La projection frontale au cinéma : expression d'une identité filmique par l'hybridation : un effet spécial d’incrustation à la prise de vue
- Dorado, Olivia (1982-....) (2023)
Thèse
- Numéro national de thèse
- 2023TOU20112
- Titre en français
- La projection frontale au cinéma : expression d'une identité filmique par l'hybridation : un effet spécial d’incrustation à la prise de vue
- Titre en anglais
- The front projection in cinema : the expression of film identity by hybridization
- Auteur
- Dorado, Olivia (1982-....)
- Directeur de recherche
- Arbus, Pierre (1964-.... ; compositeur)
- Date de soutenance
- 18 décembre 2023
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- École doctorale
- ALLPH@ : Arts, Lettres, Langues, Philosophie, Communication
- Diplôme
- Doctorat en Cinéma
- Unité de recherche
- Laboratoire de Recherche en Audiovisuel - Savoirs, Praxis et Poïétiques en Art - LARA-SEPPIA
- Sujet
- Cinéma
- Mots-clés en français
- Projection frontale
- Effets spéciaux
- Incrustation
- Composition spatiale
- Techno-esthétique
- Mots-clés en anglais
- Front projection
- Special effects
- Inlay techniques
- Spatial composition
- Techno-aesthetic
- Résumé en français
- Les effets spéciaux scénographiques n’ont eu de cesse de se transformer en fonction de l’évolution des techniques d’enregistrement cinématographique et des procédés industriels mis en place. Cette thèse propose dans un premier temps une approche historiographique des effets spéciaux d’incrustation, avant de s’intéresser au rapprochement entre les enjeux médiatiques de ces dispositifs et la réception spectatorielle. Considérer le dispositif de composition spatiale d’un point de vue technique – qu’il se situe à la prise de vue ou en post-production – permet de mieux cerner les enjeux de la conception mais aussi de la réception filmique. Par ailleurs, la question de l’appréhension spectatorielle de la composition scénographique donne une perspective nouvelle de l’esthétique spatiale, questionnant tant le geste de la fabrique que ses implications socio-culturelles. Le prolongement de ces réflexions est dédié à l’élaboration d’une cartographie esthétique des effets spéciaux de composition spatiale, afin de mieux identifier les intentions artistiques et implications médiatiques qui leur sont inhérentes. Parmi les techniques de composition spatiale à la prise de vue, le dispositif de projection frontale occupe une place à part, tant d’un point de vue technologique qu’esthétique. La projection frontale a constamment refait surface au cours de l’histoire des effets spéciaux d’incrustation, mais elle ne fait plus partie du référentiel des effets spéciaux utilisés dans le cinéma contemporain, hormis quelques rares utilisations performatives, pédagogiques ou expérimentales. Pourtant, dans une dynamique sociale où s’opposent avancée technologique et quête d’authenticité, la projection frontale constitue un dispositif pouvant allier ces deux prérogatives. Le point technologique demeure un élément clé dans l’ancrage médiologique des dispositifs, tout en induisant un engagement intellectuel et émotionnel différencié des spectateurs, où l’association d’une imagerie filmique aux caractéristiques graphiques des dispositifs propose un acte narratif de la techno-esthétique suivant son ancrage médiatique. Suivant ces considérations médiologiques, c’est du point de vue de ses propriétés plastiques que la projection frontale peut trouver un intérêt contemporain, proposant de fait deux identités visuelles distinctes suivant sa configuration technique traditionnelle ou réformée : l’une faisant appel à un « réservoir mémoriel collectif », et l’autre jouant la carte d’un photoréalisme cinématographique dont les contours restent à définir. Ces deux configurations techno-esthétiques amènent alors à interroger la démarche artistique suivant leurs utilisations. C’est autour de cette ambivalence que la dernière partie de cette thèse explorera l’éventualité d’une réappropriation contemporaine du dispositif de projection frontale.
- Résumé en anglais
- On-set special effects have constantly changed according to the evolutions of recording techniques and industrial expectations. This thesis firstly proposes a historiographical approach to compositing, before focusing on the connexion between these devices’ mediatic issues and spectatorial reception. To consider the spatial composition device from a technical point of view – whether it is located on shoot or in post-production – allows for a better understanding of the issues pertaining to design but also to film reception. Moreover, the question of spectatorial apprehension of scenographic composition gives a new perspective o the aesthetics of space, questioning both the act of fabricating and its socio-cultural implications. The continuation of these considerations is dedicated to mapping the aesthetics of the special effects used in spatial composition, in order to better identify artistic intentions and their inherent mediatic implications. Among the techniques of on-set spatial composition, front projection devices have occupied a special place, both from a technological and aesthetic point of view. Front projection has constantly resurfaced throughout the history of compositing, but it is no longer part of the standard special effects used in contemporary cinema, except for a few rare performative, pedagogical or experimental uses. However, in a social dynamic where technological progress and the quest for authenticity are opposed, front projection is a device that can combine these two prerogatives. The technological point remains a key element in device’s mediological anchoring, whilst inducing a differentiated intellectual and emotional commitment of the spectators. And associating filmic imagery with the characteristics of the device’s graphic identity proposes a techno-aesthetic act based on its media. Following these mediological considerations, it is from the point of view of its plastic properties that front projection can find contemporary interest, since it offers two distinct visual identities according to its traditional or reformed technical configuration: one using a “collective memory reservoir”, and the other playing the card of a cinematographic photorealism whose contours remain to be defined. These two techno-aesthetic configurations then lead us to question the artistic approach of their uses. It is around this ambivalence that the last part of this thesis explores the possibility of a contemporary reappropriation of the front projection device.
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Citation bibliographique
Dorado, Olivia (1982-....) (2023), La projection frontale au cinéma : expression d'une identité filmique par l'hybridation : un effet spécial d’incrustation à la prise de vue [Thèse]