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Faire comprendre les mécanismes de l'autisme en situation d'apprentissage grâce à la Réalité Virtuelle Incarnée Cette thèse interdisciplinaire, au croisement de la psychologie cognitive et de l'informatique, examine l'efficacité de la réalité virtuelle incarnée (RVI) comme outil de sensibilisation au trouble du spectre de l'autisme (TSA) auprès des enseignants. S'appuyant sur le modèle CAMIL (Cognitive-Affective Model of Immersive Learning) de Makransky et Petersen (2021), cette recherche interroge les mécanismes psychologiques par lesquels l'immersion virtuelle peut favoriser la compréhension du fonctionnement cognitif des personnes avec TSA et modifier les attitudes à leur égard.
Le cadre théorique mobilise les modèles explicatifs du fonctionnement cognitif dans le TSA, comme le modèle Enhanced Perceptual Functioning (EPF) de Mottron et al. (2006), et les théories de l'apprentissage en environnement immersif, avec une attention portée aux concepts de présence, d'agentivité et d'empathie. L'objectif central consiste à évaluer si l'incarnation d'un avatar représentant une personne avec TSA peut générer une expérience empathique suffisamment significative pour induire une meilleure compréhension des particularités sensorielles et cognitives du TSA.
Un apport majeur réside dans la conception et le développement d'un dispositif de RVI fonctionnel, déployé sur casque occlusif (HMD). L'environnement virtuel simule une salle de classe du point de vue d'une personne avec TSA, intégrant des modifications perceptives (hypersensibilités auditives et visuelles) et des mécaniques d'interaction permettant d'expérimenter les difficultés caractéristiques du TSA. Cette dimension technique constitue une contribution méthodologique importante, articulant contraintes ergonomiques, objectifs pédagogiques et validité écologique.
La méthodologie repose sur deux expérimentations menées auprès d'enseignants. La première étude (N = 112) compare quatre conditions : RVI, réalité virtuelle non incarnée sur écran plat, diaporama audio et diaporama. La seconde (N = 67) affine le protocole avec une refonte de l'outil. Les variables mesurées incluent la présence, l'agentivité, l'empathie envers l'avatar, les connaissances factuelles sur le TSA et les stéréotypes.
Les résultats révèlent une validation partielle du modèle CAMIL. Les variables présence, agentivité et empathie sont significativement plus élevées en condition RVI qu'en condition vidéo, validant la voie affective du modèle. Cependant, aucun avantage significatif de la RVI n'est observé pour l'acquisition de connaissances factuelles. Paradoxalement, l'introduction de pauses pédagogiques structurées améliore significativement l'efficacité de la RVI, démontrant que l'immersion seule ne garantit pas l'apprentissage. Concernant le changement d'attitude, si une réduction des stéréotypes est observée, l'effet reste modeste et ne se traduit pas par une modification substantielle des attitudes explicites.
Cette recherche apporte plusieurs contributions. Sur le plan théorique, elle révèle les limites du modèle CAMIL dans son application au domaine socio-affectif et identifie les variables modératrices manquantes. Sur le plan méthodologique, elle démontre l'importance d'une approche intégrative combinant immersion, guidage pédagogique et temps de réflexion. Sur le plan technique, elle propose un dispositif de RVI opérationnel et reproductible.
Les implications pratiques soulignent que la RVI doit s'inscrire dans une approche pédagogique plus large, combinant expériences immersives, rencontres avec des personnes avec TSA, formations théoriques et accompagnement réflexif. L'optimisation de l'efficacité pédagogique passe moins par l'amélioration de la fidélité technologique que par la sophistication du design pédagogique.
En conclusion, cette recherche contribue à une vision scientifiquement fondée de l'intégration de la réalité virtuelle dans les pratiques de sensibilisation, démontrant que son efficacité dépend moins de ses propriétés technologiques que de son articulation avec une ingénierie pédagogique adaptée.
