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Le traditionnel américain dans l'art du tatouage. Ce mémoire relate l'histoire du tatouage, du néolithique à nos jours. À travers celle-ci, nous pouvons apprendre ses différents statuts. Cela passe par le fait de marquer les esclaves ou l'armée, un rituel important dans les îles Polynésiennes, ou encore une façon de libérer son corps comme pour les prostituées du XIXe siècle.
Cette connaissance nous permet alors d'appréhender le tatouage comme un art. Cette pratique se nourrit de différentes cultures artistiques, telles que le primitivisme moderne, l'art modeste, le body art ou la performance, afin de se créer sa propre culture. À travers le Traditionnel Américain, nous verrons une histoire riche et une iconographie particulièrement précise, liée à l'histoire américaine.
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La question de la visibilité de l'art pariétal paléolithique européen : apports méthodologiques interdisciplinaires appliqués au registre animalier du Roc-aux-Sorciers (Angles-sur-l'Anglin, France) La nécessité d’une méthodologie adaptée pour étudier la visibilité de l’art pariétal paléolithique européen nous a poussés à entamer une recherche pluridisciplinaire croisant archéologie préhistorique et neurosciences. À l’aide de la méthode psychométrique, des tests ont été réalisés en laboratoire sur une cohorte de participants qui devaient répondre à une question devant une série d’images avec deux paramètres influant (technique et éclairage). Les résultats ont ensuite été appliqués sur l’abri du Roc-aux-Sorciers, qui a fait l’objet d’une précédente étude sur la perceptibilité des graphismes. Les résultats concernant la gravure corroborent ceux de l’étude précédente, tandis que ceux concernant la technique du bas-relief semblent la nuancer, il s’agit d’un apport quant aux techniques picturales qui n’avaient pas été prises en compte dans la première étude. La majorité des motifs semblent à destination d’un public occupant l’abri. Deux conditions d’éclairage opposées pour une vision optimale selon les techniques se détachent : certains motifs semblent être vus le jour et d’autres la nuit, ce qui indiquerait des usages variés de ces motifs, liés aux conditions d’éclairage.
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Etude archéozoologique et taphonomique des niveaux du Magdalénien supérieur (couche 15 et C) et des niveaux de l’Azilien ancien (couches 12 à 8 et F0) de l’Abri inférieur du Colombier, sur la commune de Vallon Pont d’Arc, en Ardèche. .
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Dans l'ombre d'une structure militaire officielle : la Section Défense des libertaires catalans pendant la guerre civile espagnole (1937-1938) Le mémoire s'interroge sur les origines, le contexte de création et l'étendue des pouvoirs de la Section Défense, une structure militaire et militariste créée par les anarchistes pendant la guerre civile. C'est plus précisément sur la Section catalane que se base cette étude qui tente de montrer le rôle majeur qu'a joué cette structure, véritable outil politique, dans les grandes orientations libertaires de l'époque (militarisation, relations avec les communistes, appareil clandestin et service d'information...).
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Daude de Pradas, Roman dels Auzels Cassadors : édition critique et étude historique Ce mémoire propose l'édition critique et l'étude historique d'un traité de fauconnerie en vers provençaux daté du XIIIe siècle. Il aurait été écrit par Daude de Pradas un troubadour clerc du Rouergue.
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Approche anthropologique pour un design sensoriel Peut-on lire le monde par nos sens ?
« Le jour se lève. Mon réveil se met à sonner et me tire de mon sommeil. Je tâte la table de chevet pour l’éteindre d’un geste approximatif et commence à entrouvrir mes yeux. Le soleil perce les volets de ses rayons et me permet de percevoir l’étendue de la chambre. La bouche légèrement pâteuse, je m’assois sur le bord du lit, commence à m’étirer, bailler... Puis décide de me lever. Quand je décris ce moment quotidien, il ne se passe pas deux minutes et pourtant, j’ai déjà inconsciemment usé de tous mes sens. »
Quotidiennement nous percevons une profusion d’images, de sons, d’odeurs, de saveurs... Pourtant, percevoir des nuances, remarquer des formes, découvrir des textures n’est pas une évidence et il faut être attentif pour pouvoir appréhender tous ces aspects. En accordant du temps à des détails, nous pouvons accentuer cette perception, car elle va agir sur notre mémoire, créer des souvenirs...
