Lire Phnom Penh depuis ses communautés urbaines pauvres
- Lopez, Thibault (2026)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- Lire Phnom Penh depuis ses communautés urbaines pauvres
- Auteur
- Lopez, Thibault
- Directeur de recherche
- Redon, Marie
- Date de soutenance
- 3 septembre 2026
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Géographie-Aménagement-Environnement
- Sujet
- Urbanisme
- Mots-clés en français
- Phnom Penh
- Ville verte
- Droit à la ville
- Communautés urbaines pauvres
- Planification urbaine
- Mots-clés dans une autre langue
- Phnom Penh
- Green city
- Right to the city
- Urban poor communities
- Urban planning
- Résumé en français
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Ce travail analyse les transformations contemporaines de Phnom Penh depuis les communautés urbaines pauvres et interroge la place croissante de la « ville verte » dans la production de la capitale cambodgienne. Il s’appuie sur un stage de recherche-action réalisé au sein de Sahmakum Teang Tnaut Organization (STT), où l’enquête, la cartographie et la production de données sont directement mobilisées au service du plaidoyer et de la défense des communautés.
Le mémoire prolonge ce terrain en étudiant la ville verte non comme un modèle urbain stabilisé, mais comme un référentiel dont les significations et les usages varient selon les acteurs qui le mobilisent. L’analyse combine littérature scientifique, documents de planification, projets immobiliers, communication des promoteurs et matériaux de terrain. Elle met en évidence une tension entre, d’une part, l’intégration croissante des enjeux environnementaux dans la planification de Phnom Penh et, d’autre part, une fabrique urbaine fortement structurée par la valorisation foncière, les grands projets et les opérateurs privés. Le « vert » peut ainsi produire de réelles améliorations environnementales tout en devenant une aménité résidentielle ou un facteur de valorisation, tandis que certains milieux écologiques et hydrologiques, notamment les zones humides, restent fragilisés.
Depuis les communautés urbaines pauvres, cette transformation conduit à élargir la lecture du droit à la ville. Celui-ci ne relève plus seulement de l’accès ou de la présence dans l’espace urbain, mais aussi de la capacité à rester, à accéder durablement aux services, à limiter l’exposition aux risques, à conserver les ressources nécessaires à l’habiter et à participer aux décisions qui transforment son environnement. La ville verte apparaît ainsi moins comme intrinsèquement excluante que comme sélective dans les modalités de sa mise en œuvre, selon les espaces et les groupes qui bénéficient des améliorations environnementales ou restent davantage exposés aux contraintes liées aux transformations urbaines. Le « droit à la ville verte » permet dès lors de questionner conjointement justice sociale, habitabilité et transformation environnementale de la ville. - Résumé dans une autre langue
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This study examines the contemporary transformations of Phnom Penh from the perspective of urban poor communities and investigates the growing role of the “green city” in the making of the Cambodian capital. It draws on an action-research internship conducted within Sahmakum Teang Tnaut Organization (STT), where fieldwork, mapping and data production are directly used to support advocacy and defend the rights of communities.
Building on this fieldwork, the dissertation approaches the green city not as a fixed urban model, but as a frame of reference whose meanings and uses vary depending on the actors who mobilise it. The analysis combines academic literature, planning documents, real-estate projects, developers’ communications and fieldwork materials. It highlights a tension between, on the one hand, the growing integration of environmental concerns into Phnom Penh’s urban planning and, on the other, a process of urban development strongly shaped by land valorisation, large-scale projects and private operators. “Green” development can therefore bring genuine environmental improvements while also becoming a residential amenity or a source of increased land value. Meanwhile, certain ecological and hydrological environments, particularly wetlands, remain under threat.
From the perspective of urban poor communities, these transformations call for a broader understanding of the right to the city. This right concerns not only access to or presence within urban space, but also the ability to remain in place, gain long-term access to services, reduce exposure to risks, preserve the resources required for everyday life and participate in decisions that transform one’s environment. The green city therefore appears less intrinsically exclusionary than selective in the ways it is implemented, depending on which areas and social groups benefit from environmental improvements and which remain more exposed to the pressures associated with urban transformation. The "right to the green city” thus provides a framework for jointly examining social justice, habitability and the environmental transformation of the city. - Accès au document
- Non consultable
Citation bibliographique
Lopez, Thibault (2026), Lire Phnom Penh depuis ses communautés urbaines pauvres [Mémoire]