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Publicité et design commercial : la théâtralité au service d’une conception plus respectueuse de l’espace public L’affichage publicitaire défigure le paysage urbain et il est impossible de s’y soustraire. Il représente 80% de la publicité extérieure. Cette omniprésence amène à une désappropriation de l’espace public pour un espace marchand, alors que la consommation est censée être davantage un espace d’appropriation de soi.
En tant que scénographe commercial et événementiel, je me suis questionnée sur la place de la publicité au sein de l’espace public. Comment l’intégrer respectueusement dans le quotidien des usagers ainsi que dans l’environnement qui l’accueille ? Diminuer la superficie de publicité affichée au profit d’installations davantage scénographiques.
Ce mémoire mettra en avant la communication dans l’espace entre les usagers même ainsi qu’entre les usagers et la conception publicitaire. L’idée est d’envisager les espaces urbains, souvent définis comme de simple espaces de circulation, comme des territoires d’expérimentation du sensible. C’est-à-dire offrir une expérience plus humaine ; l’individu est usager avant d’être consommateur. La publicité ne doit pas se limiter au seul but de vendre et acquérir une tiers-fonction. Pour répondre à ce besoin, le design commercial publicitaire doit intégrer la théâtralité dans son processus de conception. Dont trois grands concepts en ressortent : la publicité comme œuvre d’art pour amener le musée à la rue, la publicité comme expérientiel pour créer une relation et la publicité comme identitaire et respectueuse dans paysage urbain dans lequel elle s’implante.
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Raconter une histoire en architecture commerciale : la scénarisation de l’espace Dans ce mémoire, je vais parler de la scénarisation de l’espace, c’est-à-dire raconter une histoire en architecture commerciale. L’architecture commerciale permet la création d’aménagements d’espaces de vente et de services en cohérence avec l’image que l’entreprise souhaite transmettre.Nous avons pu remarquer que les espaces de vente actuels sont essentiellement axés sur la mise en valeur des produits, et semblent oublier la relation qu’il peut y avoir avec le client. Ils restent focalisés sur leur objectif de vente en sachant qu’internet donne au consommateur un accès étendu et de larges possibilités de choix à tout moment. Pour se différencier et fidéliser leur clientèle, les marques doivent créer une expérience client pour instaurer une relation avec celui-ci et un engagement de sa part.
Pour cela, elles vont se baser sur le postulat de faire vivre une expérience au client au travers de l’aménagement spatial qui véhicule l’histoire de la marque et ses valeurs. Le designer va dans un premier temps ,s’intéresser à plusieurs méthodes de marketing comme le ‘storytelling’ qui permet de raconter une histoire au client ,mais aussi au marketing sensoriel et expérientiel afin d’agrémenter l’expérience client en sein de l’enseigne. Le designer met par la suite ces méthodes à profit dans sa posture de designer pour raconter l’histoire de la marque par l’aménagement de
l’espace de vente. C’est-à-dire qu’il va transmettre l’ADN, les valeurs, les principes de la marque et ainsi créer un attachement du client pour celle-ci.
Je vais vous présenter cette mise en situation au travers de mon projet professionnel sur la marque Banka, qui fait de la maroquinerie à base de peau de truite.
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L'éco-socio designer : un acteur engagé et humaniste L'éco-socio design, au croisement de l'écologie, du design d'espace et des sciences humaines, propose un renouvellement des pratiques architecturales. Proposant une vision holistique, l'éco-socio designer d'espace se doit d'être un médiateur/facilitateur auprès des usagers, qu'il intègre pleinement dans le processus de création du projet...
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Le langage poétique du matériau; vers une imagination et une invention architecturale et plastique En tant que designer d’espace et de surface, nous engageons dans nos différentes démarches de création une réflexion sur le choix d’un matériau dans un projet quelque que soit le domaine d’invention.
Une des premières intentions dans une conception de projet nous invite nous, designers, à un travail de réflexion et d’observation sur les aspects du matériau ainsi que le site de pratique.
Distinguer un matériau des autres nécessite un questionnement à propos de son aspect sensorielle et sensible. Quant à son intégration dans un site, cela implique une réflexion sur les enjeux majeurs et complexes concernant la pratique du designer et l’insertion du matériau dans un espace, un paysage, un environnement.