En tant que designer, je m’interroge sur une possibilité de créer l’expérience de l’autre. Généralement le designer s’intéresse déjà à l’usager (dimension empathique), mais il ne s’intéresse pas - ou peu - à l’homme en tant que corps physique (dimension sensible).
Pour palier à ce manque, mes recherches théoriques s’appuient sur l’anthropologie de l’espace pour explorer des sujets tels que l’organisation spatiale et les distances sociales lors de l’interaction avec autrui ; l’anthropologie du corps pour étudier le langage comportemental et les techniques corporelles ; l’anthropologie des sens pour dresser un éventail des capacités sensorielles individuelles et collectives du corps.
D’une réflexion élargit sur les sens, le corps et l’espace, j’ai mis en exergue une activité et une attitude spécifique, celle de la marche afin de dévoiler les potentialités sensorielles intrinsèques au mouvement dans l’espace et sa capacité à vivre une variété d’expériences sensorielles. En constatant l’importance de la retranscription de l’expérience (le carnet de voyage par exemple), j’ai voulu réfléchir à un nouveau support pour sauvegarder un moment vécu, faire repenser et revivre un évènement passée.
Je souhaite trouver un moyen de reconstituer des fragments de mémoire par l’usage, réfléchir à des manières de créer des déclencheurs naturels de remémoration. Mon projet se veut être une collection d’objets permettant de provoquer une réminiscence.
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Radical cure Afin d’essayer de détourner l’envie récurrente de produire des œuvres-objets seulement pour le souci de faire du nouveau, j’ai souhaité axer ma réflexion en m’interrogeant sur les limites d’une conception industrielle. Ces limites peuvent être étendues au-delà du strictement commercial pour embrasser l’inattendu, l’inspirant, jusqu’à s’intégrer dans notre mémoire poétique. Je démontre comment les systèmes holistiques de conception, de production et de consommation émanant des qualités intrinsèques de la matière profite au monde moderne. Et enfin comment les approches «radicales» et «spéculatives» du design sont utilisées comme des notions dynamiques amenant à de nouvelles hypothèses de vie. Dans cette visée, une volonté de formaliser l’essence dans le complexe, pour en comprendre les fondamentaux à la pratique du designer.
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Motif et Graphisme : Création d’identité et vocabulaire de spécificité
Quand le designer graphique crée son savoir-faire Le motif fait partie intégrante de la vie, il est partout, sur les vêtements, sur les meubles, sur les murs. On peut néanmoins se demander ce qu’est un motif, ce qu’il représente, comment il influe sur nos vies et sur notre personnalité.
Cet écrit se concentrera sur cette question en décryptant au mieux le motif, par sa définition, sa composition pour ensuite l’intégrer dans le monde du graphisme et comprendre en quoi il devient un élément important de l’identité du designer graphique.
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La langue de l'esquisse : investigations graphiques et graphiste voyageur
(-re-dessiner et redéfinir une approche de conception-) Mon Mémoire porte sur l’esquisse et l’idée de nomadisme intellectuel pour reprendre l’expression de l’écrivain écossais Kenneth White, c’est à dire un cheminement mental sans frontières culturelles, qui reste attaché à l’expérience personnelle et à la nature. Quant à l’esquisse, au-delà du dessin, elle s’invite tout autour de nous : n’est-il pas possible d’esquisser un croquis, une idée, un plan, un plat, un pas, un projet, une hypothèse, une expérience, une danse, un morceau de musique, une pièce, un bâtiment, un objet, une moue, un sourire, une histoire, un nouveau départ, une balade, un rêve ?
Le croquis, marque d’une activité de réflexion, est la première étape des investigations graphiques qui conduiront le designer à la conception d’un produit fini.
Ce mémoire de recherche pose donc la question :
En élaborant sa propre langue de l’esquisse, quel(s) voyage(s) le designer graphiste & illustrateur parcourt-il dans le processus de création ?
Construit comme un carnet de route de ma pensée, ce dossier s’appuie sur les pensées d’écrivains, d’artistes et sur ma propre expérience artistique et à l ‘étranger. Il conduira tout d’abord le lecteur à considérer l’esquisse comme une langue et un voyage universel puis comme langue de l’expression et de la création artistique en particulier afin de mieux approfondir le statut de l’esquisse à la main pour un graphiste/illustrateur.
