L’appropriation subjective de la prescription : gestion des violences par les intervenants sociaux en MECS
- Oudin, Emeline (2025)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- L’appropriation subjective de la prescription : gestion des violences par les intervenants sociaux en MECS
- Auteur
- Oudin, Emeline
- Directeur de recherche
- Brossais, Emmanuelle (1964-....)
- Date de soutenance
- 3 juillet 2025
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Institut National Supérieur du Professorat et de l'Education (INSPE)- Académie de Toulouse
- Mots-clés en français
- Appropriation subjective
- Prescription
- Maison d'Enfants à Caractère Social
- Violences institutionnelles
- Signalement
- Résumé en français
-
Ce mémoire s’inscrit dans une démarche réflexive des processus psychiques à l’oeuvre chez les intervenants sociaux confrontés à la gestion des violences dans les Maisons d’Enfants à Caractère Social (MECS). À travers la problématique de l’appropriation subjective des prescriptions institutionnelles, il s’agit d’explorer les tensions entre les exigences institutionnelles, le vécu subjectif et les pratiques concrètes.
La recherche adopte une posture épistémologique interprétative, fondée sur une méthodologie qualitative. Six professionnels issus de trois MECS ont été interrogés par le biais d’entretiens semi-directifs. Les données ont été analysées selon une approche thématique du contenu inspirée des travaux de Ramos (2015).
Les résultats mettent en lumière une diversité d’appropriations de la prescription de gestion de la violence, allant du conformisme assumé à un refus explicite. Le recours aux rituels et aux collectifs professionnels apparaît comme une tentative de régulation émotionnelle et de maintien d’un cadre sécurisant pour les jeunes comme pour les professionnels. Toutefois, des tensions identitaires, émotionnelles et organisationnelles émergent, soulignant la complexité du rôle éducatif face à la violence.
Le collectif éducatif joue un rôle ambivalent : soutien et facteur de résilience, mais aussi lieu de projection d’affects et d’agirs, tant chez les jeunes que chez les professionnels. La méconnaissance, voire l’absence d’application des protocoles de signalement en MECS, révèle un écart entre prescription institutionnelle et réalité de terrain, laissant les professionnels souvent seuls face à des violences mal définies.
Ce travail souligne les limites d’une prescription déconnectée des réalités subjectives des acteurs de terrain. Il ouvre la voie à une réflexion sur l’accompagnement institutionnel nécessaire à une réelle appropriation des prescriptions, à travers une meilleure diffusion, définition et reconnaissance des protocoles de gestion des violences. - Accès au document
- Non consultable
Citation bibliographique
Oudin, Emeline (2025), L’appropriation subjective de la prescription : gestion des violences par les intervenants sociaux en MECS [Mémoire]