Rapports de pouvoir dans l’activité minière, entre modèle néo-extractiviste et variations territoriales : le cas des provinces de Jujuy, San Juan et Mendoza en Argentine

Denoël, Mathilde (2019) Rapports de pouvoir dans l’activité minière, entre modèle néo-extractiviste et variations territoriales : le cas des provinces de Jujuy, San Juan et Mendoza en Argentine. [Thesis]

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Item Type: Thesis
Titre en anglais: Power relations in mining activity, between neo-extractivist model and territorial variations : the case of the provinces of Jujuy, San Juan and Mendoza in Argentina
Titre dans une autre langue: Relaciones de poder en la minería, entre “modelo” neoextractivista y las “variaciones” territoriales : el caso de las provincias de Jujuy, San Juan y Mendoza en Argentina
Creators: Denoël, Mathilde
Directeur de recherche: Taulelle, François
Doctoral school: TESC : Temps, Espace, Société, Culture
Research unit: Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires - LISST
Diplôme: Doctorat en Géographie
Subjects: SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Anthropologie sociale et ethnologie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Etudes de l'environnement > Environnement et société
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Géographie
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Géographie > Géographie rurale
SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES > Science politique
Uncontrolled Keywords: Territoires, Interdépendances, Extractivisme, Écologie politique, Géographie critique
Mots-clés en anglais: Territories, Interdependencies, Extractivism, Political Ecology, Critical Geography
Mots-clés dans une autre langue: Territorios, Interdependencias, Extractivismo, Ecología Política, Geografía crítica
Abstract: En Argentine, l’activité minière métallifère de grande envergure s’est implantée dans les années 1990, à la suite des recommandations des institutions internationales et sous l’égide du gouvernement néolibéral de Carlos Menem. C’est le début de l’extractivisme, qui favorise l’expansion de la logique capitaliste d’accumulation par dépossession dans de nouvelles provinces, désormais gestionnaires de leurs ressources. Avec l’arrivée d’un gouvernement progressiste au début des années 2000, le déploiement du secteur ne ralentit pas et devient politique d’État. C’est le passage au néo-extractivisme, qui s’accompagne d’une importante multiplication des instances et de la mise en place d’un dispositif de consensus visant à légitimer, naturaliser et institutionnaliser l’activité, de plus en plus décriée, dans les territoires. Dans ce contexte, cette recherche questionne les conditions de l’adaptation locale d’un modèle globalisé. Quelles interdépendances, quels rapports de pouvoir existent entre les acteurs partisans du secteur et les territoires locaux ? Quel rôle jouent les élites locales dans l’hybridation des logiques public-privé que sous-tend le néo-extractivisme ? Comment les représentations qui forment les territoires évoluent-elles face à cette activité qui porte une définition hégémonique de la « ressource » ? Pour répondre à ces interrogations, une approche qualitative et pluridisciplinaire ainsi qu’un dispositif multisitué, polymorphe et multimodal ont été adoptés. Cette triangulation méthodologique a été pensée afin de confronter les discours et les pratiques des acteurs du secteur à l’échelle infranationale et de dégager les variations territoriales d’un modèle globalisé. Face à l’implantation d’une activité gourmande en « produits de la nature », nous invitons ainsi le lecteur à considérer le poids du local dans les relations de pouvoir multiscalaires et hybrides déployées par les acteurs de l’activité minière métallifère de grande envergure.
English abstract: In Argentina, large-scale metal mining activity began in the 1990s, following the recommendations of international institutions and under the aegis of Carlos Menem’s neoliberal government. It is the beginning of extractivism that encouraged the expansion of capitalist logic of accumulation by dispossession into new provinces, wich are now managing their resources. With the arrival of a progressive government in the early 2000s, the deployment of the sector did not slow down and became a state policy. It is the transition to neo-extractivism, which is accompanied by a significant increase in the number of organizations and the establishment of a consensus apparatus aimed at legitimizing, naturalizing and institutionalizing the increasingly criticized activity in the territories. In this context, this research questions the conditions for the local adaptation of a globalized model. What interdependencies, what power relations exist between the partisan actors of the sector and local territories? What role do local elites play in the hybridization of public-private logic underpinned by neo-extractivism? How do the representations that make territories evolve in the face of this activity, which has a hegemonic definition of “resource”? To answer these questions, qualitative and multidisciplinary approach as well as multi-site, polymorphic and multimodal methods have been adopted. This methodological triangulation was designed to compare the discourses and practices of the sector’s actors at the subnational level and to identify the territorial variations of a globalized model. Faced with the establishment of an activity that is greedy for “natural products”, we invite the reader to consider the weight of the local in the multiscalar and hybrid power relations deployed by the actors of large-scale metal mining activity.
Résumé dans une autre langue: En Argentina, la actividad mega-minera comenzó en la década de los 1990 en sintonía las recomendaciones de las instituciones internacionales y bajo la égida del gobierno neoliberal de Carlos Menem. Este fue el comienzo del extractivismo, que alentó la expansión de la lógica capitalista de acumulación por desposesión en nuevas provincias, ahora manejando sus recursos. Con la llegada de un gobierno progresista a principios de la década de 2000, el despliegue del sector no se ralentizó y se convirtió en una política de Estado. Se trata de la transición al neoextractivismo, caracterizado por un aumento significativo del número de organismos involucrados y por el establecimiento de un dispositivo de consenso destinado a legitimar, naturalizar e institucionalizar la actividad mega-minera, cada vez más desprestigiada, en los territorios. En este contexto, esta investigación cuestiona las condiciones para la adaptación local de un modelo globalizado. ¿Qué interdependencias, qué relaciones de poder existen entre los actores partidarios del sector y los territorios locales? ¿Qué papel juegan las élites locales en la hibridación de la lógica público-privada sustentada en el neoextractivismo? ¿Cómo evolucionan las representaciones que conforman los territorios frente a esta actividad, que tiene una definición hegemónica de “recurso”? Para responder a estas preguntas, se ha adoptado un enfoque cualitativo y multidisciplinario, así como un sistema multisitio, polimórfico y multimodal. Esta triangulación metodológica fue diseñada para comparar los discursos y prácticas de los actores del sector a nivel subnacional e identificar las variaciones territoriales de un modelo globalizado. Ante el establecimiento de una actividad ávida de “productos naturales”, invitamos al lector a considerar el peso de lo local en las relaciones de poder multiescalares e híbridas desplegadas por los actores de la mega-minería metalífera.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/7470