Upcycling : Enjeux du designer couleur et matière

Diaz, Léa (2019) Upcycling : Enjeux du designer couleur et matière. [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Creators: Diaz, Léa
Directeur de recherche: Caumon, Céline
Divisions: Institut Supérieur Image Design (ISCID)
Diplôme: M2 Création recherche et innovation en couleur et matière
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Arts visuels > Arts appliqués
Uncontrolled Keywords: Upcycling, recyclage, déchets, valorisation, design, couleur, matière
Mots-clés dans une autre langue: Upcycling, design, color
Abstract: Depuis toujours l’homme vit dans un décor coloré, et de ce fait il s’est construit une culture autour de la couleur avec des significations symboliques. De nos jours certains symboles historiques perdurent et restent encrés dans les cultures et les civilisations. Il existe beaucoup de clichés autour de cet univers chromatique du recyclage qui subit de nombreuses idées reçues. Le principe même de l’upcycling est d’apporter une valeur ajoutée à cette nouvelle matière première qui a déjà eu un vécu, on pourrait le traduire par « recyclage par le haut ». Ce principe d’ennoblissement et de revalorisation des matériaux est un exercice stimulant pour les concepteurs qui s’interrogent sur les excès de production. La citation attribuée à Antoine Lavoisier (inspirée du philosophe grec Anaxagore) « rien ne se crée, rien ne se jette, tout se transforme » prend tout son sens ici. Il faut changer de manière de penser et recourir au «processus inverse», c’est le matériau qui dicte le procédé. Gaetano Pesce, grand designer italien l’a bien compris et ce depuis les années 70. Il casse les codes en expliquant que la matière n’est pas notre esclave mais qu’elle est savante, elle nous aide à nous libérer du conformisme si on sait l’écouter. Il faut savoir évoluer avec son temps, la citation «la forme suit la fonction» est-elle toujours valable ? On doit laisser la matière nous surprendre... Les pratiques de « re » sont des descendants de l’idée de ready-made. Dans l’upcycling on peut parler de « ready made color », la couleur importée, car utilisant un matériaux usagé, ayant déjà sa couleur d’origine, il faut en tenir compte. Cette base permet au designer d’avoir une approche matériologique à travers le travail de la couleur. Le rôle du designer est aussi de faire prendre conscience de la valeur de certains déchets ou matières usagées afin de leur donner une seconde vie, ce qui permettrait d’utiliser moins de matière première « neuve » et de redimensionner la notion esthétique.
Résumé dans une autre langue: Two processes of «re-creation» make these approaches concrete. The first, and most obvious, is reuse. This process has much more in common with DIY practices «do it yourself». It is based on collecting, crafting and assembling pieces to create a new object. Fernando and Humberto Campana were the pioneers of this practice since 80’s. In the second process, the manufacturer uses scrap material which is reduced, compacted or melted to create a new raw material. Whatever its form, the binding exercise of reuse is always addressed as a positive challenge. But it’s difficult not to rethink the process from the beginning to adapt it to the materials. It is necessary to change the way of thinking and resort to the «inverse process», it’s the material that dictates the process. Gaetano Pesce, great Italian designer has understood this since the 70’s. He breaks codes by explaining that matter is not our slave but that it is savant, it helps us to get free from the conformism if we know how to listen to it. We have to know how to evolve with our time, is the quote «the form follows the function» still valid ? We should let the matter surprise us... The «re» practices are descendants of the idea of ​​ready-made. In the upcycling we can speak of «ready made color», the imported color, because using a used material, it already has its own original color which must be considerde. This base allows the designer to have a material approach through the work of color. Companies have been able to set up a standardization process to homogenize this new matter to reintroduce it into mass production. By seeking reproducible processes and speaking to a wider audience, eco-design by material transformation is more pragmatic. The colorist designer has a role to play in bringing a chromatic revaluation in upcycling, where the visible imprint of origins adds a stamp to the final product by telling a story. The designer’s role is also to sensitize about the value of some waste or used materials to give them a second life, which would use less « new » raw material and resize the aesthetic concept.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/7936