Au delà de l’usage du matériau, de ses règles de construction ainsi que de son adaptation dans un projet, les aspects esthétiques voire plus précisément poétique du matériau nécessitent en amont un travail de réflexion et d’investissement. Cette problématique du langage poétique du matériau dans un design du site ou dans un projet de création nous invite à questionner la beauté voilée du matériau ainsi que son modèle, son apparence à la fois plastique, matériologique et esthétique, aux travers des pratiques du terrain qui participent pleinement à son intégration et qui nécessite l’intervention d’un designer.
Cette forme de penser le matériau dans une dynamique esthétique suscite un investissement sur une nouvelle façon de concevoir, d’intégrer un matériau dans un projet dont le but serait principalement d’avoir une perspective de langage entre un matériau et le site dans lequel il est rattaché.
Le but de ce mémoire de recherche vise à redéfinir de façon singulière et personnelle notre regard sur le métier, la pratique ainsi que la posture du designer pour le choix d’un matériau dans un projet de conception, le tout en se laissant vivre et emporter par les expériences et par les pratiques du site dans lequel le matériau doit être intégré.
Cette hybridation des pratiques à la fois du matériau et du site introduit une nouvelle manière de donner un corps et une âme à une architecture à travers des régimes étendus de sensation, de souvenirs et d’expériences.
Ce travail de réflexion autour du questionnement du langage poétique du matériau ouvre sur de nouvelles manières et façon de voir, de « concevoir » et engage de nouveaux savoirs et pratiques à la fois dans le domaine plastique que dans la recherche et dans l’innovation du matériau. Cette hybridation qui
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L'interdisciplinarité : une compétence audacieuse du designer Dans mon mémoire, j'interroge la notion d'interdisciplinarité en essayant d'en donner une définition la plus pertinente possible. Je me questionne donc sur les tenants et les aboutissants de recourir à l'usage d'une telle procédure dans le travail et la méthode des designers (et notamment des designers d'espace puisque c'est l'une de mes spécialités, avec la couleur). Mes premiers questionnements vont se baser sur le design global. C'est un concept un peu flou, où tout le monde a sa propre théorie (on rajoute le terme "design" sur tout et n'importe quoi pour être plus "tendance" et branché). Donc, j'aimerai essayé de donner ma propre définition de ce terme en me basant sur les principes d'agences (comment elles se définissent), mais également sur les formations de design global proposées en France. Je prendrais pour fondements les lieux communs et l'émergence d'une telle terminologie. Je pourrais définir ce que j'appelle " Les Trois Piliers" de l'interdisciplinarité : un espace de rencontre, un dialogue d'égal à égal et un langage commun. Enfin, je proposerais une méthode interdisciplinaire dans le métier et en tant que compétence dans le design d'espace. En me basant sur des travaux et ma réflexion personnels, je vais pouvoir donner quelques pistes pour réfléchir à un système pour la création d'une méthode de travail se basant sur l'interdisciplinarité.
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Pratiques des métiers chromatiques : un art de la modulation .
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Paysager, habitat, paysage , territoire Vers une biomimétique paysagère de la chromaticité, en lumière, couleur et matière,
pour un habitat de l’in situ: le paysagement
Comment la perception du paysage peut-elle dialoguer avec l’habitat, et l’habitant et permettre de faire lieu ? quel est le rôle de cette poésie paysagère.
Le mot «Paysage» fait son apparition au XVIè siècle et suit de près l’apparition de la perspective et les écoles de peintures hollandaises. Son étymologie ramène au monde rural.
Le paysage est à la fois une image mais aussi une perception. Lié à des émotions, des sens et des expériences: dans lequel le tableau est la matériaux perceptif, l’image et le retour personnel que l’on en fait : jeu dans lequel l’image est entrée dans la cornée, décryptée par notre cerveau, associée à des sensations, des émotions, une expérience: c’est la perception. Le paysage est également appuyé du site: ce lieu qui donne à voir.
Paysage et territoire, quant à eux se différencient par un changement d’échelle. De la notion d’enveloppe visuelle, de perception éloignée (les sens et l’expérience) à la dimension tactile et matériologique, limitée: le territoire.
On observe un village brumeux, on s’approche et l’on distingue des murs de pierres, des végétaux, puis l’on entre dans le village, on peut sentir, toucher,..
