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Les couleurs de la bière
Rituels, usages & changements Le marché de la bière est en pleine expansion économique : en France les brasseries ont augmenté en 2007 de 200 brasseries à 1100 brasseries dix ans plus tard. il devient difficile de comprendre ce que l’on boit tant le choix est large. Les amateurs de bière sont noyés dans un flot d’informations et de désinformations, la loi française étant souple sur l’appellation bière et les labels sont peu nombreux en comparaison avec le vin.
La bière artisanale fait un retour en force, bien que celle-ci tendait à disparaitre. Les micro-brasseurs profitent du laxisme de législation et du manque de norme pour tenter l’expérimentation de recettes surprenantes pour satisfaire la curiosité et le palais de leurs clients. Les consommateurs se multiplient, il en est de même pour la production. Cela peut également s’expliquer par la tendance DIY, fait maison ou healthy du moment en contradiction avec les brasseries industrielles qui utilisent des produits de substitution au détriment du goût et des propriétés bénéfiques que contient une bière naturelle. Les bières industrielles, cependant, inondent toujours le marché bien qu’elles furent la raison de la presque totale disparition de la bière artisanale.
Ce mémoire a pour but de rendre accessible l’information autour de la bière, en décortiquant les points de vue et les enjeux politiques, sociologiques, topologiques, archéologiques et économiques de ce breuvage ; et de mettre en lumière ses caractéristiques chromatiques par le biais d’études et contretypes.
En prenant appui sur des documents, des œuvres d’art, des revues littéraires et des collectes matérielles, l’objectif est de relever les rituels, les usages et les changements d’état coloriels de cette boisson alcoolisée. De ces récoltes et observations (enquêtes, sondages, documents historiques, récits) qui sont en train de s’écrire, je mets en avant les enjeux chromatiques que rencontrent les designers "couleur". Les analyses sont alors produites par le biais d’études et de conceptions cartographiques, afin de rendre visibles les principes chromatiques qui régissent le monde de la bière.
L’expertise couleur, conjuguée à une étude interdisciplinaire de la bière, permet de la définir à la fois comme objet d’étude et couleur-matière. Une observation détaillée des couleurs et des coloris permettra de définir un imaginaire chromatique de cette boisson.
À travers des méthodes de design couleur, ce mémoire propose
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La fiction au moyen de la couleur L'homme est une espèce fabulatrice comme nous le dit Nancy Huston. Nous avons besoin de la fiction comme d'un liant qui fait sens entre les personnes. C'est la construction d'un patrimoine collectif où chacun peut s'identifier et appartenir. Nos exemples de fiction peuvent remonter à la nuit des temps, l'épopée de Gilgamesh ou encore l'Odyssée d'Homère en sont des exemples. Les codes de la narration ne sont pas partout les mêmes, en effet ils dépendent de la culture, de l'inconscient collectif ainsi que d'une histoire commune. L'homme a besoin de s'identifier, c'est en regardant l'autre, imaginaire ou réel qu'il se construit sa propre identité. La fiction est un moyen de se construire. Ainsi pour que le récit atteigne son but, qu'il soit d'éduquer, de divertir, de prévenir ou de dissuader ; il s'inspire de la réalité, de l'environnement de son créateur pour
faire écho. À travers ce mémoire je chercher à comprendre du point de vue du coloriste, comment la couleur participe-t-elle à la fiction ? L’avènement du cinéma en couleur en est un exemple, celle-ci teinte les pellicules de toutes ses nuances, permettant au réalisateur de donner un caractère, une ambiance à son film. On peut observer son exploitation dans les œuvres de Jean-Pierre Jeunet, ou encore dans celles de Wes Anderson. La couleur est un langage par elle-même que je tente de décoder en croisant différents médiums liés à l'image; afin de comprendre son rôle dans la création d'une fiction.