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Sens et contexte - Étude neuropsycholinguistique des effets contextuels dans la construction du sens Cette thèse explore l’incidence des contextes sur la compréhension du sens, à la croisée de la sémantique textuelle (Rastier 2009 ; 2010 ; 2016) et de la neuropsycholinguistique. Elle s’intéresse plus particulièrement aux effets du contexte générico-discursif (relatif à la pratique sociale dans laquelle a lieu la production langagière) (Rastier, 2001 ; Bronckart, 2022) et à ceux du contexte linguistique (régulièrement appelé cotexte) dans la construction du sens. Dans ce travail, les propositions de la sémantique textuelle de description de l’incidence des contextes sont confrontées aux travaux et modèles (neuro)psycholinguistiques sur cette question. Alors qu’en sémantique textuelle, ces contextes sont considérés comme co-instituants du sens, l’activité de compréhension étant toujours contextuelle, dans les modèles (neuro)psycholinguistiques le point de départ de la compréhension est généralement l’unité isolée, à re-contextualiser.
Deux études expérimentales ont été menées, la première se concentrant sur les effets du cotexte et la seconde sur les effets du contexte générico-discursif (mais aussi du cotexte). La première étude, centrée sur l’utilisation de l’électroencéphalographie pour l’étude des processus sémantiques - et notamment le potentiel évoqué N400 associé à la perception d'une incongruité sémantique (Kutas et Hillyard, 1980 ; Kutas et Federmeier, 2011) - avait pour objectif de questionner la notion de congruité sémantique, entendue comme relation sémantique entre une unité lexicale et son cotexte. Dans cette étude nous avons créé une échelle de congruité sémantique, à partir de la typologie des isotopies de la sémantique textuelle, qui fait varier le nombre et le type de ruptures d’isotopies. Nous avons pu observer des variations comportementales (temps de réaction et jugements sémantiques) et électrophysiologiques (N400) en fonction de cette échelle et montrer la pertinence des propositions descriptives de la sémantique textuelle pour décrire la congruité sémantique.
La seconde étude, mêlant tâche d’inférence lexicale (Hu et Nassaji, 2014) et entretien microphénoménologique (Petitmengin, 2001 ; 2006), avait pour objectif de décrire l’incidence du contexte générico-discursif sur les parcours interprétatifs effectués par les locuteur.rice.s. La tâche d’inférence avait lieu sur un texte (narratif ou théorique) dans lequel était plongé un pseudomot à sémantiser et était suivie par un entretien microphénoménologique permettant de guider le locuteur vers l'explicitation de son vécu, d'attirer son attention vers les micro-activités implicites de son expérience de lecture et de sémantisation. A partir de cette tâche et de l’entretien, nous avons pu décrire les contraintes prescrites par le contexte générico-discursif (et le cotexte) sur les parcours interprétatifs du pseudomot, ainsi que les connaissances métalinguistiques mobilisées par les participant.e.s dans ces parcours interprétatifs. Nous avons également pu décrire l’enchaînement temporel des mouvements interprétatifs formant l’expérience vécue des parcours interprétatifs, en distinguant les expériences en fonction du genre de texte et type de discours (texte théorique ou narratif).
Ces travaux démontrent que la compréhension du sens gagne à être considérée comme contextuelle et à être étudiée en tant qu’activité, et non pas seulement dans ses produits. Ils valident également expérimentalement des propositions importantes de la sémantique textuelle, telles que la théorie des afférences et la typologie des isotopies. Avec ce travail nous espérons ouvrir la voie à un modèle contextualiste de la compréhension langagière et à des travaux combinant observation de l’activité électrique cérébrale et recueil de données d’expérience vécue (données phénoménologiques) pour l’étude de la compréhension langagière.
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Design sensoriel urbain : penser l'espace public par et pour l'habitant Ce mémoire explore la manière dont le design sensoriel urbain peut favoriser une appropriation inclusive et expérientielle des espaces publics par les habitants, en réponse aux enjeux contemporains tels que l’exclusion, la standardisation urbaine et les mutations sociales et écologiques. Il s’inscrit dans une réflexion critique appelant à des villes pensées pour tous, par tous.
Formé en urbanisme et design sensoriel, j’adopte une approche sensible et située de la ville, en portant une attention aux micro-phénomènes urbains (interstices, lignes de désir, ambiances, pratiques genrées et inclusives), en privilégiant le vécu quotidien et les perceptions sensorielles comme leviers de transformation urbaine.
La première partie du mémoire pose les fondements méthodologiques du design sensoriel, en définissant ses apports dans l’espace public. La deuxième partie s’intéresse à la participation des habitants dans les processus de co-conception urbaine. Enfin, la dernière partie envisage les perspectives d’un espace public inclusif, durable et sensible, co-construit grâce à des dispositifs adaptés aux publics et aux territoires.
