L'histoire multiculturelle de l'élément gréco-byzantin en Italie méridionale du XIe au XVIe siècle : domination, acculturation, interculturation

Mataragka, Eleni (2018) L'histoire multiculturelle de l'élément gréco-byzantin en Italie méridionale du XIe au XVIe siècle : domination, acculturation, interculturation. [Thesis]

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Item Type: Thesis
Titre en anglais: The multicultural history of the greek-byzantine element of southern Italy from XI to XIV centuries : domination, acculturation, interculturation
Creators: Mataragka, Eleni
Directeur de recherche: Doumerc, Bernard
Doctoral school: TESC : Temps, Espace, Société, Culture
Research unit: France, Amériques, Espagne - Sociétés, pouvoirs, acteurs - FRAMESPA
Diplôme: Doctorat en Histoire
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Histoire > Histoire médiévale
Uncontrolled Keywords: Multiculturalité, Conflits, Élément gréco-byzantin, Italie méridionale, XIe-XIVe siècles, Coexistence
Mots-clés en anglais: Multicultural, Conflicts,Greek-byzantine element, Southern Italy, XI-XIV centuries, Co-existence
Abstract: Le XIe-XIIe siècles, ont été élaborés en quatre chapitres : l’histoire politique et militaire, montrant l’agitation multiculturelle de cette période, une période transitoire dans un contexte profondément gréco byzantin, la géographie humaine (Langue, populations, gestion administrative, recherche anthropologique des Normands sur le territoire italien, droit, diplômes, monnaie, sceaux, art normand) présente l’interdépendance des événements historiques avec les conditions humaines, la coexistence et l’interculturation des Normands avec la culture greco-byzantine, l’organisation ecclésiastique qui, après le concile de Melfi (1059), a mis les nouvelles infrastructures épiscopales pour l’imposition de la papauté au détriment de l’Eglise grecque, malgré ses résistances pour en finir dans une situation de cœxistence de deux rites religieux pour un certain temps. Enfin, l’organisation monastique, se montre un peu plus compliquée en raison du début des Ordres religieux occidentaux, soutenus par la papauté, s’intégrant dans les communautés italo grecques. Pourtant, la culture grecque a perduré, surtout dans le monachisme de l’Italie du sud, sans pour autant nier la floraison du monachisme latin, résultant de la politique monastique normande. Ensuite, la dynastie souabe a suivi, en démontrant que l’histoire multiculturelle de la région se cristallise par rapport à l’élément grec, donnant une préséance à l’élément occidental. Cette partie a également été étudiée aux niveaux politique, ecclésiastique, monastique, notaire, judiciaire, langagier .Enfin, la dynastie angevine (1266-1442) a restauré ce qu’on appelle une polyphonie européenne dans le territoire de l’Italie du sud, malgré la volonté des rois angevins d’imposer le modèle monarchique. Cette partie a été étudiée aux niveaux politique, ecclésiastique et monastique. Les pouvoirs étrangers ont dominé tout au long des siècles en contribuant ainsi dans une mosaïque culturelle telle que l’identité ou les éléments identitaires des communautés italo grecques ont pu coexister avec toutes les cultures dominantes, puisant toujours leurs propres origines depuis la période de la domination de l’empire byzantin. Malgré la présence des diverses migrations ethniques et culturelles sur place, l’élément gréco-byzantin comme culture s’est avérée plus déterminant de façon qu’il ait perdure dans le temps.
English abstract: The XI-XII centuries were examined in four chapters: the political and military history, shows the multicultural agitation of this period, transitional for the Normans, the new foreign dynasty , within a context , deeply Greek Byzantine, the human geography ( language, populations, administrative geography, Italo-Greek identity, anthropological research of the Normans in the Italian territory, the law, diplomas, monetary, seals, Norman art), presents the interdependency of the historical events and human conditions, the coexistence and the interculturation of the Normans with the Greek Byzantine culture, the ecclesiastical organization, which, after the council of Melfi (1059) put the new Episcopal substructure to impose the papacy against the Greek Church, although her resistance and to end within a situation of coexistence for the two religious rites for a long time. Then, the monastic organization appears more complicated due to the beginning of the Latin monastic orders, supported from the Papacy, integrated in the Italo-Greek communities. Nevertheless, the Greek culture lasted, especially in the monarchism of southern Italy, without ignoring the development of the Latin monarchism, the result of the Norman monastic policy. Thereafter, the Hofenstaufen dynasty (1198-1266) followed, showing that the multicultural history of the region consolidates in relation with the Greek element, giving the priority to the western element. This part was equally examined through the political, ecclesiastical, monastic, notary, legal, language fields .Finally, the Angevin dynasty (1266-1442) restored the European polyphony in the territory of southern Italy, despite the willingness of the Angevin Kings to impose the monarchical model. This part was also studied in political, ecclesiastical and monastic fields. The foreign powers dominated over the centuries by contributing in a cultural mosaic such as the identity or the identity elements of the Italo-Greek communities could have coexisted with all the dominant cultures, drawing always from their own origins since the period of the domination of the Byzantine Empire. Despite the presence of various ethnic and cultural migrations on the spot, the Greek Byzantine element as a culture proved to be more determinative so that it persists over time.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/9956