Psychose et création artistique

Sdonas-Tragin, Angélique (2019) Psychose et création artistique. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Sdonas-Tragin, Angélique
Directeur de recherche: Macary-Garipuy, Pascale
Divisions: UFR Lettres, Philosophie et Musique > Département Philosophie
Diplôme: M2 Psychanalyse, Philosophie et Economie Politique du Sujet
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts plastiques
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Métaphysique
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Morale, éthique
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Philosophie occidentale moderne
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Art et histoire de l'art > Théorie de l'art
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Art et histoire de l'art > Art moderne
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Art et histoire de l'art > Art contemporain
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Psychologie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Psychologie > Psychiatrie et santé mentale
Uncontrolled Keywords: psychose, création artistique, compensation, perception, signification.
Abstract: La psychose opère dans un premier temps une déconstruction du lien à la réalité extérieure, et dans un second temps la création d'une nouvelle réalité acceptable. La psychose rend donc possible une création de sens malgré le chaos des sens. Pour parer l'angoisse que lui provoque la réalité extérieure, le psychotique rompt le rapport avec cette réalité qui sème la confusion dans ses sens perceptifs, pour re-créer du sens discursif sur le modèle du délire. Le processus de la re-création secondaire de sens est donc constitutif de la psychose. C'est ce qui explique l'aptitude particulière à la création artistique que montrent certains sujets psychotiques. Comme le délire, la création artistique se présente donc comme une reconstruction logique de la réalité. Cependant, la néo-réalité construite par le psychotique ne peut pas faire lien social, car elle est d'une irréductible singularité. En effet, la psychose se définit comme une exception à la fonction paternelle, dont le rôle est d'étayer l'intégration du sujet au lien social. De plus, la psychose empêche l'assomption du Moi dans son image spéculaire, en tant qu'Autre de l'Autre. Il n'y a donc pas de nomination imaginaire du Moi pour le psychotique. Le traitement de la psychose n'est pas voué à une guérison sur le modèle médical, mais à une tentative de faire tenir le sujet dans le monde. Pour le psychotique, il s'agit trouver une compensation pour remplacer un Nom-du-père forclos de sa structure psychique inconsciente.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/8627