Le paysage est à la fois une mise à distance, une vue d’ensemble quand le territoire fait appel à des notions très matériologiques du site, ancrées dans un patrimoine et un style architectural. Le paysage est aussi cela, mais le territoire s’arrête à l’horizon, c’est ce qui est sur terre. La paysage lui entend les aspects météorologiques, atmosphériques, temporel. Ces deux notions s’entrecroisent : le paysage est en partie composé de territoire.
La notion de paysage en chacun de nous fait appel à la territorialité. Le territoire questionne les petits ensembles : terrain, architecture, végétal qui font le paysage et qu’influe le paysage. Territoire comme «partie de la surface terrestre»1 est donc d’une dimension plus petite que le paysage, terrestre.
J’utiliserais le verbe paysager sous-entendant l’utilisation du paysage pour construire
1-http://www.cnrtl.fr/definition/territoire
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les lieux à habiter et répondant au sujet de ce mémoire.
Par paysager le territoire, pour l’habitat, nous étudierons le travail de la couleur, la matière et la lumière dans les aménagements intérieurs et extérieurs en lien avec l’in situ, le territoire et avec le paysage.
Il ne s’agit pas d’utili
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L'architecture vernaculaire de Djerba : une démarche vers une construction bioclimatique contemporaine Nous avons abordé cette étude avec l'intention de montrer que l'architecture bioclimatique durable est inspirée et réinterprète les éléments fondateurs de l'architecture vernaculaire de Djerba dans ce cas dans la conception actuelle. Dans ce cas, l'architecture vernaculaire de Djerba n'était pas seulement une source d'inspiration mais aussi une étape dans la compréhension et la conception d'une architecture bioclimatique contemporaine. Notre approche a été d'abord de prendre en compte les principes de la construction vernaculaire Djerbienne et, plus tard, de montrer que nous pouvons les utiliser en présentant le lien qui peut unir cette architecture à l'architecture bioclimatique. La ville entière est construite de façon à prendre en considération les matériaux, de l'environnement et de la composition des maisons et des bâtiments avec l'environnement. En effet, ce lien permet d'intégrer les spécificités de l'architecture vernaculaire de Djerba dans un mode de vie contemporain adapté aux besoins de l'habitant à partir d'un savoir-faire nourri du passé pour innover et ne pas stagner. Cependant, si nous voulons aujourd'hui construire une architecture respectueuse de son environnement, il est nécessaire de mettre en évidence le lieu, le climat et les caractéristiques de l'environnement. En d'autres termes, comprendre les particularités de l'architecture vernaculaire de ce pays puis les adapter dans des constructions contemporaines pour trouver des solutions issues du savoir-faire acquis à partir d'expériences que nous souhaitons renouveler. En conséquence, nous avons montré que les caractéristiques utilisées dans la construction vernaculaire de Djerba pourraient bien représenter une véritable leçon pour la construction d'un habitat bioclimatique autour du monde.
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La modularité comme principe de conception des habitations Ce mémoire de recherche, interroge les pratiques autour de l'habitation et l'évolution qu'elle connaît au fil du temps. Il se base sur les moyens techniques et technologiques, les méthodes et modèles de conception que les designers mettent en place pour répondre aux changements de nos mode de vie.
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L'ambiance en milieu architectural commercial de restauration : un moyen d'interaction avec le client? .
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La reconversion chromatique du patrimoine architectural - de l'esthétique à l'effet plastique .
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Designer-Décorateur
Créateur d'un espace en fiction. «(...) je crois que la fiction permet de comprendre à la fois une des sources des pratiques artistiques du point de vue de l’histoire culturelle de l’humanité et du point de vue des individus que nous sommes tous.»
La citation de Jean-Marie Schaeffer, éclaire le concept de fiction au sens général du terme. Cette notion essentielle à nos vies, s’intègre inexorablement dans nos pratiques artistiques. La fiction est omniprésente. Il y a une volonté de créer des artifices à l’aide de moyens spécifiques (lumières, matières, couleurs). Dans ces vies que nous menons, les pratiques créatives sont essentielles à notre évolution. Il en va de même pour nos espaces domestiques. La fiction est une compétence psychologique qui devient réelle quand celle-ci est perçue dans nos espaces privés. Cet aspect psychologique se retrouve dans la personnification d’un lieu représenté. Le fait de vouloir accommoder son intérieur par des dispositifs et des mises en scène décoratives reflète notre perception de nous-même. Créer une ambiance pour notre confort, simuler des effets dans notre intérieur révèle une démarche fantasmagorique de soi et ce sont ces enjeux que je traite dans mon mémoire. La fiction apparaît dans le travail du designer quand celle-ci s’intègre dans sa pratique créative. Le designer-décorateur fictionnalise son travail par la valorisation d’objets en les mettant en scène dans un espace domestique. Ce travail de mémoire cherche à examiner les fondements historiques et esthétiques des mises en scènes pour ensuite les reformuler dans le cadre d’une poïétique subjective. La réflexion s’inscrit d’abord dans l’étude des origines de la mise en scène dans le domaine des arts vivants puis ensuite dans la compréhension de ses caractéristiques esthétiques et de ses enjeux. Enfin je retranscris mes recherches pour une application de méthodologie de création d’un espace.
