Comment se manifeste la lutte urbaine bruxelloise au prisme de l’Atelier de Recherches et d’Actions Urbaines dans un contexte d’urbanisme néo-libéral (toujours) subi ?
- Canale, Zélie (2026)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- Comment se manifeste la lutte urbaine bruxelloise au prisme de l’Atelier de Recherches et d’Actions Urbaines dans un contexte d’urbanisme néo-libéral (toujours) subi ?
- Auteur
- Canale, Zélie
- Directeur de recherche
- Sibertin-Blanc, Mariette (1975.-....)
- Date de soutenance
- 3 juillet 2026
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Géographie-Aménagement-Environnement
- Sujet
- Urbanisme
- Mots-clés en français
- Lutte urbaine
- Bruxelles
- Urbanisme
- Action Locale
- Résumé en français
-
“Le but de l’action de l’ARAU (Atelier de Recherches et d'Actions Urbaines) est la fabrique d’une ville forte. Une ville qui réalise le droit d’y vivre dans l’égalité et la liberté. L’ARAU refuse l’affaiblissement du politique, la passivité du politique et sa sclérose” sont les mots transmis par René Schoonbrodt à la dernière École Urbaine, docteur en sociologie et fondateur de la structure. Ses propos illustrent parfaitement la notion de lutte urbaine, définie non pas comme une simple contestation ponctuelle, mais comme une forme d’engagement politique et citoyen visant à défendre le droit des habitant.es à la ville. Cette lutte urbaine renvoie à une vision de l’action urbaine comme un rapport de force, dans lequel associations et citoyen.nes cherchent à peser sur les décisions prises pour les espaces urbains, afin d’en préserver les usages, les droits et les attachements. Cette conception de l’action urbaine s’inscrit dans une réflexion plus large de la démocratie participative, encore souvent opposée à la démocratie représentative (Manon Loisel et Nicolas Rio), dans laquelle elle est généralement conçue comme la mise en place de dispositifs favorisant l’implication directe des habitant·es dans les politiques publiques. Si celle-ci est parfois pensée comme un moyen de construire un compromis et de tendre vers le consensus institutionnel (François Ascher et Xavier Desjardins) elle peut également être appréhendée comme une pratique plus conflictuelle, capable d’assumer une position d’opposition en faveur de changement de paradigme (Community Organizing de Saul Alinsky, Max Rousseau et Vincent Béhal). Ainsi, Maryse Bresson identifie 3 modèles de participation : comme action publique, comme action collective et comme mobilisation.
Ce majoritairement dans ces deux dernières perspectives que s’inscrit la lutte urbaine portée par l’ARAU : loin de se limiter à une simple consultation ou à une recherche d’accord institutionnel, elle vise à contrebalancer les décisions publiques lorsque celles-ci viennent menacer les intérêts locaux. Un des objectifs principaux repose ici sur la notion d’empowerment citoyen : issue du terme “pouvoir” en anglais, l'empowerment renvoie à l’idée de laisser de l’espace et de créer des outils aux citoyen.nes afin qu’ils et elles puissent s’approprier des enjeux urbains, dans l’idée d’avoir davantage le contrôle sur leurs environnements, puisque cela est supposé renforcer leur capacité d’agir. En effet, face à l'essoufflement démocratique constaté depuis les années 2010 (comme l’a très bien prouvé la crise des gilets jaunes), entre la montée du taux d’abstention et la notoriété de l’extrême droite, l’empowerment citoyen oeuvre à rétablir l’équilibre politique et à redonner du pouvoir localement. L’action collective devient alors un levier de formation politique et sociale, permettant à tout un chacun de renforcer sa façon de réfléchir, d’agir et de peser dans la fabrique de la ville. Perçue comme une forme de participation citoyenne plus informelle, la lutte urbaine vient donc répondre à ces enjeux démocratiques fragilisés, bien qu’elle existe depuis les années 70.
Ainsi, nous analyserons comment se manifeste la lutte urbaine bruxelloise au prisme de l’Atelier de Recherches et d’Actions Urbaines dans un contexte d’urbanisme néo-libéral (toujours) subi ?
Il s’agira de se pencher dans un premier temps sur les premières émergences de luttes urbaines bruxelloises : d’abord dans un contexte encore nouveau d’urbanisme peu tourné vers les intérêts sociaux locaux, puis comment les acteurs publics peinent toujours aujourd’hui à les articuler, entre difficultés et blocages institutionnels. C’est en ce sens que les missions de l’ARAU, en seconde partie, viennent confirmer que ses actions sont plus que jamais nécessaires dans ce contexte urbain si complexe. - Accès au document
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Citation bibliographique
Canale, Zélie (2026), Comment se manifeste la lutte urbaine bruxelloise au prisme de l’Atelier de Recherches et d’Actions Urbaines dans un contexte d’urbanisme néo-libéral (toujours) subi ? [Mémoire]