Ce travail s’appuie sur des lectures pluridisciplinaires, des entretiens avec des praticiens (designer, illustratrice), des observations de terrain, des études de cas, ainsi que sur des recherches menées dans le cadre du master. Il vise à contribuer à une réflexion transversale entre urbanisme, design et participation citoyenne, en valorisant une approche de la sensorielle portée sur l’humain.
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Du corps sensible à la conception de matières sensorielles : toucher, voir, ressentir Cet écrit, développé en design sensoriel, interroge notre rapport au monde à travers la notion de toucher et son lien avec la matière. Il questionne et explore à travers les champs de l’art, du design, et des sciences ce que le corps perçoit, interprète et façonne. Cette étude met en lumière une certaine richesse de ce sens, entre matérialité et immatérialité.
Cette recherche est basée sur le constat d’un abandon du sens tactile au profit de la vue. Au-delà du simple sens tactile, le toucher est vecteur de pensée, de mémoire et de création en lien direct avec ce que le corps ressent et ressent par les sens. Dans une démarche d’artisan designer, ma recherche est basée sur ce qui est matière et la manière dont le geste, la pensée et le corps peuvent lui donner forme.
A travers de multiples études de cas, et de références pluridisciplinaires, cet écrit propose une exploration du toucher en tant que moyen de perception et d’expression d’un corps sensible en dialogue constant avec ce qui l’entoure. Une réflexion autour du corps et de l’esprit. Une ode au toucher et à la matière touchée.
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Conception de dispositifs sensoriels à caractère immersif pour les espaces d’exposition Dans un paysage muséal en constante évolution, où l'inclusivité et l'accessibilité deviennent des enjeux majeurs, ce mémoire explore la conception de dispositifs sensoriels immersifs visant à enrichir l'expérience d'exposition. Il cherche à repenser la médiation culturelle en mobilisant d'autres sens que la vue, afin d'impliquer des publics souvent laissés de côté : personnes en situation de handicap sensoriel ou psychique, enfants, ou visiteurs peu familiers des codes muséaux traditionnels.
La question de recherche posée est la suivante :
Comment concevoir des dispositifs immersifs multisensoriels et inclusifs capables de transformer notre manière de percevoir les œuvres d'art ?
La méthodologie s'appuie sur une recherche théorique, des références artistiques, et une expérimentation pratique. Par le développement de divers prototypes, tels que des maquettes haptiques et visuelles, des diffusions olfactives synchronisées, ou encore une spatialisation sonore, le projet propose une traduction synesthésique d'œuvres existantes.
Les résultats mettent en évidence la capacité de ces dispositifs à susciter une attention sensible, à créer de nouvelles formes de relation à l'œuvre, et à élargir l'accès à l'art.
En conclusion, cette recherche ouvre des pistes vers une scénographie plus inclusive, sensorielle et poétique, dans laquelle le visiteur devient un explorateur actif de l'espace. Elle interroge également les limites de la médiation et souligne la nécessité d'une approche située, attentive aux corps, aux perceptions et aux sensibilités individuelles.
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Care Design, Conception de dispositifs sonores : étude des effets du son sur l’humain pour une conception d’objets en care design Ce mémoire étudie le potentiel du son en tant que vecteur de bien-être dans le domaine du Care Design. Face à la hausse constante du stress et de l’anxiété, amplifiée par la pandémie de COVID-19, il semble aujourd’hui essentiel d’explorer des approches alternatives, durables pour accompagner la santé mentale et physique. Le son, qu’il s’agisse de paysages sonores naturels ou de musique à visée thérapeutique, a montré sa capacité à susciter des réponses émotionnelles et à favoriser la relaxation. Pourtant, il reste peu exploité dans les pratiques de design d'objets tournés vers le bien-être. Cet écrit cherche à comprendre comment l’environnement sonore pourrait être intégré de manière significative dans le design sensoriel, à travers la conception d’objets sonores. Elle s’appuie sur une méthodologie en trois temps : une première phase théorique et scientifique autour de la perception du son et de ses effets physiologiques et émotionnels, mais également autour du design et du design sonore, ainsi que de la philosophie du care. Par la suite, une analyse d’études de cas en musicothérapie et en design sonore, pour finir sur une partie explicative de ma méthodologie de travail et de l’intégration de ces recherches dans ma pratique.