Cette approche met au jour une représentation pluridisciplinaire de la mise en scène, ainsi qu’une variété de professions basées sur le même concept. On voit ainsi émerger des phénomènes d’hybridations et de circulations liés aux arts mimétiques mais aussi aux pratiques de création du design.
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Pratique du design et de la matière Nous sommes tous nés, mais aussi nous allons tous mourir un jour.
La vie est éphémère mais les traces que nous laissons derrière nous peuvent être pérennes. De par la recherche de la compréhension de la notion de la mort, j’’essaie de déterminer certains principes de design, car celles-ci sont plus proches de ce que l’’on pourrait imaginer.
Le design jongle avec la dualité du temps, le projet que nous créons (designer) est éphémère car il s’inscrit dans une tendance, une époque. L’idée et le concept sont pérennes car elles peuvent devenir une référence en matière de matériaux, de techniques ou même de réponse à une problématique.
Nous, designer, sommes soucieux de laisser une trace derrière nous, un objet qui sera utilisé durant des siècles jusqu’à en devenir un élément trivial dans la vie de consommateur.
Aujourd’hui, le résultat des possibilités de production de certains produits est dû à l’avancée des techniques de l’artisanat et de l’industrie. Ce savoir-faire a évolué de par expérimentation des matériaux étendue sur plusieurs générations. C’est pour cela qu’il me semble important, en tant que jeune designer, de s’intéresser à tous les champs de production. Après plusieurs expériences dans différents ateliers artisanaux, mon choix d’étude pour le master s’est porté vers la céramique,ceci qui m’a permis de partir au Japon durant trois mois
Je suis revenu complètement différent, car le Japon mêle tradition et innovation dans leur mode de vie. Ceci me semble un exemple à suivre et à appliquer dans notre société occidentale.
La culture ancestrale japonaise est extrêmement présente, la mort et les esprits sont acceptés.
La cohabitation avec des êtres surnaturels semble parfois être normale. De ce fait, le Japon vit dans un environnement fantasmagorique et complètement décalé du nôtre. Ainsi le designer devrait concevoir , de par un environnement/une ambiance qui donne au projet une identité singulière.
Aujourd’hui l’objet jetable et changeable ne doit plus avoir sa place dans la société. Pour des raisons environnementales et humaines, nous devons nous reconvertir à la culture de l’objet de bonne qualité répondant à des besoins fonctionnels et non de «gadget».
Il est du devoir du designer de créer un lien émotionnel permettant au consommateur de s’approprier le produit.
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Les enjeux du voyage En quoi le Voyage a-t-’il une influence sur la créativité ? Le voyage a plusieurs enjeux selon les individus, . Il peut avoir un enjeu sociétal par rapport aux différents types
de nomadismes, donnant une certaine adaptabilité en toute circonstances : le hasard, les modes de vies, le partage, la rencontre à l’autre mais aussi la redécouverte de sa propre
subjectivité.
Le voyage est également porté sur la dimension du sensible. Instantanément nous voulons
garder un souvenir de l’expérience vécue en piégeant la mémoire par le biais de la
photographie. Partir, découvrir, s’émerveiller, ressentir, apprendre, ont pour attrait diverses inspirations que l’on cristallise en projet de créations.
Le Designer fait corps et sens avec le lieu où il se trouve : observe, soulève un problème et répond à une demande. C’est alors, qu’une méthodologie de travail se met en place.
Il s’inspire des expériences vécues et se nourrit des influences qui l’entourent afin de réaliser un « voyage poétique » dans le processus de création, dont il finalise à travers un concept.
