Les aquarelles de Philippe Cognée (2001-2009) : de l'intimité à l'universalité
- Dubois, Blandine (2014)
Mémoire
- Titre
- Les aquarelles de Philippe Cognée (2001-2009) : de l'intimité à l'universalité
- Auteur
- Dubois, Blandine
- Directeur de recherche
- Aubry, Brigitte (1973-....)
- Date de soutenance
- 30 juin 2014
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Histoire
- Sujet
- Art et histoire de l'art
- Mots-clés en français
- Art contemporain
- Processus de création (Esthétique)
- Arts graphiques
- Peinture-France-20e siècle
- Peinture-France-21e siècle
- Aquarelle
- Érotisme
- Autoportrait
- Résumé en français
-
L’œuvre à l’aquarelle chez Philippe Cognée apparaît comme singulier dans sa production sur papier. C’est en effet un œuvre paradoxal relevant à la fois du domaine de la peinture, issu du geste de peintre et de la pratique du pinceau, et de l’inscription sur le matériau papier, propre au dessin et aux expressions graphiques dans leur acception large. Il y a-t-il tension, à mi-chemin entre peinture et graphisme ?
Au miroir des peu nombreuses publications et expositions récentes consacrées à l’aquarelle contemporaine, nous pouvons constater que cette technique bénéficie d’une considération plutôt discrète. Cependant, elle a toujours été et demeure présente de manière non négligeable dans les pratiques picturales des artistes. Dès lors, est-ce aujourd’hui un médium considéré comme mineur, parallèle ou secondaire ? Quel est le regard posé sur cette technique et son utilisation actuelle par les artistes contemporains ?
Quelles sont l’autonomie, l’indépendance et la corrélation de ce corpus à l’aquarelle par rapport à l’œuvre peint ou sculpté de Philippe Cognée, mais aussi à l’ensemble de son œuvre sur papier ? Ces aquarelles sont-elles préparatoires ou sont-elles un pur exercice de liberté et d’imagination ? À quels moments le peintre a-t-il recourt à cette technique ? S’agit-il de moments libres, choisis ou imposés par un contexte particulier? Quels rapports ces aquarelles entretiennent-elles avec le réel : sont-elles peintes sur le vif, sans modèle, ou à partir d’une image préexistante ? Est-ce une production mineure, expérimentale, un jeu ? Quelle est la justification de l’aquarelle dans l’acte créatif de l’artiste? Pourquoi le recours à l’aquarelle semble plus important chez lui au tournant des années 2000 ?
Les aquarelles occupent en fait une place discrète mais jouent un rôle non négligeable dans l’évolution du travail de Philippe Cognée et constituent un œuvre à part entière empli de sens et de poésie.
Le corpus d’aquarelles étudié dans ce mémoire est composé de séries réalisées entre 2001 et 2009 et conservées pour la plupart dans l’atelier de l’artiste. Il rassemble 133 aquarelles, de format moyen sur papier blanc de coton
Ce mémoire de master s’attache donc à définir et circonscrire la particularité, l’unicité, de la pratique à l’aquarelle chez Philippe Cognée à travers l’étude de séries cohérentes (autoportraits, série érotique, carnets de voyage, illustration de textes, fenêtres, vanités..). Le fil conducteur choisi reliant ces ensembles s’incarne dans la notion de corps dans une acception très large : corporéité humaine et érotique, corps architectural, corps désincarné. Au miroir des séries composant ce corpus, recourir à l’aquarelle chez Philippe Cognée permet ainsi de peindre l’essentiel, c’est-à-dire l’homme et son humanité, voué à la finitude, à la fois dans son intimité la plus crue et son universalité. - Accès au document
- Accès libre
Citation bibliographique
Dubois, Blandine (2014), Les aquarelles de Philippe Cognée (2001-2009) : de l'intimité à l'universalité [Mémoire]