Mater Deum et Isis : pratiques cultuelles et processus d'interaction dans les provinces occidentales de l'Empire romain (Ier s. - IIIe s. p.C.)

Gomez, Carole (2019) Mater Deum et Isis : pratiques cultuelles et processus d'interaction dans les provinces occidentales de l'Empire romain (Ier s. - IIIe s. p.C.). [Thesis]

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Item Type: Thesis
Titre en anglais: Mater Deum and Isis: cult practices and processes of interaction in the western provinces of the Roman Empire (1st-3rd centuries A.D.)
Titre dans une autre langue: Mater Deum e Isis : prácticas cultuales y procesos de interacciones en las provincias occidentales del Imperio Romano (siglos I-III d.C.)
Creators: Gomez, Carole
Directeur de recherche: Bricault, Laurent
Doctoral school: TESC : Temps, Espace, Société, Culture
Research unit: Patrimoine, Littérature, Histoire -PLH
Diplôme: Doctorat en Sciences de l'Antiquité
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Archéologie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Archéologie > Antiquité
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Histoire > Histoire ancienne
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Histoire des religions
Uncontrolled Keywords: Mater Deum, Isis, pratiques cultuelles, onomastique divine, acteurs, individuation, réseaux, identités
Mots-clés en anglais: Mater Deum, Isis, cult practices, divine names, agency, individuation, networks, identities
Mots-clés dans une autre langue: Mater Deum, Isis, prácticas cultuales, onomástica divina, actores, individuación, redes, identidades
Abstract: Au contact de la civilisation hellénistique, puis romaine, les cultes de Mater Deum et d’Isis se sont progressivement diffusés hors de leurs territoires d’origine. Ils ont pénétré l’Vrbs aux derniers siècles de la République, se sont ensuite peu à peu étendus à l’ensemble du monde romain, et durant les trois premiers siècles de notre ère, aux provinces occidentales de l’Empire. Pour étudier les multiples mécanismes qui ont présidé à leur implantation, il était nécessaire de se détacher d’un carcan historiographique centenaire pour se tourner vers des concepts analytiques plus récents. L’approche comparative déployée consiste à appréhender les cultes des déesses dans un triple contexte, territorial, humain et divin, qui a conditionné leur implantation et explique la diversité des pratiques qui les concernent. Chaque espace possède des caractéristiques propres, mais le maillage administratif romain dans lequel ils s’inscrivent a largement conditionné l’enracinement de leur culte, dont les pratiques diversifiées étaient portées par un vaste réseau d’acteurs aux identités multiples. Il convient alors d’analyser ces pratiques du point de vue des individus – humains ou sociaux – en action. Leurs nombreuses déclinaisons apparaissent dès lors comme le fruit de processus combinés d’individualisation et d’individuation. Les stratégies d’appropriation mises en œuvre par les dévots engendrent également la multiplicité des identités divines, perceptibles à travers l’onomastique employée pour les désigner, mais aussi par le biais du réseau divin dans lequel ils les insèrent. Il s’agit ici de voir comment les interactions multiples et les processus sociaux à l’origine des pratiques cultuelles isiaques et métroaques ont contribué à nourrir les identités des divinités et des sociétés dont elles sont le produit. En définitive, si ces cultes traduisent une forme non contestable de romanité, ils sont néanmoins le fruit de contextes locaux, de sociétés et d’individus, incitant à s’interroger plus largement sur l’effervescence des systèmes polythéistes antiques.
English abstract: In contact with Hellenistic and Roman civilization, the cults of Mater Deum and Isis gradually spread outside their territories of origin. They entered the Vrbs in the last centuries of the Republic, and then gradually spread to the entire Roman world, and during the first three centuries of our era, to the western provinces of the Empire. To study the multiple mechanisms that governed their introduction, it was necessary to move away from a century-old historiographical legacy and turn to more recent analytical concepts. The comparative approach used consists in apprehending the cults of the goddesses in a triple context, territorial, human and divine, which has conditioned their introduction and explains the diversity of their practices. Each space has its own characteristics, but the Roman administrative network in which they are inserted has largely contributed to their introduction. The diversified practices of their cults were supported by a vast network of actors, whose identities are multiple. It is then necessary to analyse these practices from the point of view of the individuals – both human and social – in action. Therefore, their variations appear to be the result of processes of individualisation and individuation. The appropriation strategies employed by the devotees also generate the multiplicity of divine identities, perceptible through the onomastic used to designate them, but also through the divine network in which they are inserted. The relevance of this study is to evaluate how the multiple interactions and social processes at the origin of Isiac and Metroac cultual practices have contributed to create the identities of the deities and of the societies from which they are the product. These cults reflect an undeniable form of Romanity, but they are nevertheless the result of local contexts, produced by societies and individuals, questioning then in a larger way the effervescence of ancient polytheistic systems.
Résumé dans une autre langue: En contacto con la civilización helenística y luego romana, los cultos de Mater Deum e Isis se extendieron gradualmente fuera de sus territorios de origen. Entraron en la Vrbs en los últimos siglos de la República, y luego se extendieron a todo el mundo romano, y durante los tres primeros siglos de nuestra era, a las provincias occidentales del Imperio. Para estudiar los múltiples mecanismos que han regido su introducción, fue necesario alejarse de un legado historiográfico centenario y pasar a conceptos analíticos más recientes. El enfoque comparativo utilizado consiste en aprehender los cultos de las diosas según un triple contexto, territorial, humano y divino, que ha condicionado sus implantaciones y explica la diversidad de prácticas que les conciernen. Cada espacio tiene sus propias características, pero la red administrativa romana de la que forman parte ha condicionado en gran medida el arraigo de sus cultos, cuyas prácticas diversificadas fueron apoyadas por una vasta red de actores con múltiples identidades. Es necesario entonces analizar estas prácticas desde el punto de vista de los individuos -humanos o sociales- en acción. Por lo tanto, sus numerosas variaciones parecen ser el resultado de procesos combinados de individualización e individuación. Las estrategias de apropiación desplegadas por los devotos también generan la multiplicidad de identidades divinas, perceptibles a través de la onomástica utilizada para designarlas, pero también a través de la red divina en la que las insertan. El objetivo de este estudio es evaluar cómo las múltiples interacciones y procesos sociales al origen de las prácticas cultuales metróacas e isiacas han contribuido a alimentar las identidades de las deidades y de las sociedades de las que son producto. Al final, si bien estos cultos reflejan una forma innegable de romanidad, son, sin embargo, el resultado de contextos locales, sociedades e individuos, lo que induce un cuestionamiento más amplio sobre la efervescencia de los antiguos sistemas politeístas.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/9183