Margaret Atwood's Hag-Seed: The Tempest in a Hall of Mirrors and Recasting Miranda

Fabre, Pauline (2019) Margaret Atwood's Hag-Seed: The Tempest in a Hall of Mirrors and Recasting Miranda. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Titre dans une autre langue: Margaret Atwood's Hag-Seed: The Tempest in a Hall of Mirrors and Recasting Miranda
Creators: Fabre, Pauline
Directeur de recherche: Ventura, Héliane
Divisions: UFR Langues, Littératures et Civilisations Etrangères > Département Etudes du Monde Anglophone (DEMA)
Diplôme: M2 Etudes anglophones
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Langues > Anglais
Uncontrolled Keywords: Margaret Atwood, Hag-Seed, Shakespeare, The Tempest, Linda Hutcheon, adaptation, réécriture, Gérard Genette, intertextualité, paratexte, Lucien Dällenbach, récit spéculaire, mise en abyme, métatextualité, métafiction, le processus de création, personnages féminins, Miranda, fantôme, Freud, inquiétante étrangeté
Mots-clés dans une autre langue: Margaret Atwood, Hag-Seed, Shakespeare, The Tempest, Linda Hutcheon, adaptation, rewriting, Gérard Genette, intertextuality, paratext, Lucien Dällenbach, récit spéculaire, mise-en-abyme, metatextuality, metafiction, the process of creation, female characters, Miranda, ghost, Freud, uncanny
Abstract: Ce mémoire est une étude de la réécriture sous forme de roman de la Tempête de Shakespeare par Margaret Atwood : Hag-Seed: The Tempest Retold. Une analyse de cette adaptation montre que l’auteur a respecté le texte original tout en le modernisant et en le commentant, en effet le roman entretient une relation intertextuelle étroite avec le texte source dont il est adapté, mais également avec d’autres textes et auteurs notamment mentionnés dans le paratexte. Atwood tisse une toile de références intertextuelles dans le texte mais également dans sa périphérie approfondissant et multipliant ainsi les interprétations du texte par son lecteur. La pluralité des différents niveaux d’adaptation présents dans le roman, les innombrables instances de mise-en-abyme, et les réflexions des personnages et leurs commentaires sur le processus de mise en scène, d’adaptation, de représentation d’une pièce de théâtre mettent en lumière la dimension métafictionnelle de l’œuvre comme commentaire sur le processus d’adaptation et de création. Cette discussion de la création basée sur une œuvre préexistante atteint son paroxysme dans la dernière partie du roman où les acteurs présentent tour à tour leur fan-fiction sur la vie des personnages après la fin de la pièce. La modification principale opérée par Atwood sur l’histoire originelle est son traitement des personnages féminins : la création de personnages féminins (Estelle et Anne-Marie par exemple) qui sont centraux dans le développement de l’intrigue, peut être interprété comme la réponse d’Atwood que reçoit l’œuvre de Shakespeare sur son traitement de son unique personnage féminin sur scène : l’innocente et passive Miranda. En transformant Miranda en une figure fantomatique étrangement inquiétante, Atwood lui permet de recouvrer son pouvoir et de se libérer des limites de la pièce avec le reste des personnages. En effet, à travers cette adaptation c’est la pièce elle-même qui s’échappe des mains de son auteur, Shakespeare.
Résumé dans une autre langue: This study is centred on Margaret Atwood’s rewriting of Shakespeare’s Tempest into a novel: Hag-Seed: The Tempest Retold. An analysis of this adaptation shows that the author respected the original text while modernizing it and commenting on it, indeed the novel has an extended relationship not only with the text it is adapted from, Shakespeare’s Tempest, but also with other texts and authors alluded to in the paratext. Atwood weaves a web of intertextual references within the text and in its periphery thus deepening and multiplying the possible interpretations of the text by its reader. The plurality of levels of adaptation within the novel, the countless instances of mise-en-abyme, and the characters thoughts and commentaries on the process of staging, adapting, and performing a play reveal the text’s metafictional commentary on the process of adaptation and creation. This discussion of creation based on or inspired by a previous work reaches its climax in the last part of the novel where the actors take turns to present their fan-fictions of the characters’ lives after the curtain falls. Atwood’s main modification of the original plot is her treatment of the female characters: the creation of female characters, such as Estelle and Anne-Marie, whom are central to the progression of the novel’s plot, can be regarded as Atwood’s response to the criticism Shakespeare’s play received on the treatment of its sole female character on stage: the innocent and passive Miranda. By turning Miranda into an uncanny ghostly figure Atwood allows her to regain agency and to set her free from the limits of original play along with the other characters. Indeed through this adaptation the play has escaped from Shakespeare’s hands.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/9012