Les informations recueillies montrent que l’intégration du son dans des objets tangibles permet de réduire le stress et de favoriser une expérience sensorielle plus globale. Alors que les dispositifs actuels sont majoritairement numériques ou centrés sur l’écran, ce travail propose d’explorer une voie différente : celle d’interventions sonores ancrées dans la matière, pensées pour créer un lien émotionnel fort et une présence sensorielle réelle dans les contextes de soin.
Ce mémoire défend ainsi l’idée que le son ne doit pas seulement être considéré comme un élément sonore mais également comme un élément tactile de par ces vibrations, afin d'être intégré dans un design multisensorielles centrées sur l’humain et son bien-être. Il met aussi en lumière l’importance d’un respect mutuel entre l’humain et son environnement. Placer l’individu au cœur du processus de création, selon une approche inspirée du care, semble indispensable pour répondre à des besoins plus holistiques.
Le son, perçu à la fois par l’écoute et par la vibration, ouvre de nombreuses pistes pour innover dans le champ du design sensoriel. Néanmoins, ses effets ne sont pas uniquement positifs, et il convient de rester vigilant avec son utilisation. Le silence, souvent idéalisé, n’existe pas dans les conditions naturelles. Ces constats invitent donc à repenser le rôle du son dans la conception : non plus comme une simple ambiance, mais comme un véritable outil sensoriel, émotionnel et environnemental au service de l’attention, du soin et de la connexion à son environnement.
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Étude de rituels et de performances artistiques pour la création d’expériences sensorielles : modélisations numériques, vidéographiques et sonores. Ce mémoire explore les liens entre rituel, performance et design sensoriel dans le contexte des expériences immersives contemporaines. En s’appuyant sur une approche interdisciplinaire – anthropologie, études de la performance, psychologie cognitive, neurosciences et esthétique – il propose de considérer la performance esthétique comme un concept central permettant de relier les dimensions rituelles et artistiques. Les rituels et les arts vivants partagent une base commune : l’activation multisensorielle et la mise en scène symbolique, qui provoquent des états altérés de conscience tels que l’immersion ou la suspension de l’incrédulité. Toutefois, leurs fonctions sociales divergent : affirmation identitaire et régulation émotionnelle dans le cas des rituels ; questionnement identitaire et altération émotionnelle dans celui de l’art.
La problématique qui guide cette recherche est la suivante : comment le design sensoriel, en s’inspirant des mécanismes cognitifs et esthétiques propres aux rituels et aux performances artistiques, peut-il enrichir la conception d’expériences immersives dans le spectacle vivant ? À travers l’étude des processus cognitifs, des mécanismes neuroesthétiques et des dynamiques de liminalité, ce mémoire vise à proposer un cadre théorique qui permette au design sensoriel de développer des dispositifs capables d’articuler transformation individuelle et fonction sociale.
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Réenchanter le Quotidien par la Création d'Effets Optiques Ce mémoire explore le design sensoriel comme une voie de réenchantement du quotidien, à une époque marquée par les crises écologiques, l’épuisement émotionnel et la perte de lien avec le monde tangible. Il interroge la capacité du design à raviver un sentiment de présence, d’émerveillement et d’attention dans nos gestes les plus ordinaires.
Face à des environnements normés, saturés et déconnectés du sensible, cette recherche appelle à concevoir des expériences incarnées, où les sens redeviennent des vecteurs de lien, de poésie et d’émotion. Elle s’appuie sur un croisement de disciplines : design, phénoménologie, esthétique, philosophie; pour mettre en lumière le potentiel de la couleur, de la matière, de la lumière et des effets optiques comme leviers d’engagement perceptif et émotionnel.
À travers une méthodologie sensible et narrative, fondée sur des observations in situ, des récoltes de matériaux et des expérimentations personnelles, le projet développe une approche sensorielle du design qui valorise l’intensité perceptive et l’attention aux détails.
Le designer y est envisagé comme un médiateur, non par fonction, mais parce qu’il se façonne dans l’acte de créer, et que cette construction de soi devient le socle d’une capacité à transformer le regard. Ce mémoire défend donc une pratique sensible, qui réhabilite l’émerveillement comme outil de transformation, et propose de renouer avec une magie discrète, née de la matière, de la lumière et du vivant.