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Design : L'éthique du care, l'humain au centre de la création Dans un monde, où un nouveau paradigme est sur le point de s’installer, il en va de nos choix d’opter pour une façon inédite de créer et de produire ou alors de laisser un ancien modèle ancré réduire presque à néant toute possibilité d’avenir.
Le changement est effrayant. L’avenir est angoissant.
Libre à nous de créer quelque chose de beau et pérenne. Libre à nous d’oser ensemble et d’expérimenter l’inconnu.
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Le rôle de l'affect dans la pratique du design d'objet Les objets prennent de plus en plus de place dans nos vies, ils sont devenus omniprésents. Notre façon de consommer a évolué et nos relations humaines sont corrélées aux objets. Dans ce monde en pleines mutations, quelle est à présent la place des objets dans notre société ? Quels rôles jouent-t-ils dans ce changement ?
Ce mémoire a pour but de questionner le statut de l’objet en retraçant son cycle de vie du moment de sa création jusqu’à sa mort, mais aussi d’essayer de comprendre les relations qui le lie à son.ses propriétaire.s. En se rapprochant d’une étude sociologique, il sera question d’établir des constats sur ce lien parfois très fort et singulier. Toutes ces données permettront de nourrir l’intention première de cet écrit, qui est de comprendre la mission du designer. Comprendre ces mécanismes de créations, et la façon dont il s’y prend pour créer de l’émotion chez l’utilisateur et faire naître cette relation Humains/Objets.
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Artisan designer en devenir. Artisan designer en devenir
De ébénisterie au design, l’élaboration d’une méthodologie de création conceptualisée.
Ces écrits sont consacrés à mon futur métier et aux différentes méthodologies de création qu’ils lui sont nécessaires. Afin de mieux comprendre cette pratique professionnelle en plein essor, je vais élaborer une veille culturelle au tour de mon métier, « artisan-designer. »
Depuis le début du XVIII e siècle, nous avons évolué dans une société de surconsommation ou le design industriel a pris une part importante dans notre façon de consommer. Désormais, le but des sociétés qui industrialisent leurs produits est d’optimiser les bénéfices de l’entreprise au détriment des qualités matérielles, physique et émotionnel de l’objet. Afin de pallier cette montée de l’industrialisation, une prise de conscience écologique a vu le jour et elle est de plus en plus pressente. Nous tendons actuellement vers une recherche de pérennité écologique et matériels, un retour à des valeurs authentiques et humaines. Ainsi, pour répondre au nouveau besoin de la société, les designers se tournent vers des pratiques et savoir-faire artisanaux, qui ont su démontrer la preuve de leur pérennité au cours des siècles. Grâce au regain d’intérêt des designers pour le travail manuel de qualité, une revalorisation de l’artisanat s’opère, allant jusqu’à l’émergence de nouvelle profession tel qu’« artisan – designer ».
Ce métier, artisan-designer est celui que j’essaye d’élaborer, il est composé d’un panel de compétences qui gravitent autour de deux disciplines. La première est l’artisanat d’art, l’ébénisterie, qui est un métier manuel et minutieux mettant au centre de son idéologie la transmission de connaissance pratique et technique, et de savoir-faire. Ma seconde formation professionnelle est le design de produit, celui-ci est bien plus conceptualisé et il mêle philosophie, process et maîtrise de nouvelles technologies. La difficulté dans l’élaboration d’une profession jouant sur l’hybridation des pratiques réside dans la délimitation des tenants et aboutissants. Comment développer une méthodologie de projet pour un métier (artisan-designer) qui allie de nombreuses habilités ?