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De l’usage de la teinture végétale dans la Mode :
redonner du sens par la couleur Dans une volonté de repenser nos systèmes de fabrication et nos modes de consommation dans le secteur de la mode, je propose dans cette réflexion de saisir l’ampleur de la notion de couleur et de l’envisager comme un outil de création à par entière. J’aspire grâce à des pratiques tinctoriales usant de substances végétales, à recréer un lien de confiance entre le consommateur et son produit, à le reconnecter à son environnement naturel ; la couleur agit ainsi comme un médiateur. C’est par une approche expérimentale que je compte révéler l’expérience esthétique et poétique que la couleur rend grâce à son caractère substantiel. Son caractère autonome, la synergie que la teinture végétale rapporte grâce à l’implication de nombreux acteurs, me permet en tant que designer coloriste-matiériste d’entrevoir de nouvelles perspectives professionnelles, poïétiques et poétiques. Je prévois ainsi redonner du sens par la couleur, dans un monde qui semble de plus en plus en délaisser.
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Proposition manifeste à l’usage des designers : pour un design sensoriel et optimiste Cette proposition manifeste questionne le design et son rôle au regard des enjeux environnementaux, sociaux, et économiques de notre société actuelle.
Les crises écologiques, économiques et sociales que nous sommes en train de traverser annoncent la fin d’un système et le changement inévitable de notre modèle économique qui atteint ses limites. On assiste à la naissance de nouveaux modèles axés sur le respect de l’homme et son environnement. Des modes de vie alternatifs apparaissent (Vegan, Locavore, Zéro-déchet, Makers, …) dans le but de s’affranchir de la société industrielle et de ses conséquences. Ces précurseurs décident de changer de comportements, de consommer et de produire de manière plus raisonnée. Dans ce contexte de mutations profondes, comment le design peut-il nous accompagner vers le changement ? Est-il réellement possible d’intégrer les contraintes écologiques, économiques et sociales dans la réflexion des designers et de les inscrire dans leur éthique professionnelle ?
À l’origine lié à l’industrialisation et à ses répercussions sur notre écosystème (surconsommation, épuisement des ressources, réchauffement climatique, etc.) le design revêt une image erronée. En réaction au design industriel, considéré à tort comme la voie principale du design, apparaissent des mouvements fondés sur des valeurs éthiques et responsables : le design social, le slow design, l’éco-design, le design critique. Les designers ont leur part de responsabilité. Le design doit faire sa révolution. Pour accompagner les hommes dans ce changement, je souhaite tourner ma pratique de designer vers une approche sensorielle. Ce design, ciblé sur les sens humains, les sensations et les émotions, est un moyen d’induire des comportements et de contribuer à les changer. Mes recherches ouvrent la voie vers un design optimiste qui présente une vision inspirante, séduisante, et positive du changement et de l’avenir, dans le but de donner lieu à un outil de réflexion destiné aux designers. L’intention de cette proposition manifeste est d’inciter les designers à reconsidérer leur rôle au delà des standards, selon une approche éthique, sociale, économique et environnementale. Informer et montrer, inspirer et donner envie, provoquer et faire réagir, tel est l’enjeu de cette proposition manifeste.
Mais penser et se questionner ne suffit pas. Pour participer au changement et construire la société de demain, il faut agir. En êtes-vous capable ?
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coloris patine et usages dans la conception du tatouage La majeure partie de ce mémoire parle du tatouage et de son processus de cicatrisation, il décrit aussi des astuces pour reconnaitre les tatouages réussis. J’ai choisi ce sujet car je travaille comme apprentie dans un shop depuis 3 ans et j’ai remarqué que les gens avaient besoin d’en savoir plus sur le monde du tatouage. De plus en plus de gens se font tatouer chaque jour et beaucoup ne saisissent pas le vrai sens de l’acte. Ils se font tatouer comme si il s’agissait d’acheter un croissant, certains choisissent de très mauvais motifs et ou de très mauvais tatoueurs; la mode les poussent à choisir vite.