Mes recherches m’ont donc amenée à cette conclusion : l’esquisse permettrait grâce à une certaine façon d’appréhender le monde à travers la Géopoétique, l’expérience immersive et la veille, d’esquisser des sensations et sa sensibilité propre.
Pour un graphiste/illustrateur, c’est le reflet d’une véritable recherche intellectuelle nomade et personnelle, spontanée, où la main détient un rôle central, qui explore l’environnement et revisite les concepts se rapportant au Design graphique et à l’illustration.
L’esquisse se révèle donc être un chemin de réflexion et d’action pour un graphiste qui, animé par une curiosité et une démarche créative singulière et exploratrice, se retrouve engagé sur cette route et devient un graphiste nomade.
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Quand le graphisme joue le jeu : le jeu comme posture et postulat du designer graphique. Le graphiste est-il autorisé, dans sa pratique, à jouer ? Qu'est-ce que jouer aujourd'hui ? Comment le design graphique, s'il est pensé comme jeu, agit et évolue dans notre société ? Quelles en seraient les méthodologies ? Où retrouve-t-on les notions de jeu et de ludisme dans une pratique des arts appliqués et du design ?
Autant de questions abordées dans ce mémoire au travers de réflexions, références historiques, artistiques, sociologiques et sociétales où nous pouvons voir et comprendre les différents points d'actions de cette thématique du jeu au sein de problématiques actuelles des métiers du design et particulièrement du graphisme. Une thématique sur une activité universelle qui agit sur l'esprit comme sur nos sens.
Au-delà de son rôle ludique, de sa position de loisir au sein de notre société, le jeu a une réelle action sur l'individu, sur sa construction du soi, sociale, culturelle, mais aussi son insertion dans la société et l'environnement dans lequel il évolue. Des notions multiples que nous retrouvons appliqués dans la pratique du graphisme et de ses apports aux spectateurs comme au créateur lui-même. Le graphiste et designer engagé dans une réflexion créative du jeu s'approprient ces enjeux pour nous les présenter au travers de sa propre pratique. Nous assistons ainsi à un large panorama de créations, des plus traditionnelles au plus contemporaines et innovante du design qui viennent appuyer nos réflexions tout au long de ce mémoire. Jouer comme vecteur d'expérimentation, de créativité et d'imagination à tout âge. Le jeu serait alors l'une des thématiques actuelle et durable dans le temps…
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Couleurs et packagings, approche du design graphique et du parfum.Transfert de méthodologies de création pour redéfinir le travail du graphiste. La couleur, en tant qu’étendard d’une marque ou d’un produit, constitue tout d’abord un signWal : dans un linéaire, la perception de la couleur est immédiate, c’est elle que l’on perçoit en premier, bien avant la forme. Elle éveille le sens visuel du consommateur pour l’alerter. La couleur du packaging lui donne son identité première, elle possède un champ symbolique très étendu qui varie en fonction des époques, des régions, des milieux, des techniques et des supports. Dans le monde de la parfumerie, alliant luxe et fantaisie, l’image de marque a toute son importance, elle permet une première approche du consommateur vers le dit parfum mais a aussi un rôle décisif quant à l’achat du produit, la fragrance étant importante, il est primordiale que ce dernier puisse s’identifier à ce parfum, qui l’accompagnera les moments forts de sa vie autant par son odeur que par son flacon. Cette image de marque d’un parfum se traduit par sa recette, la confection minutieuse de son flacon, son univers, son égérie mise en scène dans la publicité. Mais quelle est la place de la couleur dans le packaging de parfum ? À défaut d’accompagner son univers, la couleur permet de catégoriser les types de parfums, pourvu de symboliques explicites ou implicites, elle détermine les sexes, les âges mais aussi les caractères. Dans un domaine où la création, l’imagination et la liberté sont les maîtres mots permettant de mener à bien la conception totale d’un parfum, il est finalement peu envisageable de ne pas se restreindre à un code chromatique prédéfini ainsi bien ancré dans notre culture.