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Hybridation Je m’appelle Lucile CASSERON et je suis en master 2 design de produit. Ce travail porte sur la l’hybridation. Au sens global du terme, l’hybridation m’évoque le mélange, le croisement, de deux composants ou sujets, physiques ou non, et peut être contrôlée, incontrôlée, consciente, inconsciente, naturelle ou artificielle. Elle est donc régie par des actions ou des aléas, qui induisent des facteurs de toutes sortes. Elle concerne le vivant comme l’objet, le virtuel comme le physique, le champ du très petit comme celui du très grand. C’est un processus qui, dans une majorité de cas, est générateur, c’est à dire que le processus génère un composant. Le résultat peut-être unique, multiple, mais pas forcément semblable d’une fois à l’autre ou sur la même hybridation selon la réaction, la qualité ou la quantité des composants ou des individus, et ce en fonction des gènes dans le champ du vivant, ou bien de la qualité des matériaux dans le domaine des matériaux composites par exemple.Les caractéristiques des individus ou matériaux issus d’une hybridation seront directement influencées de part ces critères de gènes, molécules, qualité, quantité. Ce terme désigne un processus ou une finalité, et dans le champ du design, cette pratique est intéressante car la diversité et la qualité des hybridations effectuées peuvent répondre à des problématiques tant esthétiques, poétiques que fonctionnelles. I Il se peut que le résultat d’une hybridation ne soit pas celui espéré ou anticipé, ce qui peut, selon le type de pratique, relever d’une science inexacte. Dans le contexte sociétal et de consommation actuel, des enjeux se dessinent et l’hybridation est peut-être une réponse parmi d’autres, elle apporte en tous les cas ses réponses. L’hybridation, pour le designer, ne serait- ce pas aussi s’approprier la pratique et la singulariser de manière propre et personnelle ?
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L'interdisciplinarité du designer : médiations. collaborations. transmissions Chers Lecteurs,
Et si l’on se questionnait sur la défnition et l’appropriation du mot design au XXIème siècle? Même si cette terminologie fait partie aujourd’hui de notre voca- bulaire, elle reste ésotérique. Dans cette étude, j'ai souhaité valoriser le métier du designer qui est mal connu. Outre celui de promouvoir le produit qu'il a créé ou mis en scène, son rôle premier est de favoriser le dialogue. Il ne devient plus le seul à concevoir un projet: une multitude d’acteurs exogènes à son métier, tels que les ingénieurs, sociologues, anthropologues et artisans, interviennent dans son élaboration. Ils apportent leur savoir et leur parti pris, bénéfiques au développement d’un projet.
Être designer, c’est un peu cela: s’ouvrir aux autres, accepter les critiques et les conseils pour évoluer en s’adaptant au développement de la société. Du design thinking au design éthique, il place l’utilisateur au centre de la création, en le faisant participer par le « faire ». C’est pourquoi, l’utilisateur commence aujourd’hui à devenir l’un des acteurs clé dans le processus de conception. Il peut personnaliser ou modifier un projet au cours de sa phase de création, pendant un temps bien précis, rythmé par le designer.
Le design devient alors le résultat d’une alliance pluridisciplinaire, faisant émerger des œuvres qui conjuguent esthétique, technique et philosophie.
Aujourd’hui apparaissent des lieux où la pratique du design se di use comme les fablabs ou les makerspace. Cette accessibilité du design dévalorise une pratique en semblant la rendre innée. Dans ces lieux de transmission et de partage, le design est au cœur des discussions et des pratiques, mais la création se limite souvent à un assemblage de fichiers open source.
Nous pouvons nous demander si le développement de ces structures qui démocratisent le design entrainent un changement dans le métier du designer?
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De la pratique à l’esthétique,
Poïétiques et Poétiques du textile :
Du programme aux couleurs de l’incertain Ce mémoire, mené par une designer textile, met en dialogue pratique et poétique du textile. En partant d’une expérience personnelle issue des savoir-faire de l’artisanat (broderie, tissage, teinture), comment valoriser une approche intuitive de la couleur ? Aujourd’hui, le processus de création est propre à chaque créateur ou chaque domaine, mais il suit ou puise toujours un modèle, des valeurs ou des principes préalablement établis, qui servent de base, pour mieux s’en défaire.
Lorsque le créateur est confronté à des facteurs inattendus (accidents, imprévus...), il doit faire preuve de ruse, d’intelligence pour qu’ils ne soient pas un obstacle, mais une occasion opportune à saisir et à considérer. Partant de l’expérience du créateur face au chaos, je tente de valoriser une approche exploratoire de la couleur à travers un temps apprivoisé celui du kairos « temps de l’occasion opportune pour créer ».
Faire de l’expérimentation de l’incertain un facteur de création là est l’enjeu. Loin des premiers codes du coloriste je mets en lumière une vision plus exploratoire et sensible de la couleur. Afficher une singularité grâce à ses propres techniques, sa palette de couleurs, ses outils plus ou moins primitifs et ses gestes. Aujourd’hui dans la production textile pour inventer, innover, il faut savoir déjouer les programmes, c’est-à-dire s’éloigner des actions maîtrisées, prendre des risques, foncer dans l’incertain pour garantir des résultats imprévisibles et singuliers.