écriture et réécriture de l'enfance ou comment devenir écrivain chez Romain Gary (La promesse de l'aube) et Blaise Cendrars (Bourlinguer et Vol à voile)

Lannoy, David (2017) écriture et réécriture de l'enfance ou comment devenir écrivain chez Romain Gary (La promesse de l'aube) et Blaise Cendrars (Bourlinguer et Vol à voile). [Mémoire]

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Item Type: Mémoire
Titre dans une autre langue: writing and rewriting of childood or how to become a writer in La promesse de l'aube of Romain Gary and in Bourlinguer and Vol a voile of Cendars
Creators: Lannoy, David
Directeur de recherche: Roumette, Julien
Divisions: UFR Lettres, Philosophie et Musique > Département Lettres modernes, Cinéma et Occitan
Diplôme: M2 Lettres
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Lettres modernes
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Lettres modernes > Littérature générale
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Lettres modernes > Littérature comparée
ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Lettres modernes > Français
Uncontrolled Keywords: Gary, Cendrars, enfance, mensonge, réécriture, création, Promesse de l'aube, Bourlinguer, Vol à voile
Abstract: Romain Gary et Blaise Cendrars au milieu du chemin de leurs vies ressentent le besoin d'écrire une œuvre autobiographique, entreprennent une démarche rétrospective. « Il est plus aisé de parler d'un homme que de parler d'une œuvre » , ainsi nous avertit Blaise Cendrars en 1938 dans sa « Lettre dédicatoire à mon premier éditeur » sur la profusion de « Vies romancées ou ranimées » à l'honneur à cette époque. Ce conseil ne fut jamais suivi par les biographes justement, ni par les critiques, lecteurs, de nos auteurs. On mêla – et encore aujourd'hui – leur vie et leurs œuvres dans un tohu-bohu inextricable. Ce ne que depuis peu qu'on s'essaie à classer le vrai du faux. Pourtant est- ce là l'important ? Car la question du genre des textes de notre corpus – Vol à voile (1932), Bourlinguer (1948) pour Cendrars et la promesse de l'aube (1960) pour Gary – si elle semble cruciale, ne l'est pas tant que ça, en ce sens que ce qui va nous intéresser pose exactement cette question de manière transversale : il conviendra donc de lire ce mémoire pour comprendre à quel point il s'agit d'une question épineuse. Donnons toutefois pour commencer la définition consacrée de l'autobiographie conçue par Philippe Lejeune : « Récit rétrospectif en prose qu'une personne réelle fait de sa propre existence lorsqu'elle met l'accent sur sa vie individuelle, en particulier sur l'histoire de sa personnalité ». Philippe Lejeune explicite que deux conditions sont indispensables pour qu'une œuvre rejoigne ce genre littéraire : - premièrement l'auteur doit être également le narrateur de l'histoire. - deuxièmement, ce narrateur est aussi le personnage principal de l'histoire. Ceci correspond parfaitement à l'auteur-narrateur–personnage principal que l'on entend dans ces trois œuvres et pourtant le théoricien lui-même remarque dans L'autobiographie en France (Armand Colin, 1971) : « nous écarterons, cela n'est que justice, les mythomanes avoués qui ne croient pas à l'autobiographie, qui ne sont pas dupes et qui inventent à plaisir, comme par exemple Céline ou Cendrars». Quelques années plus tard, il n'aurait pas hésité à rajouter à cette liste Gary.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/7248