Laver la faute par le travail : La Colonie pénitentiaire et agricole pour mineurs du Luc dans le Gard, 1856-1929.
- Rabiller, Delphine (2025)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- Laver la faute par le travail : La Colonie pénitentiaire et agricole pour mineurs du Luc dans le Gard, 1856-1929.
- Titre dans une autre langue
- Washing away guilt through work: The Luc Penitentiary and Agricultural Colony for Minors in the Gard, 1856-1929.
- Auteur
- Rabiller, Delphine
- Directeur de recherche
- Vabre, Sylvie (1963-.... ; historienne)
- Date de soutenance
- 24 septembre 2025
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Histoire
- Sujet
- Histoire contemporaine
- Mots-clés en français
- Délinquance
- Enfance
- Justice
- Administration pénitentiaire
- Assistance publique
- Bagne
- Prison
- Travail des enfants
- Agriculture
- Mots-clés dans une autre langue
- Childhood
- Mots-clés
- Delinquency
- Justice
- Prison administration
- Public assistance
- Penal colony
- Prison
- Child labor
- Agriculture
- Résumé en français
- En 1856, Pierre Marquès du Luc fonde, dans le Gard, la Colonie pénitentiaire et agricole du Luc. Destinée à accueillir les mineurs considérés délinquants par la société, elle s’inscrit dans la vague de création de ce genre d’établissement, consacré par la loi Corne du 5 août 1850. Les enfants, pour la plupart jugés non coupables, car sans discernement du fait de leur jeune âge, y sont envoyés afin d’y être « élevés en commun, sous une discipline sévère, et appliqués aux travaux de l’agriculture ainsi qu’aux principales industries qui s’y rattachent ». Après 73 ans d’activité, ayant accueilli des centaines de garçons et quelques filles, connu un changement de statut et vu trois générations de Marquès du Luc à sa tête, la colonie met fin à ses activités en 1929. Ce mémoire, qui s’inscrit dans plusieurs champs, tels que ceux de l’histoire sociale, de l’histoire rurale, ou encore de l’histoire de la politique et du droit, vise à mettre en lumière ce lieu, dont la mémoire est longtemps restée dans l’oubli. S’appuyant sur l’étude de nombreuses sources publiques, il met en avant la singularité de cette institution gardoise en venant questionner le quotidien de ses colons, au prisme des adultes qui les entourent, que ce soient les dirigeants, les gardiens, les locaux, ou bien encore l’État.
- Résumé
- In 1856, Pierre Marquès du Luc founded the Luc Penitentiary and Agricultural Colony in the Gard region. Intended to house minors considered delinquent by society, it was part of the wave of creation of this type of establishment, enshrined by the Corne Law of August 5, 1850. The children, mostly deemed not guilty because they lacked discernment due to their young age, were sent there to be "raised communally under strict discipline and trained in agricultural work and related industries." After 73 years of operation, having welcomed hundreds of boys and a few girls, undergone a change in status, and seen three generations of Marquès du Luc at its head, the colony ceased operations in 1929. This research, which falls within several fields, such as social history, rural history, and the history of politics and law, aims to shed light on this place, whose memory has long remained forgotten. Drawing on the study of numerous public sources, it highlights the unique nature of this Gard institution by examining the daily lives of its settlers through the lens of the adults who surrounded them, whether they were the leaders, the caretakers, the locals, or even the State.
Citation bibliographique
Rabiller, Delphine (2025), Laver la faute par le travail : La Colonie pénitentiaire et agricole pour mineurs du Luc dans le Gard, 1856-1929. [Mémoire]