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L’occupation du sol autour de la commune d’Arfons et de la forêt de Ramondens (Tarn):
Approches archéologiques et historiques de la structuration des espaces agricoles et forestiers dans un long Moyen-Âge. Ce travail analyse les dynamiques d’occupation du sol autour de la commune d’Arfons et de la forêt de Ramondens, au cœur de la Montagne Noire, sur le temps long du Moyen Âge à l’époque moderne. En croisant sources archéologiques, documents planimétriques historiques et outils numériques (SIG et LiDAR), il met en évidence la structuration différenciée des espaces agricoles et forestiers. L’étude montre comment ces territoires, soumis à des cadres juridiques, économiques et écologiques distincts, ont évolué sous l’action conjointe des communautés rurales et des institutions religieuses. Cette approche multisource et diachronique permet également d’enrichir les méthodes de prospection archéologique en milieu forestier et rural.
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Entre essence & sens : le design packaging comme reflet du terroir Étant très attirée par l’univers du luxe et du haut de gamme, j’ai toujours accordé une grande importance au sens du détail. Suite à un stage dans le design packaging des spiritueux en seconde année de licence en design d’objet, j’ai commencé à m’intéresser de près à ce domaine. J’accorde une grande importance à l’identité d’un terroir qui véhicule des caractéristiques uniques à son produit. C’est pourquoi je base ma recherche de mémoire sur la façon dont le terroir d’un produit spiritueux peut influencer la conception de son packaging, et comment transmettre ses spécificités à travers lui. Originaire de la Charente (16), je base particulièrement ma recherche sur le spiritueux cognac et son savoir-faire. Cette démarche de recherche intègre la notion de paysage viticole, véritable point de départ du produit, afin de renforcer la légitimité du terroir dans le processus de création. Aujourd’hui, près de 98% de la production de cognac est destinée à l’exportation, tandis que seulement 3% est consommée en France. L’enjeu est donc de raviver un intérêt pour ce produit emblématique de notre territoire, d’affirmer son identité et véhiculer son caractère sensible au travers du packaging. Ma posture de designer produit à l’approche couleur - matière engage une méthodologie se basant sur l’enquête de terrain par le biais d’une recherche identitaire des typicités du terroir cognaçais par des relevés couleurs - matières - motifs. Ce travail m’a permis d’approfondir une recherche identitaire d’un territoire au service du design, afin que chacun prenne le temps de se concentrer sur ce que le terroir a à nous transmettre.
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Les colorations du futur en design, cmfmo (couleur, matière, finition, micro-organismes) Ces recherches portent sur la mise en valeur des micro-organismes par la couleur. La couleur est ici considérée comme un médiateur entre ces entités microbiennes et l'observateur, ainsi qu'entre l'art et la science. La couleur est donc une approche accessible pour mettre en valeur les microbes. Ce sujet est important pour deux raisons : d'une part, parce que les colorants pétrochimiques sont désastreux pour l'environnement, et d'autre part, parce que les micro-organismes sont souvent perçus comme négatifs par la société. Nous pourrions dire que ce travail est unique car il vise à créer un type de design CMF en collaboration avec la microbiologie. Cette spécialité peut s'appliquer aussi bien au design qu'à la science. Il s'agit d'un travail transdisciplinaire.
Le but est d’identifier comment extraire les couleurs produites par les microbes et à comprendre leurs effets chromatiques. Ce travail se situe donc à l'intersection du design et de la microbiologie. La couleur n'est pas seulement un élément d'identification ; c'est une identité. L'objectif principal de ce projet est de montrer que les micro-organismes regorgent de propriétés, de couleurs, de formes, d'effets chromatiques, etc. Il faut garder à l'esprit que les possibilités sont infinies.
Il est temps de mettre en lumière les capacités chromatiques de ces minuscules créatures et de donner une dimension vivante aux couleurs. Dans l'industrie et dans les esprits, la couleur est fixe, tandis que celles des microbes sont vivantes et en constante évolution. Nous ne parlons donc pas de couleur, mais de coloration (la couleur en action).
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Briller autrement Ce mémoire explore une nouvelle manière de créer des paillettes qui respectent à la fois l’environnement et l’imaginaire. Aujourd’hui, la plupart des paillettes sont fabriquées en plastique. Bien qu’attrayantes visuellement, elles contribuent à la pollution par les microplastiques, nuisent aux écosystèmes et sont difficiles à éliminer. Face à cette prise de conscience, de nombreux festivals et marques commencent à en limiter, voire à en interdire l’usage. Cela souligne le besoin de matériaux alternatifs, notamment pour les objets décoratifs conçus uniquement pour le plaisir visuel.
