Quels sont les leviers permettant une meilleure acceptabilité d'un projet de densification au sein d'un tissu pavillonnaire ?
- Rieu, Camille (2026)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- Quels sont les leviers permettant une meilleure acceptabilité d'un projet de densification au sein d'un tissu pavillonnaire ?
- Auteur
- Rieu, Camille
- Directeur de recherche
- Escaffre , Fabrice
- Date de soutenance
- 4 septembre 2026
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Géographie-Aménagement-Environnement
- Sujet
- Urbanisme
- Mots-clés en français
- Densification urbaine
- Acceptabilité habitante
- Participation citoyenne
- Tissu pavillonnaire
- Renouvellement urbain
- Résumé en français
-
Ce mémoire s'appuie sur les enjeux du projet Bouygues : un site de 4,5 hectares dont la reconversion en 250 à 300 logements interroge les leviers d'acceptabilité d'une densification en tissu pavillonnaire. Problématique : comment rendre acceptable un projet dense dans un quartier résidentiel diffus ? L'état de l'art s'articule en trois temps.
D'abord, la genèse des politiques de densification : l’après-guerre est un moment charnière. Le plan Courant (1953) fait naître les grands ensembles. Ce modèle est critiqué dès les années 1960-70 (monotonie, ségrégation). Le modèle pavillonnaire qui émerge à la même période, est lui-même remis en cause dès les années 1990 (New Urbanism, loi SRU, loi ZAN) pour des raisons environnementales. La perception de la densité y apparaît comme subjective : l'habitant l'évalue par comparaison à son quotidien, et tout projet réactive l'imaginaire des barres et tours. Le rejet ne porte pas sur le nombre de logements mais sur la forme urbaine et la transformation imposée, d'où des luttes sociales comme le NIMBY/BANANA. Deux leviers se dégagent alors :
Premier levier : la qualité urbaine, reposant sur trois piliers : la cohérence avec le contexte, la qualité d'usage (végétal, sécurité, multifonctionnalité, ville du quart d'heure) et la qualité architecturale (gradation des hauteurs, effet masse évité, limites en épaisseurs paysagères). Objectif : transformer une densité subie en intensité désirable en compensant les nuisances pour les habitants.
Deuxième levier : la participation habitante. Le modèle BIMBY montre que l'implication du propriétaire comme maître d'ouvrage limite le sentiment de dépossession. La co-construction (maîtrise d'usage, Vulbeau 2014) donne aux habitants une légitimité décisionnelle et favorise l'empowerment. Le quartier du Pile à Roubaix (Chavassieux, 2018) illustre les facteurs de succès : représentativité, pluridisciplinarité (AMU), périmètre fédérateur, temporalité longue. Ce modèle a ses limites : la participation s'effondre quand l'intérêt général implique une nuisance individuelle. Les espaces participatifs peuvent se politiser, et les tensions entre intérêts restent irréductibles. - Accès au document
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Citation bibliographique
Rieu, Camille (2026), Quels sont les leviers permettant une meilleure acceptabilité d'un projet de densification au sein d'un tissu pavillonnaire ? [Mémoire]