La mobilité en formation : une épreuve de l'incertain constitutive du devenir professionnel en travail social
- Pétrus, Céline (1969-.... ; docteure en sciences de l'éducation et de la formation) (2025)
Thèse
- Numéro national de thèse
- 2025TLSEJ136
- Titre en français
- La mobilité en formation : une épreuve de l'incertain constitutive du devenir professionnel en travail social
- Titre en anglais
- Mobility in training: a trial of uncertainty shaping the professional becoming in social work
- Directeur de recherche
- Bordes, Véronique (1963-.... ; enseignant-chercheur en sciences de l'éducation)
- Co-directeur de recherche
- Piaser, Alain (19..-....)
- Date de soutenance
- 19 décembre 2025
- Unité de recherche
- Education, Formation, Travail, Savoirs - EFTS
- Sujet
- Sciences de l'éducation
- Mots-clés en français
- Socialisation professionnelle
- Mobilité
- Biographicité
- Reflexivité
- Dynamique identitaire
- Liminarité
- Mots-clés en anglais
- Professionnal socialization
- Mobility
- Biographical approach
- Reflexivity
- Identity dynamics
- Liminality
- Résumé en français
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Cette thèse interroge la mobilité en formation des éducateurs spécialisés comme une épreuve constitutive du devenir professionnel en travail social. Elle analyse comment les déplacements géographiques, institutionnels ou symboliques participent à la socialisation et à la construction identitaire des futurs éducateurs. S’appuyant sur une approche qualitative fondée sur des entretiens narratifs et des observations de terrain, la recherche envisage la mobilité comme une expérience formatrice, biographique et liminaire, marquée par le doute, la perte de repères et la confrontation à l’altérité. Ces passages deviennent des espaces de transformation identitaire où s’opèrent tensions, bifurcations et réajustements.
La recherche mobilise la sociologie de la socialisation (Hughes, Dubar), l’anthropologie de la liminarité (Van Gennep, Turner) et la biographicité des expériences (Delory-Momberger). Elle met en lumière la fonction structurante de ces passages, où l’incertitude suscite un travail réflexif et narratif. Les témoignages montrent que la mobilité, choisie ou contrainte, agit comme une épreuve générant apprentissages et reconfigurations identitaires.
La méthodologie s’inscrit dans une démarche qualitative, phénoménologique et herméneutique attentive au sens donné par les individus à leurs expériences. La posture de praticienne-chercheure, impliquée dans son terrain professionnel et vigilante quant à ses cadres de perception, permet une implication partagée avec les participants. La compréhension émerge ainsi d’un travail d’interprétation dialogique et réflexif de co-construction de connaissance.
Au-delà d’un simple déplacement, la mobilité devient un laboratoire d’expérimentation pédagogique et politique, ouvrant un espace de créativité, de subjectivation et de transformation pour les futurs travailleurs sociaux. Elle favorise une lecture sensible et distanciée des parcours, articulant engagement, écoute et rigueur scientifique, transformant le terrain en un espace de dialogue, d’apprentissage et de connaissance partagée où la réflexivité devient un moteur de compréhension et d’éthique de recherche. - Résumé en anglais
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This thesis examines mobility within the training of social educators as a formative ordeal of uncertainty that is central to professional becoming in social work. It investigates how movements geographical, institutional, and symbolic contribute to processes of professional socialization and identity construction. Drawing on a qualitative design based on narrative interviews and field observations, the study conceptualizes mobility not as an institutional mandate but as a biographical, liminal, and formative experience. These transitional situations, marked by uncertainty and encounters with otherness, constitute sites of identity transformation characterized by tension, bifurcation, and adjustment.
Anchored in theories of professional socialization (Hughes, Dubar), the anthropology of liminality (Van Gennep, Turner), and biographical approaches (Delory-Momberger, Pineau), the analysis demonstrates how experiences of uncertainty stimulate reflective and narrative work, thereby rendering mobility a meaningful and structuring dimension of professional development. Participants’ accounts show that mobility whether voluntary or imposed functions as an existential trial that generates learning, reflexivity, and identity reconfigurations. Mobility thus emerges as a pedagogical and political laboratory for professional subjectivation, fostering creativity, self-understanding, and transformation.
Methodologically, the thesis adopts a qualitative, phenomenological, and hermeneutic approach attentive to the meanings that individuals attribute to their training experiences. Phenomenological narratives illuminate how situations are interpreted and made sense of within their social and institutional contexts. Engagement between the practitioner-researcher and participants supports a dialogical and reflexive interpretive process, positioning knowledge production as a shared endeavour embedded in professional practice. - Accès au document
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Citation bibliographique
Pétrus, Céline (1969-.... ; docteure en sciences de l'éducation et de la formation) (2025), La mobilité en formation : une épreuve de l'incertain constitutive du devenir professionnel en travail social [Thèse]