Le projet est né d’une question simple : peut-on fabriquer des paillettes à partir d’un matériau naturel comme le quartz ? Et si oui, à quoi ressembleraient-elles ? Quelle texture auraient-elles ? Brilleraient-elles toujours ? Serait-ce accepté ? Serait-ce sans danger pour la peau ? Ces interrogations ont guidé toute la recherche.
Le quartz est un minéral présent dans de nombreuses régions du monde. Il reflète la lumière de façon délicate et possède une forte valeur symbolique et matérielle. Il est utilisé dans des domaines variés : technologie, construction, joaillerie, pratiques spirituelles. Sa brillance naturelle et son abondance en font un matériau intéressant pour repenser ce que peut être une paillette.
La recherche a combiné plusieurs approches. Une réflexion théorique a porté sur la place culturelle des paillettes, notamment dans la mode et les cosmétiques. Enfin, des expérimentations pratiques ont été menées : broyage du quartz, filtration des fragments, tests sur la peau et différentes surfaces.
Ces essais ont révélé à la fois des possibilités et des limites. Le quartz peut être réduit en particules fines et brillantes, utilisées dans différentes textures comme les poudres, gels ou huiles. Chaque paillette est unique, ce qui crée une beauté singulière mais aussi une irrégularité.
En travaillant avec une matière naturelle, on peut imaginer une beauté fondée sur le soin, la patience et le respect. Cela montre qu’il est possible de briller sans nuire à la planète.
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Chronochromie de la peau La peau évoque un parchemin, révélant les différentes strates de notre vie. Porteuse de ces marques, elle conserve et contient notre espace intime, comme si elle témoignait de la mémoire. Parchemin vivant en perpétuelle évolution, elle voit apparaître des phénomènes cutanés qui, parfois, altèrent notre identité. Elle est cette surface sensible et expressive où le coloris fait motif, au fil du temps et des transformations du corps. La peau est pensé non comme une enveloppe figée, mais comme une matière vivante, poreuse, marquée par les humeurs, les affects et les passages de l’âge.
Trois temps scandent cette traversée : la naissance, où la peau s'ouvre à l’inscription du sensible ; l’adolescence, temps de métamorphoses, de plis, de tensions chromatiques ; puis les transformations corporelles, où la peau devient archive mouvante de l’existence.
Ces marques, témoignent de notre histoire, font partie intégrante de notre peau, ce premier vêtement tissé de notre personnalité et de notre culture. Elles font de nous des êtres sensibles, qui expriment leurs émotions et leurs sensations à travers elle. La peau se donne donc à lire comme une architecture de la présence, un tissu de temporalités sensibles où le coloris trace, tache, module et recompose notre rapport au monde. La peau comme espace de modulation chromatique.
Je m’efforce de montrer comment le coloris fait motif sur la peau tout au long de notre vie et ce qu’il racontent d’elle. Car chaque peau a quelque chose à dire de nous, elle est notre langage visuel.
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Ce que la couleur ne montre pas. Le designer coloriste, un œil sensible Cette recherche interroge également la posture du designer-coloriste, conçu comme un « œil sensible », capable de faire émerger la couleur dans les interstices du monde, là où l’on n’a pas l’habitude de regarder. Il capte des phénomènes transitoires, révèle l’infime, travaille avec le vide, l’ombre ou l’intuition. Il ne compose pas seulement avec des teintes, mais avec des relations, des tensions, des silences.
Entre esthétique, mémoire sensorielle et phénomènes imperceptibles, ce mémoire invite à penser une couleur habitée, ressentie, relationnelle, une couleur du lien et de l’expérience plutôt que de l’effet.
Ce mémoire propose ainsi une relecture poétique de la couleur comme présence diffuse et expérience incarnée.
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Master 2 Maghreb - Monde arabe Ce mémoire s’inscrit dans le champ des études de la littérature arabe médiévale et porte sur l’évolution du ġazal en tant que genre poétique. Il analyse la constitution, les formes et les mutations du ġazal depuis ses origines jusqu’à ses développements à l’époque umayyade et abbasside, en tenant compte des contextes historiques, sociaux et culturels qui ont contribué à sa codification. L’étude s’appuie sur un corpus poétique représentatif et mobilise une approche historique et stylistique, attentive aux structures formelles, aux thèmes récurrents et aux figures de l’énonciation amoureuse. Ce travail met en lumière la diversité du ġazal et son rôle central dans l’histoire de la poésie arabe, en soulignant les continuités et les ruptures qui caractérisent son évolution médiévale.