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impression(s) : définitions et enjeux
pour une posture de designer graphique Ce mémoire traite de l’impression technique ainsi que du travail de création et de production du designer graphique. Je m’intéresse particulièrement à l’impact que cela a sur notre ressenti, nos réactions par la perception sensorielle et la façon dont nous traitons les informations. Le graphiste a une mission de communication, il doit transmettre quelque chose, faire passer un message tout en marquant les esprits, en laissant sa trace, tout cela dans un contexte de réception précis. Sa réflexion vise alors à faire ressentir, à provoquer un affect, une réaction. Les textures, papiers, couleurs et modes d’impressions sont déterminants dans la finalité d’un projet de graphisme, l’aboutissement d’une création. De ce constat, je me suis questionnée sur le rôle de la sensibilité du designer graphique dans les sensations ressenties par les spectateurs et utilisateurs de ces
créations et objets imprimés au sein de notre contexte actuel de communication et de consommation. Il est alors possible de dire que l’impression joue un rôle déterminant dans l’affect et dans les habitudes visuelles et sensorielles de chacun. J’ai également pu me questionner sur le vécu et l’expérience personnelle qui nous montre que selon les individus, le graphiste ne peut pas réellement orienter les ressentis car chacun se fait sa propre expérience. On peut également dire que deux personnes ne ressentirons pas forcément la même chose, en fonction de ce qu’on leur présente à voir, toucher ou vivre mais également en fonction du contexte et de la façon dont on les présente. Dans ce mémoire, je souhaite donc mettre en place une réflexion sur les impressions en tant que terme général et montrer l’importance du rôle de designer graphique dans notre environnement quotidien et des enjeux dans lesquels il évolue.
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Reconstruire le rapport texte/image : Démarche et méthode de création graphique Le présent mémoire tend à concevoir une définition des domaines photographique et graphique. Cette recherche se caractérise par la recherche de l’intention photographique, de ses influences, mais aussi de ces contraintes avec en parallèle l’intention graphique, ainsi, il s’agira donc de délimiter une frontière avec la photographie et le design graphique afin d’essayer de les associer. À première vue, une image parle à tout le monde et nous croyons tous voir la même chose, or nous avons comme pour le texte, des références qui font appellent à nos souvenirs, et modifient notre interprétation.
La chaine de création est l’ensemble des acteurs qui interviennent à un moment donné dans la conception d’une communication visuelle. Celle-ci ne s’arrête pas à réaliser un simple assemblage d’éIéments. En effet, elle tient compte de tout son environnement afin de déterminer le ton, les images, le texte, la couleur, les symboles, le format ou encore le support.
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Gammes de produits, gammes graphiques :
Quand le design joue la collection
Enjeux de la gamme pour un designer graphique Le mot « gamme » initialement issu du domaine musical, a su s’étendre au fil du temps à de nombreux domaines, à tel point que la gamme fait aujourd’hui partie de notre quotidien. Selon le corps de métier, le mot gamme ne renvoie pas spontanément aux mêmes utilisations. Ce qui est sûr, c’est que la gamme n’est plus cantonnée au stéréotype du produit. Elle est désormais associée aux questions d’harmonie, de séduction et d’apparence. Dans le cadre de mon projet professionnel, j’ai créé une gamme de papeterie népalaise. C’est pourquoi j’explique les ingrédients nécessaires pour faire gamme et notamment, choisir un thème, des motifs, des couleurs et des déclinaisons. Dans le domaine du graphisme, et plus particulièrement dans la papeterie, la gamme est une immersion dans un univers merveilleux. La gamme exprime l’identité de son créateur. Par ailleurs, la création d’une gamme graphique est un processus de conception très ressemblant à celle de la gamme musicale. Qu’est-ce que la gamme dans le design? Quels sont les enjeux de la gamme et sur quoi peut-on agir pour faire gamme? Mon objectif est de vous en présenter les différentes acceptions afin de vous donner les clés nécessaires pour créer votre propre gamme.
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L'émotion créatrice, une po(ï)étique du corps-mouvement Le corps qui se meut est un corps qui s’éprouve, qui se raconte et qui nous raconte, par l’empreinte de ses expériences, émotions et sensations. En osant s’affranchir de la représentation, il se donne à voir comme présence poétique et trace tangible de l’affect de l’artiste. Exploré en tant que source des pulsions créatrice, le corps-mouvement inscrit dans le visible des reliefs intérieurs qui s’envisagent comme marques de l’identité, de la temporalité, et d’affirmation de l’existence. Surtout, il révèle un lien indéfectible avec le cosmos et la Nature. L’harmonie du corps avec ce qui l’entoure permet en effet d’accroître l’éveil des sens, de générer des perceptions multiples, et de donner naissance à des signes graphiques qui dépassent les limites apparentes du réel vers une approche plus sensible.