C’est pourquoi je choisi de partager tout ce que je sais sur le tatouage, cela pourrait peut être éviter aux lecteurs de commettre ces erreurs sur leur peaux. Je suis ardemment convaincue que la majeure partie du problème réside dans le déséquilibre d’information entre tatoueur et tatoués; alors que souvent quand je parle aux clients de la manière dont nous travaillons ils comprennent facilement comment nous fonctionnons; même si des fois il est déjà trop tard au moins cette discussion permet de faire mieux la prochaine fois. Pour mener mes recherches j’ai commencé par observer comment les clients agissent avec nous (les artistes tatoueurs), j’ai posé des questions sur ce qu’ils pensent de notre manière de travailler, ce qu’ils trouvent compliqué et comment ils font leur choix quand il s’agit de la recherche du motif ou du tatoueur qu’ils veulent aller voir. Il est apparu que globalement les gens sont impressionnés par ce monde ce qui les poussent à agir de manière maladroite. Certains n’osent pas poser trop de questions, certains sont trop excités et veulent se faire tatouer de suite. Souvent il s’agit juste d’un malentendu donc ces erreurs peuvent être évitées facilement. Peut être que c’est juste une mauvaise habitude que nous avons, nous oublions parfois de tout expliquer en détails car nous y sommes trop habitués et ne prenons pas le temps de tout expliquer. Donc la solution d’une part est d’informer au mieux les clients, de cette manière ils peuvent formuler une demande acceptable et d’une autre part nous nous devons de prendre plus de temps d’en parler avec eux.
Le résultat est une sorte de résumé sur comment construire sa pensée autour du tatouage, comment agir et s’informer quand on veut passer à l’acte; j’ai essayé d’écrire une sorte d’introduction au monde du tatouage. Une sorte de méthode; j’espère qu’en lisant ces notes les lecteurs comprenn
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Définition d’un patrimoine sensoriel: De l'émergence d’un territoire culinaire à la création d’expériences transgressives et connectées L’amélioration significative de l’expérience constitue à la fois une problématique majeure des sciences du design et l’ambition ultime du designer comme professionnel inter- / transdisciplinaire.
Nous retrouvons précisément l’imbrication du design de l’expérience et l’expérience du design dans notre jouissance et notre bénéfice de biens et services au quotidien. Cette articulation permet aux citoyens - consommateurs - utilisateurs que nous sommes de bénéficier de solutions répondant au plus près à nos attentes. Elle mobilise les organes de nos sens - notre sensorialité humaine - et génère des perceptions à la fois individuelles et collectives. En outre, elle permet au designer de réinventer nos usages et nos pratiques concrètes pour d’autres contextes. Ce qui a été opéré en deux expérimentations, en investissant le chocolat artisanal et en réinterprétant, notamment par la couleur, l’interculturalité d’une cuisine à la frontière turco-syrienne.
Grâce à l’immersion ethnographique, les tournures d’esprit et les postures proposées par la ethnopoietique et la mobilisation des avancées en neurosciences et design numérique d'expérience utilisateur (UX), le designer peut puiser des matériaux créatifs sur un terrain spécifique, porteurs de traditions et de cultures identifiables, et exercer sa propre synthèse créative afin de concevoir de nouveaux produits et services. C’est le cas du projet professionnel Recooking. Il a vocation à réinventer la gastronomie africaine, peu et mal connue, en faveur d’une internationalisation positive et faisant émerger un nouvel appareil conceptuel : le patrimoine sensoriel vivant.
Finalement, les aboutissements du travail en design culinaire ont été prolongé dans le Numérique. Car la nécessité d’une expérience utilisateur (UX) de qualité y est impérative. En effet, la multiplication des dispositifs et interfaces hyper connectés via Internet et l’hybridation de la réalité (augmentée et virtuelle) sollicitent encore davantage nos sens. Le designer aura par conséquent à favoriser l’expérience d’utilisateurs variés, aux besoins différents, aux environnements de connectivités différenciés, avec des compétences numériques variables.
