Le vivant : un outil majeur d’adaptation urbaine. Le cas des espaces publics à Bangkok.
- Charruau, Lémilia (2026)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- Le vivant : un outil majeur d’adaptation urbaine. Le cas des espaces publics à Bangkok.
- Titre dans une autre langue
- Nature: A Key Tool for Urban Adaptation. The Case of Public Spaces in Bangkok.
- Auteur
- Charruau, Lémilia
- Directeur de recherche
- Redon, Marie
- Date de soutenance
- 3 septembre 2026
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Géographie-Aménagement-Environnement
- Sujet
- Urbanisme
- Mots-clés en français
- Bangkok
- Ville hyper-dense
- Espaces publics
- Adaptation climatique
- Nature fonctionnelle.
- Mots-clés
- Bangkok
- Hyper-dense city
- Public spaces
- Climate adaptation
- Functional nature.
- Résumé en français
-
Ce mémoire étudie la place du vivant dans l’adaptation urbaine d’une métropole hyper-dense à travers le cas des espaces publics à Bangkok. Il s’appuie sur un stage de douze semaines au sein de la Bangkok Metropolitan Administration (BMA) et cherche à comprendre comment la végétation peut répondre aux enjeux climatiques tout en améliorant le cadre de vie des habitants.
La première partie retrace l’évolution de Bangkok, depuis sa fondation comme cité amphibie autour du Chao Phraya et des canaux jusqu’à sa transformation en métropole dense et fortement urbanisée. Cette trajectoire, marquée par l’urbanisation rapide, la motorisation et la pression foncière, permet de comprendre la perte progressive des sols, de l’eau et des espaces publics.
La deuxième partie dresse le diagnostic environnemental et institutionnel de la métropole. Inondations, affaissement des sols, pollution, îlots de chaleur et manque d’espaces verts rendent Bangkok particulièrement vulnérable. La BMA tente d’y répondre notamment à travers « Green Bangkok 2030 », mais sa capacité d’action reste limitée par une gouvernance fragmentée, la pression foncière et les intérêts économiques. L’accessibilité réelle aux espaces publics apparaît comme un enjeu majeur.
La troisième partie décrit mon expérience de terrain au sein de la Bangkok Metropolitan Administration, d’abord au bureau de l’environnement puis au département de planification et de développement urbain. À travers différents projets, des pocket parks à la réhabilitation de canaux et à la réflexion autour de la ville du quart d’heure, ce stage m’a permis de découvrir concrètement les méthodes de travail, les enjeux et les contraintes auxquels sont confrontés les acteurs de l’aménagement à Bangkok.
Enfin, la quatrième partie interroge la capacité des espaces verts à rendre Bangkok plus vivable. Les pocket parks constituent une réponse à la saturation foncière, mais leur multiplication ne garantit ni leur qualité écologique ni leur accessibilité. Le mémoire défend ainsi le passage d’un végétal décoratif et quantifié à une nature fonctionnelle, accessible et interconnectée. À travers la biophilie, les services écosystémiques et le « Just Green Enough », le vivant devient une véritable infrastructure urbaine capable de rafraîchir la ville, gérer l’eau et créer des espaces de sociabilité. - Résumé
-
This thesis examines the role of living systems in the urban adaptation of a hyper-dense metropolis through the case of public spaces in Bangkok. It is based on a twelve-week internship within the Bangkok Metropolitan Administration (BMA) and seeks to understand how vegetation can address climate-related challenges while improving residents’ quality of life.
The first part traces the evolution of Bangkok, from its foundation as an amphibious city around the Chao Phraya River and its canals to its transformation into a dense and highly urbanized metropolis. This trajectory, marked by rapid urbanization, motorization and land pressure, helps to understand the gradual loss of soil, water and public spaces.
The second part provides an environmental and institutional assessment of the metropolis. Flooding, land subsidence, pollution, urban heat islands and the lack of green spaces make Bangkok particularly vulnerable. The BMA attempts to address these challenges, notably through “Green Bangkok 2030”, but its capacity for action remains constrained by fragmented governance, land pressure and economic interests. Effective accessibility to public spaces emerges as a major issue.
The third part describes my field experience within the BMA, first in the Environment Office and then in the Urban Planning and Development Department. Through various projects, from pocket parks to canal rehabilitation and considerations surrounding the 15-minute city, this internship allowed me to gain practical insight into the working methods, challenges and constraints faced by urban planning stakeholders in Bangkok.
Finally, the fourth part examines the capacity of green spaces to make Bangkok more livable. Pocket parks provide a response to land saturation, but their multiplication does not guarantee either their ecological quality or their accessibility. The thesis therefore advocates a shift from decorative and quantified vegetation towards functional, accessible and interconnected nature. Through biophilia, ecosystem services and the “Just Green Enough” approach, living systems become a genuine urban infrastructure capable of cooling the city, managing water and creating spaces for social interaction. - Accès au document
- Non consultable
Citation bibliographique
Charruau, Lémilia (2026), Le vivant : un outil majeur d’adaptation urbaine. Le cas des espaces publics à Bangkok. [Mémoire]