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Rature, raturer, construire,
la rature pour envisager le métier de graphiste L’impulsion de départ, celle qui constitue le motif principal de ce mémoire, est l’ envie de valoriser l’image de la rature. Au sens propre comme figuré. Cet argumentaire se déploie sur deux grandes phases.
La première, passe en revue tous les indices, qui pourraient faire admettre que la rature est néfaste, et ce, au regard de différents aspects : les définitions que proposent les dictionnaires, la représentation, l’usage culturel et la société. Un constat émergera alors : la rature annule et efface, c’est la matérialisation d’une erreur ou de la censure, le témoignage d’un manque de soin etc. Autant de démonstrations à charge contre cette notion, qui incitera à éveiller un esprit de contradiction, motivé par l’expérience de la rature. C’est en rejoignant l’étymologie qu’un virage s’opérera.
Il sera fait mention de la dimension plastique de la rature. Cette idée ouvrira la seconde phase, en contrepoids, qui consiste à explorer un certain nombre d’usages possibles et optimistes. Ne rejetant pas, cette fois, les aspects positifs que peuvent engendrer les ratures. En effet, la rature est dans un premier temps, un moyen de se reconnecter avec son corps et un outil pour créer. Elle peut également être esthétique et communiquer, revendiquer des idées.
La rature n’est donc pas si néfaste, elle peut révéler nos erreurs pour les transformer en forces. C’est sur cette note que le mémoire s’achève, avec des exemples, des expériences, illustrant cette force à construire.
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Propager, Propagation, Propagande :
conduite et enjeux du graphiste aujourd’hui .
La propagande et ses glissements de sens. Ce mémoire met en lumière les liens forts qui existent entre propagande et marketing pour mettre en avant les enjeux du graphiste et les questions éthiques auquel il est confronter. Étymologiquement, la propagande provient du latin propagare : reproduire par bouture, propager. La propagande est donc l’action de diffuser, de propager, de faire connaître, de faire admettre une doctrine, une idée, une théorie politique. La propagande désigne le fait d’influencer, par des actions ostentatoires et souvent directes, ainsi qu’à la faculté de décider des individus et de les orienter dans le sens où l’on veut les mener. Elle complète la censure, car elle opère dans le même but, c’est à dire contrôler les gens mais par influence, sélection et modification des informations annoncées, tandis que la censure la supprime. Le mot propagande a été banni de nos sociétés démocratiques après la Seconde Guerre mondiale, du fait de sa connotation négative qui rappelle dans l’inconscient collectif les heures sombres du nazisme ou de l’URSS. Cependant en y regardant de plus prêt, la propagande a été théorisé par E.bernays en 1928 dans le livre « Propaganda » où il expose cyniquement les techniques utilisées par la démocratie libérale américaine pour contrôler les foules. Bernays qui avait pris part en 1916 à la La commission Creel pour l’entrée en guerre des Etats-Unis, a aussi posé les bases du marketing qui usent aussi de techniques de manipulation reposant sur la sociologie et le psychologie. Mais la main, l’expression du marketing et de la propagande, est réalisée par le graphiste ou l’affichiste, qui a, à sa disposition une quantité d’espaces d’expression presque infinis. Par exemple les affiches, les spot tv, les spots cinéma et plus largement l’espace publique. Mais dés lors où il est en lien avec le marketing, des questions d’éthique s’imposent à lui. A travers une approche historique de la propagande, du marketing et du graphisme, ce mémoire a pour but de réfléchir et proposer des solutions pour réhabiliter et revaloriser le métier de graphiste, notamment afin de remettre celui-ci au centre du processus de création pour qu’il ait le pouvoir de faire une communication visuelle éthique et ce, sans faire partie d’une élite de graphiste.
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L'influence de la couleur, la couleur comme influence :
outils de structuration pour la conception d'un projet de graphisme En tant que graphiste, nous utilisons plusieurs éléments créatif pour répondre à une demande. La typographie, les couleurs, la structure, les matériaux papiers, sont réfléchis en amont et ont toujours un but précis.
