Travail, langue, pensée : aspects de l'épistémologie soviétique des années 30 dans l'oeuvre de Konstantine Megrelidze

Ladaria, Elene (2018) Travail, langue, pensée : aspects de l'épistémologie soviétique des années 30 dans l'oeuvre de Konstantine Megrelidze. [Thesis]

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Item Type: Thesis
Titre en anglais: Labor, languages, consciousness : aspects of soviet epistemology of 30es in works of Konstantine Megrelidze
Creators: Ladaria, Elene
Directeur de recherche: Sibertin-Blanc, Guillaume
Doctoral school: ALLPH@ : Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication
Research unit: Equipe de Recherche sur les Rationalités Philosophiques et les Savoirs - ERRAPHIS
Diplôme: Doctorat en Philosophie
Subjects: ARTS-LETTRES-LANGUES-PHILOSOPHIE > Philosophie > Philosophie occidentale moderne
Uncontrolled Keywords: Megrelidzé, Philosophie soviétique, Marrisme, Censure, Dialectique, Paléontologie de la pensée
Mots-clés en anglais: Megrelidze, Soviet philosophy, Marrism, Censorship, Dialectics, Paleontology of thought
Abstract: Cette thèse porte sur la version soviétique de la sociologie du savoir telle qu’elle a été développée par le penseur géorgien-soviétique Konstantiné Megrelidzé dans son livre rédigé dans les années 30 et intitulé Problèmes fondamentaux de la sociologie de la pensée. Premièrement, nous proposons une esquisse biographique de cet auteur qui ne jouit pas de notoriété, ainsi qu’un résumé de l’histoire de son livre qui a été censuré à plusieurs reprises et doit être envisagé comme un palimpseste comportant des traces de la conjoncture changeante au cours de l’histoire intellectuelle soviétique. Deuxièmement, nous proposons quelques réflexions sur le mode de fonctionnement de la censure soviétique et formulons quelques présupposés que doivent être pris en compte par toute lecture des textes soviétiques. Ensuite, ce travail propose un commentaire extensif de l’ouvrage de Megrelidzé en vue de reconstituer sa structure et de saisir l’essence du projet théorique proposé qui, par son caractère thématiquement et théoriquement hétérogène, pose des problèmes de compréhension.Enfin, la thèse se conclut par une analyse générale en trois temps. D’abord, une tentative est faite pour tracer une cartographie des sources théoriques dont le projet philosophique et sociologique de Megrelidzé est tributaire, à savoir la phénoménologie, le marxisme, le Gestaltpsychologie, la théorie du système et la linguistique marriste. Puis cette « science historique de la pensée » est envisagée dans sa parenté avec les interrogations qui occupaient d’autres théoriciens soviétiques contemporains de Megrelidzé. Et enfin, deux interprétations possibles de ce projet théorique sont avancées : 1) une philosophie de l’histoire qui permet de situer historiquement l’effort théorique de Megrelidzé lui-même ; 2) ce qui pourrait être appelé la paléontologie de la pensée, donnant un cadre méthodologique qui permet une reconstruction des modes de pensée propres à des sociétés diverses.
English abstract: This thesis examines a Soviet version of the sociology of knowledge as it was elaborated by the Georgian and Soviet thinker Konstantine Megrelidze in his work Fundamental problems of the sociology of the thought written in the 1930s.Firstly, the thesis offers a sketch of the not particularly well-known authors’ biography, as well as the peculiar and instructive history of his work, subjected to censorship a number of times and seen here as a palimpsest - the layers of which reveal the changing currents of Soviet intellectual history.Secondly, it draws some wider conclusions about the way that Soviet censorship functioned in general, furnishing some hermeneutical guidelines necessary for the interpretation of the work.Finally, the thesis engages in a detailed three-step analysis of the work. In the first step, an attempt is made to delimit the intellectual sources of Megrelidze’s project, namely, phenomenology, Marxism, Gestaltpsychologie, Marrist linguistics. The second step considers the “historical science of thinking” in terms of its relationship with the dominant theoretical debates in Soviet intellectual culture at the time. Finally, two possible readings of Megrelidze’s theoretical project are discussed, (1) as a social ontology – which takes seriously Megrelidze's commitment to a certain philosophy of history and emphasises the ways in which his own project could be regarded as structurally important within this context; and (2) as a paleontology of thinking - which provides a methodological framework allowing a reconstructing of the modes of thinking characteristic to different historical and contemporary societies.
URI: http://dante.univ-tlse2.fr/id/eprint/9296