De la critique du principe de l'autonomie en médecine à une éthique de l'hétéronomie

Martinet-Kosinski, Florian (2019) De la critique du principe de l'autonomie en médecine à une éthique de l'hétéronomie. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Titre dans une autre langue: From the critique of the autonomy principle in medicine to the heteronomy ethic
Creators: Martinet-Kosinski, Florian
Directeur de recherche: Gilbert-Fontan, Emilie
Divisions: UFR Lettres, Philosophie et Musique > Département Philosophie
Diplôme: M2 Ethique du soin et recherche (philosophie, médecine, droit)
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Morale, éthique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Statistiques
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Droit
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Santé publique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Science politique
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sociologie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sociologie > Culture
Uncontrolled Keywords: Autonomie, hétéronomie, loi Kouchner, information, consentement, responsabilité
Mots-clés dans une autre langue: Autonomy, heteronomy, Kouchner law, information, consent, responsibility
Abstract: L’autonomie tire son étymologie grecque de « autos » qui signifie « soi-même » et « nomos » qui fait référence à la « règle ». L’autonomie serait donc la capacité à se donner et à suivre ses propres règles. Ce principe a été érigé en tant que pilier de l’éthique médicale. Cependant l’éthique nous apparait, tel que le pense Ricœur, comme « la visée de la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes ». Ainsi, l’autonomie de la volonté kantienne, c’est-à-dire « le principe qu’à la volonté d’être à elle-même sa loi (indépendamment de toute propriété des objets du vouloir) », peut-elle réellement être érigée en principe de l’éthique médicale ? Une pleine autonomie à l’échelle du système de soin et/ou de la relation soignant/soigné est-elle possible ? La loi Kouchner du 4 mars 2002 a instauré de nombreux nouveaux droits comme le droit à l’information, le droit au consentement libre et éclairé, … Le professionnel prend désormais les décisions thérapeutiques avec le patient et non plus pour lui. Le renversement du paternalisme médical pour un modèle plus libéral, tend à soumettre le système de soin à un consumérisme médical de la part des patients. Le législateur a donné au malade la possibilité de choisir, mais peut-on vraiment parler de choix face au déterminisme autrefois exprimé par Spinoza, aujourd’hui observé par les épidémiologistes sur les Inégalités sociales en santé ? Le consentement nécessaire au choix et au respect du principe de l’autonomie est-il vraiment libre et éclairé ? Grace à l’étude de Canguilhem, Habermas, Levinas, Ricœur et Jonas, notre théorie de l’éthique de l’hétéronomie aura pour but de de définir une nouvelle vision de l’autonomie, une autonomie responsable et auto-normative, avec et pour les autres, faisant face aux limites du principe de l’autonomie kantienne.
Résumé dans une autre langue: Autonomy derives its Greek etymology from « autos » which means « oneself » and « nomos » which refers to the "rule". Autonomy would be the ability to give oneself and to follow one's own rules. This principle has been erected as a pillar of medical ethics. However, ethics appears to us, like Ricœur’s definition: « the aim of a good life, with and for others, in just institutions ». Thus the Kantian will’s autonomy, that is, « the principle in which the will is its own law (independently of any property of will’s objects) », can it really be erected in principle of medical ethics? Is full autonomy at the scale of the health care system and/or caregiver relationship possible? The Kouchner law of March 4, 2002, introduced many new rights such as the right to information, the right to free and informed consent, ... The professional now make therapeutic decisions with the patient and no longer for him. The reversal of medical paternalism for a more liberal model tends to subject the health care system to medical consumerism from patients. The legislator gave the patient the opportunity to choose, but can we really speak of choice in front of determinism, formerly expressed by Spinoza, and now observed in studies on social inequalities in health? Is the consent, necessary to choose and to respect the principle of autonomy, really free and informed? Thanks to the study of Canguilhem, Habermas, Levinas, Ricœur and Jonas, our ethics of heteronomy’s theory is the definition of a new autonomy’s vision: a responsible and self-normative autonomy, with and for the others, facing the limit of the Kantian autonomy’s principle.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/8238