Ce mémoire s’intéresse plus particulièrement à un de ces éléments, la couleur. En s'interrogeant sur comment le graphiste utilise la couleur de façon créative mais aussi comme influence sur le client. Il s’agit d’explorer toutes les opportunités que la couleur à a offrir, pour communiquer, créer, améliorer et influencer. Le graphiste doit, dans son travail, utiliser la couleur intelligemment, car elle est soumise à ses propres libertés et contraintes. La couleur n’est donc pas simplement un moyen créatif, elle a un but précis.
Au travers de ce processus de recherche on remarque que la couleur peut influencer le consommateur dans sa manière de comprendre une marque. La couleur influence tout autant le travail du graphiste qui l’utilise comme un véritable créateur de nouvelles tendances, de moyen d’expression ou comme rupture de croyances.
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Typo-matérialité : Le graphiste comme inventeur de grammaire graphique Le graphisme peut se définir par des choix créatifs de différents éléments permettant de communiquer visuellement. Ces éléments les plus importants sont l’image, la forme, la couleur et la typographie. En ce qui concerne cette dernière, un caractère typographique est un signe qui se réfère à des codes préétablis afin d’être compréhensibles et interprétables. Cependant, ce signe a souvent la réputation de n’être qu’un simple dessin d’une forme qui, associée à d’autres, devient un mot, une phrase, un texte. Mais une lettre peut avoir une autre caractéristique qui lui donne un sens supplémentaire : sa matière. En se basant sur ce postulat, nous pouvons alors nous demander comment un designer graphique peut utiliser cet attribut afin de créer de nouveaux contenus visuels pertinent.
A travers cette étude, nous allons étudier l’histoire de la typographie, révélant ainsi que l’utilisation de matériaux était déjà présente au début de la création du langage écrit. Aussi, en analysant des œuvres existantes et grâce à plusieurs expérimentations personnelles, nous ferons ressortir les manières qu’un typographe et/ou graphiste possède pour créer des signes typographiques sortant de leur bidimensionnalité, en jouant avec différents matériaux, utilisant leurs couleurs, volumes, reliefs, textures, etc.
Finalement, cette étude a pour but d’établir quels sont les enjeux en designant ces nouvelles typographies. Elles permettront à leurs observateurs d’appréhender une lettre par l’utilisation de la vue, mais aussi du toucher, les rendant capables d’acquérir une nouvelle perception sensorielle. Le signe devient plus qu’un signe-narratif, mais également un signe-iconique.
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Du livre Noir au Corps du livre
Définitions, codifications
& enjeux futurs pour le graphisme éditorial Le livre est un objet qui a été peu modifié depuis sa création avec le codex, dans notre société il est ce parallélépipède rectangle, remplie de feuille pliée et d’encre. Cette image est la plus simple, elle est le résumé de tout à chacun de ce qui est un livre, sa forme la plus commune dans l’imaginaire collectif. Le livre dans sa forme a été peu modifié malgré la modification de sa production. Il s’est même simplifier pour certaines formes comme avec le livre noir qui regroupe livre d’essai et roman.
Cette forme si particulière que je décris et argumente à l’intérieur de mon mémoire, à créer sa réussite et sa prolifération par cette forme et un usage codifié voir immuable. Mais par la simplification à l’extrême de sa manufacture simple et immuable le livre noir perd en affecte et sa réelle fonction qui lui est donnée par le graphiste, qui est de donner corps à la pensée de l’auteur et de l’exemplifier. « Ce sont nos passions qui esquissent nos livres, le repos, l’intervalle qui les écrit. ». Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu, le Temps retrouvé, édition Gallimard Le livre est un corps, un pont au pouvoir si énorme qu’il véhicule et contient une pensée. Comment un objet si passionnel et liée à nos sens peut prendre une forme si ennuyeuse et si codifié dans sa finalité? Il est peut-être temps qu’il modifie sa forme pour ne plus limiter celle-ci et évolué vers une aspérité et expressivité du contenant.
Nous verrons au cours de mes recherches finalement les objectifs que nourrissent les graphistes dans la création de livre et en quoi cette forme qui a répondu aussi bien aux problématiques des sociétés qui nous ont précédés, n’ai plus compatible avec les pratiques contemporaine. Qui plus est dans une société de mouvement et de révolution technologique où la concurrence des images, des médiums fait rage et ou le collectif et le manuel prennent une importance capitale dans les productions de demain.