L'escalier dans La Curée, L'Assommoir, Nana, Pot-Bouille et Au Bonheur des dames : motif architectural, signe sociologique et métaphore épistémologique

Francoite, Caroline (2021) L'escalier dans La Curée, L'Assommoir, Nana, Pot-Bouille et Au Bonheur des dames : motif architectural, signe sociologique et métaphore épistémologique. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Francoite, Caroline
Directeur de recherche: Bercegol, Fabienne
Divisions: UFR Lettres, Philosophie et Musique > Département Lettres modernes, Cinéma et Occitan
Diplôme: M2 Lettres
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Lettres modernes > Littérature générale
Uncontrolled Keywords: Littérature, architecture, escalier, Zola
Abstract: Les études dix-neuvièmistes actuelles tendent à s’intéresser au croisement entre la littérature et d’autres domaines artistiques, comme l’architecture. Aussi, cette étude se penche sur la symbolique de l’escalier chez Zola, par le biais d’un corpus représentatif, formé de La Curée, L’Assommoir, Nana, Pot-Bouille et Au Bonheur des dames. Déjà traité dans la fiction réaliste par Raymond Mahieu, le motif de l’escalier ne fait cependant pas l’objet de nombreux ouvrages critiques en ce qui concerne l’œuvre romanesque de Zola. Pourtant, ce motif est au cœur des aspirations naturalistes zoliennes. Au cœur d’antinomies récurrentes dans Les Rougon-Macquart – telles que privé et public, haut et bas, intérieur et extérieur, ouverture et fermeture, clair et obscur, religion et érotisme, personnification et animalisation, transparence et opacité –, l’escalier permet au romancier de tenir un discours à la fois ethnologique et philosophique, voire politique. D’un point de vue esthétique, différents types d'escaliers s’opposent selon les « mondes » sociaux investis par Zola ; de l’escalier petit-bourgeois de Pot-Bouille au grand escalier aristocratique de La Curée, des larges marches de fer du « Bonheur des dames » aux marches boueuses de L’Assommoir, de l’escalier majestueux de l’opéra aux sombres escaliers de service… ce sont autant d’antithèses sociologiques et esthétiques marquées par cette étude transversale. Parfois interlopes, les escaliers des romans zoliens mettent toujours en valeur le milieu auquel ils appartiennent et présentent ainsi par métonymie le personnage qui les habite et les emprunte. Discours sur le monde, mais aussi regard sur la connaissance et métaphore de l’écriture, cet espace architectural unique est investi par la littérature zolienne, qui en fait un remarquable chevron de la poétique naturaliste.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/11776