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Les réseaux sociaux numériques et la politisation des artistes musicaux, circulation des discours engagés et dynamiques de réception sur leurs communautés de fans. À l’ère du web 2.0, les artistes musicaux, en tant que citoyens.nes, peuvent se servir des réseaux socionumériques tels que Instagram pour donner leur opinion autour des causes sociales (féminisme, écologie, racisme, inégalités sociales, etc.) et interagir avec leur communautés de fans en ligne. Les plateformes deviennent donc des espaces d’expression, de politisation et de mobilisation pour chacun.e souhaitant devenir acteur.ice d’un mouvement, ou porte-parole d’une cause. À travers une méthodologie composite et qualitative, une analyse des discours, des études de cas concrets et des entretiens individuels, l’étude met en évidence les dynamiques de circulation du message engagé, notamment à travers le prisme artistique où l’art se révèle être une forme de communication politique. L’acte de prendre la parole et de mettre des voix en visibilité dans notre société du digital soulève aussi des questionnements autour de la sincérité du discours, de la stratégie d’image et des risques de polarisation.
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L'identité chromatique d'un territoire. Approches, pratiques et innovations dans la région Bretagne Ce mémoire explore l’identité chromatique d’un territoire à travers le prisme du design, en s’appuyant sur une étude de cas : la Bretagne, ma région d’origine. C’est en découvrant un nouvel environnement à Montauban que la richesse des couleurs et des matières bretonnes est apparue comme une évidence à interroger. L’objectif de cette recherche est de comprendre comment les spécificités chromatiques d’un territoire peuvent être intégrées, réinterprétées et valorisées par des démarches de design contemporain, tout en respectant l’héritage
local. La problématique centrale examine en quoi l’innovation dans les matériaux et les processus créatifs peut renforcer ou redéfinir l’identité
chromatique d’un lieu.
La démarche, résolument pluridisciplinaire, mobilise les champs du design d’objet, de l’architecture et du graphisme. Le mémoire s’ouvre sur une définition de la notion d’identité chromatique, en identifiant ses composantes naturelles, culturelles et sensibles. Il analyse ensuite les liens entre paysage, matériaux locaux, notamment les roches bretonnes, et perception des couleurs, révélant une expression chromatique propre au territoire. La seconde partie approfondit l’étude du terroir breton par ses textures, ses nuances et l’évolution de ses ressources, où la couleur est envisagée comme vecteur de mémoire et de culture. Enfin, la recherche propose des approches contemporaines, comme la marche en tant que méthode d’observation sensible, et l’expérimentation de matériaux locaux pour générer de nouvelles palettes collaboratives.
Ce travail aboutit à la proposition d’outils méthodologiques : enquête de terrain, cartographie chromatique, analyse sensible, permettant de
« faire émerger » la couleur d’un lieu comme levier de projet. Ainsi, la couleur devient non seulement un révélateur du génie du lieu, mais aussi un moteur d’innovation pour les pratiques du design.
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Couleurs, Matières, Finitions dans le secteur de l'automobile : Dessin, dessein et design d'un métier innovant Le design CMF (Couleurs, Matières, Finitions) occupe aujourd’hui une place centrale dans l’industrie automobile contemporaine, où il dépasse largement la dimension esthétique pour devenir un vecteur majeur d’expérience sensorielle, de différenciation des marques et de fidélisation des clients. Ce mémoire interroge sur le rôle clé du designer CMF dans ce secteur à travers la problématique suivante : en quoi le designer CMF est-il un acteur incontournable dans la conception automobile ?
Face à des contraintes techniques (résistance, sécurité), économiques (coûts, rentabilité), écologiques (réduction de l’empreinte carbone, recyclabilité) et culturelles (préférences régionales), les designers CMF doivent arbitrer entre innovation, faisabilité industrielle et attentes des utilisateurs. L’utilisation croissante de matériaux biosourcés, recyclés ou biodégradables, bien qu’encourageante sur le plan environnemental, soulève encore des défis en termes de performance et de coût.
Le mémoire met également en lumière l’émergence de technologies avancées, telles que les surfaces interactives ou réactives, qui favorisent une hyperpersonnalisation de l’habitacle. Cette tendance permet aux utilisateurs de co-créer leur environnement intérieur, renforçant ainsi l’engagement émotionnel avec leur véhicule.
