L'apprentissage coopératif au sein de l'éducation prioritaire
- Atieh, Aadel (2025)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- L'apprentissage coopératif au sein de l'éducation prioritaire
- Auteur
- Atieh, Aadel
- Directeur de recherche
- Amathieu, Jérôme (1980-....)
- Date de soutenance
- 11 avril 2025
- UFR ou composante
- Institut National Supérieur du Professorat et de l'Education (INSPE)- Académie de Toulouse
- Sujet
- Sciences de l'éducation
- Mots-clés en français
- Apprentissage coopératif
- Éducation prioritaire
- Résumé en français
- Lors de nos recherches, nous avons pu constater que l’apprentissage par la coopération n'apparaît pas central dans les planifications des enseignants, et son organisation est souvent relayée à des contraintes organisationnelles, cela quoique que les bienfaits de la coopération soient prouvés dans de nombreux travaux. En effet, un enseignant connaissant et maîtrisant les finesses des formes de coopération et pouvant associer les différentes méthodes de coopération (dyades, symétriques et dissymétriques, tutorat, groupes plus ou moins grands…) dans son enseignement va pouvoir améliorer les apprentissages chez les enfants et les adolescents (Baillon, 2015 ; Epinoux et Lafont, 2018 ; Evin, 2013) et favoriser la construction de compétences (citoyennes, vivre ensemble). Cette difficulté de mise en place peut être expliquée par les nombreux pré-requis nécessaires au bon fonctionnement de cette coopération et à la variabilité des résultats notamment en fonction des publics. En effet, on peut voir la complexité de la mise en place et du fonctionnement de la coopération notamment au travers du nombre de formes de groupe possible, ainsi que de la nécessité de construction d’un climat de classe bienveillant. De plus, certaines conditions de fonctionnement de la coopération sont difficilement contrôlables par l’enseignant et dépendent aussi beaucoup de l’activités des élèves et de leur investissement dans les interactions de coopérations. Cela peut poser problème d’autant plus dans les contextes d’éducation prioritaire décrits comme “difficiles” où comme nous l’avons évoqué précédemment, les élèves peuvent avoir des difficultés au niveau du langage, amenant donc des problèmes dans les interactions entre l es élèves. En effet, cela est susceptible de renforcer les malentendus et donc les conflits entre les élèves. De plus, l'enseignant d'EPS, ayant des élèves en classe avec une tendance à régulièrement décrocher et considérant davantage l’EPS comme un temps de défoulement, peut avoir des difficultés dans la mise en place d’un travail poussé et d’un engagement durable pour ses élèves, dans leurs interactions. Ainsi nous trouvons pertinent de nous intéresser à ce qui permet, dans ces milieux dits “difficiles”, le fonctionnement de la coopération.
Citation bibliographique
Atieh, Aadel (2025), L'apprentissage coopératif au sein de l'éducation prioritaire [Mémoire]