"Les petites copropriétés, angle mort de la rénovation énergétique "
- Pages, Léo (2026)
Mémoire
Non consultable
- Titre en français
- "Les petites copropriétés, angle mort de la rénovation énergétique "
- Auteur
- Pages, Léo
- Directeur de recherche
- Escaffre, Fabrice (1978-....)
- Date de soutenance
- 24 septembre 2026
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Géographie-Aménagement-Environnement
- Sujet
- Urbanisme
- Mots-clés en français
- Petites copropriétés
- Action publique
- Acteurs
- Ingénierie territoriale
- Systémique
- Résumé en français
-
« Si la puissance publique doit porter des choses sur les petites copropriétés, c'est avant tout en mettant en place des dispositifs publics dédiés sur les centres anciens et sur les territoires où il n'y a pas les moyens de prendre les choses autrement que par des dispositifs publics. Parce qu'une AMO seule ne pourra pas y arriver. Et en fait, le modèle reste à inventer sur ce sujet... »
Arnaud Alriq, directeur adjoint d’Urbanis Solutions Rénovation, nous offre dans ces propos le cadrage de notre sujet. Alors que la copropriété est souvent associée aux grands ensembles de l’après-guerre ou aux immeubles haussmanniens, elle est en réalité majoritairement composée de petites copropriétés : celles de dix lots d’habitation ou moins représentent 53,9 % du parc. Pourtant, ces copropriétés restent peu présentes dans les représentations et dans les dispositifs publics. Ce travail cherche ainsi à comprendre le décalage entre les caractéristiques de ce parc et les politiques de rénovation énergétique qui lui sont destinées. Il ne s’agit pas de remettre en cause ces politiques, mais d’identifier les difficultés qui limitent leur mise en œuvre dans les petites copropriétés. Ces difficultés sont à la fois statistiques, territoriales, économiques et sociales. L’analyse de la répartition géographique des petites copropriétés, de leurs conditions d’accès aux aides et des différents acteurs qui interviennent dans leur rénovation montre que plusieurs obstacles se cumulent. Une partie de ces copropriétés n’est pas immatriculée, certaines sont gérées sans syndic professionnel et leur faible volume de travaux peut également limiter l’intervention des entreprises et des professionnels de la rénovation. Ces caractéristiques rendent leur accompagnement plus difficile, alors même qu’elles constituent la forme dominante de la copropriété.
Dès lors, la question n’est pas seulement celle du niveau des aides disponibles, mais aussi celle de la capacité des politiques publiques à identifier et à accompagner les immeubles concernés. L’entrée par la rénovation énergétique peut constituer un levier important, notamment pour mobiliser des financements, mais elle ne permet pas toujours de répondre aux difficultés qui précèdent la réalisation des travaux. La connaissance statistique du parc ne suffit donc pas, l’enjeu est également de mieux connaître la situation concrète des copropriétés et les conditions dans lesquelles elles peuvent engager une rénovation. - Accès au document
- Non consultable
Citation bibliographique
Pages, Léo (2026), "Les petites copropriétés, angle mort de la rénovation énergétique " [Mémoire]