Les fortifications arcadiennes aux époques classique et hellénistique. Des systèmes de défense intégrés à des territoires, des paysages et des réseaux
- Brouet, Julian (1995-.... ; docteur en Archéologie) (2025)
Thèse
Accès restreint
- Numéro national de thèse
- 2025TLSEJ106
- Titre en français
- Les fortifications arcadiennes aux époques classique et hellénistique. Des systèmes de défense intégrés à des territoires, des paysages et des réseaux
- Titre en anglais
- Arcadian Fortifications in the Classical and Hellenistic Periods.Defense systems integrated into territories, landscapes, and networks
- Directeur de recherche
- Luce, Jean-Marc (19..-....)
- Co-directeur de recherche
- Fachard, Sylvian (19..-....)
- Date de soutenance
- 24 novembre 2025
- Établissement de co-tutelle
- Université de Lausanne
- École doctorale
- TESC : Temps, Espace, Société, Culture
- Diplôme
- Doctorat en Archéologie
- Unité de recherche
- Patrimoine, Littérature, Histoire -PLH
- Sujet
- Archéologie
- Mots-clés en français
- Fortifications
- Arcadie
- Défense du territoire
- Archéologie du paysage
- Réseaux
- Classique-Hélénistique
- Mots-clés en anglais
- Fortifications
- Arcadia
- Territories
- Landscape Archaeology
- Networks
- Classical-Hellenistic
- Résumé en français
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Cette thèse porte sur l’analyse des fortifications des poleis d’Arcadie, du dernier tiers du Vᵉ au milieu du IIᵉ siècle av. J.-C. Dans une région montagneuse et politiquement fragmentée, la défense du territoire constitue un observatoire privilégié pour comprendre comment les communautés grecques organisaient leur sécurité, leur espace, et leur identité. La problématique centrale est de déterminer si la répartition des ouvrages fortifiés (enceintes urbaines, forteresses, tours rurales) relève d’une stratégie planifiée à l’échelle régionale ou d’une mosaïque de réponses locales, adaptées aux contraintes environnementales et aux enjeux politiques propres à chaque cité.
Afin de dépasser une lecture strictement militaire ou architecturale, cette recherche adopte une approche territoriale intégrée, attentive à la dimension paysagère des fortifications. La méthodologie repose sur le croisement systématique des sources littéraires, épigraphiques et archéologiques, combiné à l’emploi d’outils d’archéologie spatiale (SIG). Ces derniers permettent de modéliser les réseaux de communication (viaires et visuels) et d’analyser objectivement la relation entre les sites fortifiés et leur environnement.
Le travail s’organise en deux parties. La première définit le cadre contextuel de l’Arcadie antique : son environnement physique, ses structures sociopolitiques (de l’ethnos aux koina), ses réseaux de communication et ses conceptions de la frontière. La seconde partie est consacrée à l’analyse des fortifications. Elle aborde successivement la classification des sites selon une typologie fonctionnelle, puis l’architecture (appareils, tracés, portes, tours), les enjeux de la datation, et l’étude des logiques spatiales qui gouvernent leur implantation. Sont ainsi examinées leurs relations avec les terroirs agricoles, les voies de communication et les frontières. L’enquête se clôt sur l’analyse du fonctionnement des fortifications comme pôles de vie et refuges organisés en temps de crise, et sur l’identification des différents acteurs (cités, ligues, puissances extérieures, privés) ayant financé et mis en œuvre ces constructions.
Cette étude vise à proposer une lecture renouvelée de l’organisation défensive d’une région-clé du Péloponnèse. En articulant architecture, fonction, paysage et territoire, elle met en lumière un modèle de défense non pas centralisé, mais fondé sur une résilience polycentrique et une adaptation constante aux réalités du terrain. La fortification apparaît moins comme une barrière que comme un outil flexible de structuration de l’espace politique, social et économique. - Résumé en anglais
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This dissertation examines the fortifications of the Arcadian poleis, from the last third of the 5th century to the mid-2nd century BC. In a mountainous and politically fragmented region, territorial defense provides a privileged observatory for understanding how Greek communities organized their security, their space, and their identity. The central question is whether the distribution of fortified structures (urban walls, fortresses, rural towers) reflects a coordinated strategy at the regional scale or a mosaic of local responses, adapted to environmental constraints and the political challenges of each polis.
To move beyond a strictly military or architectural reading, the research adopts an integrated territorial approach, attentive to the landscape dimension of fortifications. The methodology combines literary, epigraphic, and archaeological evidence with the use of spatial archaeology tools (GIS). These allow for the modeling of communication networks—both roads and lines of sight—and for an objective analysis of the relationship between fortified sites and their environment.
The study is divided into two parts. The first defines the contextual framework of ancient Arcadia: its physical environment, its sociopolitical structures (from the ethnos to the koina), its communication networks, and its conceptions of the frontier. The second part is devoted to the analysis of fortifications. It addresses, in turn, the classification of sites according to a functional typology, the architecture (masonry, layouts, gates, towers), the challenges of dating, and the study of the spatial logics governing their location. Their connections with agricultural hinterlands, communication routes, and borders are examined in detail. The investigation concludes with an analysis of fortifications as centers of daily life and as organized refuges in times of crisis, and with the identification of the different actors (cities, leagues, external powers, private initiatives) involved in their construction and maintenance.
This study seeks to provide a renewed interpretation of the defensive organization of a key region of the Peloponnese. By articulating architecture, function, landscape, and territory, it highlights a model of defense that was not centralized, but based on polycentric resilience and a constant adaptation to the realities of the terrain. Fortification emerges less as a barrier than as a flexible instrument for structuring political, social, and economic space. - Accès au document
- Accès restreint
Citation bibliographique
Brouet, Julian (1995-.... ; docteur en Archéologie) (2025), Les fortifications arcadiennes aux époques classique et hellénistique. Des systèmes de défense intégrés à des territoires, des paysages et des réseaux [Thèse]