Chronochromie de la peau
- Portais, Coline (2025)
Mémoire
Accès restreint
- Titre en français
- Chronochromie de la peau
- Titre dans une autre langue
- Chronochromy of the skin
- Auteur
- Portais, Coline
- Directeur de recherche
- Caumon, Céline (1976-....)
- Date de soutenance
- 24 juin 2025
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Institut Supérieur Couleur Image Design (ISCID)
- Sujet
- Arts appliqués
- Mots-clés en français
- Peau
- Surface épidermique
- Surface sensible - Interface
- Métamorphose
- Pli
- Mémoire
- Affects
- Humeurs
- Langage corporel
- Coloris
- Motif
- Imaginaire matériel
- Mots-clés
- Skin
- Epidermal surface
- Sensitive surface
- Metamophis
- Fold
- Memory
- Affects
- Humour
- body language
- colouring
- Pattern
- Material imagination
- Résumé en français
-
La peau évoque un parchemin, révélant les différentes strates de notre vie. Porteuse de ces marques, elle conserve et contient notre espace intime, comme si elle témoignait de la mémoire. Parchemin vivant en perpétuelle évolution, elle voit apparaître des phénomènes cutanés qui, parfois, altèrent notre identité. Elle est cette surface sensible et expressive où le coloris fait motif, au fil du temps et des transformations du corps. La peau est pensé non comme une enveloppe figée, mais comme une matière vivante, poreuse, marquée par les humeurs, les affects et les passages de l’âge.
Trois temps scandent cette traversée : la naissance, où la peau s'ouvre à l’inscription du sensible ; l’adolescence, temps de métamorphoses, de plis, de tensions chromatiques ; puis les transformations corporelles, où la peau devient archive mouvante de l’existence.
Ces marques, témoignent de notre histoire, font partie intégrante de notre peau, ce premier vêtement tissé de notre personnalité et de notre culture. Elles font de nous des êtres sensibles, qui expriment leurs émotions et leurs sensations à travers elle. La peau se donne donc à lire comme une architecture de la présence, un tissu de temporalités sensibles où le coloris trace, tache, module et recompose notre rapport au monde. La peau comme espace de modulation chromatique.
Je m’efforce de montrer comment le coloris fait motif sur la peau tout au long de notre vie et ce qu’il racontent d’elle. Car chaque peau a quelque chose à dire de nous, elle est notre langage visuel. - Résumé
-
The skin evokes a parchment, revealing the different strata of our lives. Bearing these marks, it preserves and contains our intimate space, as if it bore witness to memory. A living parchment in constant transformation, the skin sees the emergence of cutaneous phenomena that may, at times, alter our identity. It is a sensitive and expressive surface where colour becomes motif, shaped by time and the body’s transformations. The skin is not conceived as a fixed envelope, but as a living, porous material, marked by moods, affects, and the transitions of age.
Three temporalities structure this journey: birth, where the skin opens itself to the inscription of the sensible; adolescence, a time of metamorphoses, of folds and chromatic tensions; and then the transformations of the body, where the skin becomes a moving archive of existence.
These marks are testimonies of our story, an integral part of our skin, the first woven garment of our personality and culture. They make us sensitive beings who express their emotions and sensations through this surface. The skin thus offers itself as an architecture of presence, a fabric of sensitive temporalities where colour traces, stains, modulates and reconfigures our relationship to the world. The skin as a space of chromatic modulation.
I strive to show how colour becomes motif on the skin throughout our lives, and what it tells us about her. Because each skin has something to say about us, it is our visual language.
Citation bibliographique
Portais, Coline (2025), Chronochromie de la peau [Mémoire]