La méthodologie s’appuie sur une enquête quantitative portant sur leurs perceptions des couleurs, matières et finitions, ainsi que sur le lien affectif qu’ont les automobilistes avec leur voiture.
Le mémoire conclut que le design CMF s’impose comme un domaine clé de transformation dans l’industrie automobile, en articulant esthétique, innovation, durabilité et stratégie de marque. Il participe ainsi à redéfinir l’expérience utilisateur tout en répondant aux exigences d’une mobilité plus responsable.
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Le motif comme archive de la couleur : investigation chromatique des motifs textiles Carré Blanc, de 2001 à 2024. Qu’entend-on par les termes suivants : ordonner, ranger, classer, catégoriser, archiver, diviser, regrouper, distribuer, trier, inventorier, répertorier, cataloguer, inventorier, sérier, cataloguer, hiérarchiser, ou encore lister ? Autant de verbes différents qui ont tous pour dénominateur commun l’action d’observer et de réfléchir à la manière dont des sujets ou des objets peuvent être organisés en fonction de divers critères et enjeux. Cependant, la notion de catégorisation ou d’inventaire peut rapidement devenir un exercice complexe et sans fin. L’objectif de mon mémoire est de proposer une investigation chromatique sur vingt-trois ans de collections de motifs textiles de la marque Carré Blanc.
Ainsi, en quoi la couleur est un facteur d’identité de la marque, et quelle est la nomenclature chromatique de Carré Blanc ? À partir de leur système d’archivage, j’ai dressé un inventaire des motifs créés par leurs designers de 2001 à 2024, en les identifiant et en les classant par année et par saison, respectivement représentatives des saisons printemps-été et automne-hiver. À travers cette analyse transversale et comparative, je propose une réflexion sur le motif en tant qu’archive de la couleur, afin de proposer ma vision sur la classification de ces motifs, selon différents facteurs et enjeux. En ce sens, elle me permet d’observer comment une marque fait évoluer son travail et ses collections dans le temps, me permettant de créer un outil de classification fiable et viable propre à la marque. Il aura deux fonctions principales : la valorisation du patrimoine chromatique et visuel de la marque, et pourra être également d’une aide prescriptive pour les créations futures, en immergeant les designers directement dans l’ADN de la marque.
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Les peintures naturelles : entre héritage, savoir-faire et innovation - Vers un renouveau écologique et durable Ce mémoire a pour sujet central les pigments naturels dans les revêtements muraux. En tant que designer je suis sensible à une approche éco-responsable du design, j’explore dans mes travaux les pratiques de la teinture, du recyclage et de la valorisation des matériaux afin d'aboutir à une façon de consommer et de produire différente qui penserait au bien-être de notre planète.
En effet, ce mémoire s’attache à explorer l'utilisation des pigments naturels issus des végétaux ou des minéraux dans les peintures murales comme alternative aux peintures synthétiques issus de la pétrochimie qui sont nocives pour notre environnement et notre santé. Il s’agit ici de mettre en avant cette pratique naturelle et écologique tout en voyant ses avantages et ses limites.
Mon travail se concentre autour de différents éléments. D'abord, j’analyse l’histoire et l'usage des pigments naturels, de leur évolution jusqu’à leur déclin face à l’essor de l'industrialisation. Puis, je fais une distinction entre les peintures naturelles et synthétiques autour des effets sur l'environnement et notre santé qu’elles procurent. Ensuite, j’ai fait une enquête de terrain auprès des magasins de peintures qui m’a permis de voir leur accessibilité et leur réception par le public. Et pour finir, j’ouvre mon sujet à un aspect plus culturel, notamment en étudiant les peintures naturelles à travers le monde. Enfin, j’effectue à la toute fin des tests de ces peintures avec différentes techniques sur différents supports.
L’objectif de mon mémoire est de montrer que les peintures naturelles participent à la réduction de la pollution dans une démarche écologique et durable. Cependant, leurs coûts élevés, et leur manque d’accessibilité freinent leur démocratisation sur le marché mondial. De plus, les consommateurs sont aussi réticents sur cette alternative par manque d’informations, ils se posent des questions sur l'innocuité.
Finalement, les peintures naturelles sont une alternative innovante, écologique, saine et durable face aux enjeux écologiques de notre temps. Cependant, ils subsistent de nombreux défis auxquels elles doivent faire face.