Émotion et orthographe : étude chez l’enfant d’école primaire

Soulier, Lucille (2019) Émotion et orthographe : étude chez l’enfant d’école primaire. [Thesis]

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Item Type: Thesis
Titre en anglais: Emotion and spelling : a study in primary school children
Creators: Soulier, Lucille
Directeur de recherche: Largy, Pierre
Doctoral school: CLESCO : Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition
Research unit: Unité de recherche interdisciplinaire OCTOGONE-LORDAT
Diplôme: Doctorat en Psychologie
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Psychologie > Sciences cognitives
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Sciences de l'éducation > Enseignement primaire
Uncontrolled Keywords: Émotion ; Orthographe ; Production écrite ; Enfants ; Apprentissage ; Coût cognitif
Mots-clés en anglais: Emotion ; Spelling ; Wrtiging production ; Children ; Learning ; Cognitive load
Abstract: La question de l’impact de l’émotion sur la cognition constitue aujourd’hui un champ de recherche abondant, tant en neuro-sciences qu’en Sciences Humaines. Alors qu’il existe de nombreuses études traitant de cette question chez l’adulte, peu d’études ont été conduites chez l’enfant et encore moins dans le cadre plus écologique des apprentissages scolaires. Ce travail de thèse a pour objectif d’étudier l’influence des émotions sur la mise en œuvre des processus orthographiques chez l’enfant d’école primaire. En utilisant les spécificités de l’orthographe et la diversité des processus qu’elle mobilise, nous entendons tester l’hypothèse formulée par le modèle RAM (Ellis & Ashbrook, 1988 ; Ellis & Moore, 1999) selon laquelle l’émotion mobiliserait une partie des ressources attentionnelles de l’individu aux dépens du traitement de la tâche en cours. Pour ce faire, cinq études expérimentales ont été réalisées. L’effet d’une induction d’un état émotionnel, positif ou négatif, par la musique, a été testé sur les performances orthographiques dans différentes tâches (i.e., production écrite libre et contrôlée, tâche de copie et tâche de détection d’erreurs). Les résultats de nos études montrent que, de façon générale, l’induction d’un état émotionnel négatif provoque une altération des performances orthographiques chez le scripteur novice. En accord avec l’hypothèse de la privation attentionnelle générée par l’émotion, l’effet de cette dernière est différencié en fonction de la nature et du coût de la tâche, de la nature de l’item à traiter et du niveau d’expertise du scripteur. L’émotion négative est associée à des performances déficitaires principalement lorsque la situation est coûteuse et mobilise un contrôle attentionnel élevé. Cet effet s’observe sur différents indicateurs tels que la réussite à la tâche et son temps d’exécution. En montrant un effet différencié de l’émotion selon le coût attentionnel de la tâche, les résultats de ces études valident l’hypothèse selon laquelle l’émotion constitue une charge cognitive supplémentaire. Cependant, de nouvelles études doivent être conduites pour identifier la nature des mécanismes à l’origine de cette privation attentionnelle. De plus, contrairement aux prédictions formulées par le modèle RAM, ces études ne rendent pas compte d’un effet, positif ou négatif, de l’induction émotionnelle positive sur les performances. Ce résultat est discuté au regard des difficultés méthodologiques à induire et mesurer une émotion.
English abstract: The impact of emotion on cognition has taken an important part in Neuroscience as well as in Human Science researches. Up until now, numerous studies focused on elaborating this subject with adults only. On the contrary, few studies have been conducted in children and even less in the more ecological approach of learning. This thesis aimed at studying the influence of emotions on the orthographic process in primary school students. This study relies on orthographic specificities and its diverse cognitive processes and it is grounded on the RAM model (Ellis & Ashbrook, 1988; Ellis & Moore, 1999) suggesting that emotions engage a part of the attentional resources at the expense of the achievement of the ongoing task. To that end, five experimental tasks were accomplished to test the effect of the induction of an emotional state (positive or negative) by means of music, on the orthographic performances in different writing tasks (free and controlled writing tasks, copying and an error spotting task). Generally, results indicate that a negative emotional state alters the orthographic performances of primary school students. In line with the hypothesis of attentional deprivation triggered by emotion, multiple variables contribute to this effect, such as the type and cognitive cost of the task, the item’s type and the level of expertise of the subject. Accordingly, the negative emotion is associated with low performances especially when the task is costly cognitively and requires a high attention level. These results can be observed on the success rate of the task and the time of its execution.The fact that the effect of emotion varies according to the attentional cost of the task validates the hypothesis suggesting emotion as a supplementary cognitive charge. However, it could be interesting to investigate the nature of the mechanisms leading to this emotional deprivation. Moreover, and in opposite to what was predicted by the RAM model, the experiments of this study do not account for a positive or negative effect of the induction of a positive emotion on performances. This result is discussed in terms of methodological constraints for inducing and measuring an emotion.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/9067