurs, ouvertures sur le monde, développement de l’empathie, outils de compréhension… ils possèdent de réels enjeux à questionner et à utiliser aujourd’hui dans notre société, afin de faire levier et de créer du changement. Comment alors valoriser les œuvres de fictions ? Que peut le design pour les fictions ? Et que peut la fiction pour le design ? Les œuvres de fictions s’inscrivent dans des territoires, dans des espaces spécifiques. Agir sur ces différents lieux fictionnels tend à valoriser les œuvres de fictions et les récits. Aussi, on peut relever trois typologies d’espaces à questionner : l’espace physique, l’espace graphique et l’espace décentré. Le microcosme qu’est la bibliothèque, loin d’être un espace obsolète, et dont les enjeux sont semblables et en corrélation directe avec ceux des œuvres de fiction, ouvre des pistes d’action pour revaloriser cet espace et ses contenus. De même, questionner l’espace graphique de ces fictions comme outil de valorisation et d’appropriation se présente comme un champ d’action nécessaire à travailler, afin d’agir sur les réceptions et les modes de communications de ces contenus. Enfin quand est-il d’une approche de designer graphique littéraire, la notion de fictions et bibliothèques comme outils par/pour le design ? Si le design peut impacter favorablement la perception et la représentation d’œuvres de fiction, penser la fiction comme outil créatif amène à questionner ce que la fiction peut pour le design. Que serait alors un design des mots comme acte et geste de design à part entière ? Qu’il s’agisse d’une méthodologie appliquée aux processus créatifs ou présentée comme outil à part entière, cette approche permettrait d’agir sur les représentations et sur notre société au travers du pouvoir des mots et des récits. Aujourd’hui, fictions, récits et narrations sont omniprésents et doivent être pris en considération et non plus cloisonnés.
Résumé dans une autre langue: Stories and fictions occupy a ubiquitous place today in our society, as evidenced by the recent successes of the latest Avengers or the show Game of Thrones. However, these contents are often devalued and restricted to the level of entertainment. Yet imaginary and fictional contents have many powers: social and civilising tools, openings in the world, development of empathy, tools of understanding… they have real issues to question and use today in our society, to lever and create change. How then to value fictional contents? What can design do for fiction? And what can fictions do for design? The works of fiction are inscribed in territories, in specific spaces. Acting on these different fictional spaces tends to value fictional contents and stories. Also, we can identify three typologies of spaces to question: the physical space, the graphic space and interdisciplinary space. The microcosm that is the library, far from being an obsolete space, has stakes which are similar and in direct correlation with those of the fictions,. Therefore, libraries open tracks of action to revalue this space and its contents. Likewise, questioning the graphic space of these fictions as a tool of the valorisation and appropriation is a field of action necessary to work, in order to act on the receiving and means of communication of these contents. Finally, what’s about a literary graphic design approach, the notion of fictions and libraries as tools by / for design? While design can have a positive impact on the perception and representation of works of fiction, thinking fiction as a creative tool raises questions about what fiction can do for design. What would be a design of words as a gesture and act of design in its own right? Whether it is a methodology applied to creative processes or presented as a tool, this approach would allow us to act on representations and on our society through the power of words and stories. Today, fictions, stories and narrations are omnipresent and must be taken into consideration and no longer compartmentalised.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/8089