La destruction dans l'oeuvre de Philippe Cognée : une esthétique du chaos
- Dubois, Blandine (2009)
Mémoire
- Titre
- La destruction dans l'oeuvre de Philippe Cognée : une esthétique du chaos
- Auteur
- Dubois, Blandine
- Directeur de recherche
- Aubry, Brigitte (1973-....)
- Date de soutenance
- 29 septembre 2009
- Établissement
- Université Toulouse-Jean Jaurès
- UFR ou composante
- Département Histoire
- Sujet
- Art et histoire de l'art
- Mots-clés en français
- Art contemporain
- Processus de création (Esthétique)
- Arts graphiques
- Peinture-France_20e siècle
- Peinture-France-21e siècle
- Fusain
- Encaustique
- Disparition
- Iconoclasme
- Destruction
- Violence
- Énergie créatrice
- Résumé en français
-
La destruction est une des composantes de l’art des 20e et 21e siècles, en ayant fait table rase moderniste des codes plastiques classiques ou en illustrant la barbarie contemporaine liée aux conflits et guerres, notamment après la Seconde Guerre mondiale où la destruction dans l’art est plus physique et radicale. Chez les artistes des 20e et 21e siècles, elle est ainsi utilisée comme vecteur de renouvellement et comme force régénératrice. Destruction et création sont deux forces contradictoires irriguées l’une par l’autre.
La destruction fait partie inhérente de l’acte de création de Philippe Cognée, artiste français né en 1957 et est présente dans chacune de ses œuvres mais se décline selon des modes différents. Si la destruction seule et isolée n’est pas donnée à voir dans sa radicalité, elle fait partie de l’acte créateur même qui fait surgir la forme, l’image, qu’elle soit sculpture, peinture à l’acrylique, aquarelle, encaustique ou dessin, par succession de gestes créateurs et destructeurs. Détruire, perturber, le premier geste, le premier trait, le premier acte est le moyen de construire. Le « faire » passe par le « dé-faire ». La destruction chez l’artiste est ainsi de l’ordre de la méthode. Si la violence était réellement présente de manière forte dans la première décennie de son travail, elle est aujourd’hui plus douce et plus constructive.
Dans son processus de création, l’œuvre en devenir peut être abîmée et violentée par un outil, ce qui sera abordé dans la première partie de ce mémoire, montrant qu’une certaine violence, du moins une certaine énergie, est constitutive de l’acte de création de l’artiste. Mais l’œuvre peut aussi être victime ou bénéficier, dans la composition de l’image, de coupes, de recadrages, de distanciation. C’est alors l’œil de l’artiste qui est l’outil de déconstruction et de dé-composition, étude effectuée dans la seconde partie. Enfin la troisième partie aborde les sujets choisis qui participent à mieux recevoir l’acte de destruction par contraste et inscrit l’œuvre de Philippe Cognée dans une véritable esthétique du chaos, chaos dans le faire et chaos donné à voir.
Citation bibliographique
Dubois, Blandine (2009), La destruction dans l'oeuvre de Philippe Cognée : une esthétique du chaos [Mémoire]