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Jardin et nuancier : une collection de nuances végétales. Pour mon mémoire, j’ai choisi de parler du rapport qui peut se créer lors de la conception d’un jardin et l’élaboration d’un nuancier. Beaucoup de liens sont possibles entre ces deux disciplines. J’ai eu l’idée que nous pouvions aussi bien nous promener dans un jardin que dans un nuancier.
Le jardin est un espace défini et palpable quant au nuancier, il est la représentation de l’espace impalpable de la couleur. Le nuancier est un outil, un objet qui permet au designer coloriste de communiquer sur la couleur. Sa réflexion et sa conception se doivent de correspondre à sa propre manière de penser.
Ici, je vais développer l’idée que mon nuancier sera élaboré à la manière d’un jardin. Si j’ai choisi de m’inspirer du jardin, c’est parce qu’il regroupe des variantes que je trouve intéressantes pour renouveler la manière de classer et concevoir un nuancier. De plus je trouve intéressant de ne pas parler d’objet de couleur mais d’espace coloré pour décrire un nuancier. Dans un jardin, nous nous promenons, nous flânons, nous prenons le temps d’observer, de se perdre. Cette notion est un vecteur de poésie, de ressentis, de sensations, comme ce que nous pouvons vivre lors d’une promenade dans un jardin.
Tout au long de mon mémoire, je vais mettre en évidence des ponts qui peuvent se créer entre ces deux notions, autour d’un des éléments clés comme la collection.
Ces ponts sont pour moi une méthode vers une nouvelle manière de penser la création dans le milieu des arts où nous évoluons et devons nous renouveler sans cesse.
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Processus d’Identification & Modes Alimentaires : Tendances & Design Culinaire Mon mémoire porte sur une variété de sujets et d’idées et traite la question de l’identité et notre recherche intime pour la définir. Il parle également des mélanges d’aliments et de cultures issues des différents pays qui nous entourent, ainsi que les tendances de conception qui pourraient éventuellement émerger de ces concepts. J’ai choisi ce sujet parce que je m’intéresse beaucoup à l’être humain ; Je veux savoir comment ils fonctionnent et ce qu’ils mangent. Pour citer Brillat-Savarin : “Dites-moi ce que vous mangez, et je vous dirai qui vous êtes” : je m’efforcerai de répondre à cette question par le biais de la diversité. Je crois que la diversité et le métissage font ressortir le meilleur de chacun d’entre nous. Cependant, le concept de l’identité est rendu plus difficile à définir. Je suis fasciné par les gens ; Je veux les comprendre et savoir ce qui leur fait vivre ; tout dans l’espoir qu’à travers l’adversité et la diversité, les tendances alimentaires futures se développeront. Je crois
que cela sera l’avenir de la nourriture et du design ; en se réunissant et en créant quelque chose de nouveau. Tout au long de mon mémoire, j’étudie l’histoire de la nourriture et les divers ingrédients clés qui pourraient avoir une grande influence sur la manières dont nous mangeons, tout en aidant à redéfinir ce que nous appelons “cuisine traditionnelle” d’un pays particulier. Je remets en question nos conceptions du terroir. Je prends aussi en compte la conception du métissage, que ce soit naturellement, ou par l’immigration forcée ou l’esclavage. J’étudie l’impact de l’esclavage et du commerce triangulaire sur la cuisine américaine et la redéfinition de l’identité par la violence. Je questionne ce qu’est la fusion face au métissage. Je m’interroge également sur le rôle des médias sociaux dans nos vies : comment cela change notre façon de manger, ce que nous mangeons ainsi que ses impacts négatifs sur nous et notre société dans son ensemble. Les médias sociaux font indubita- blement partie de notre vie, et j’explore comment ils ont été pleinement intégrés dans nos vies et que ce n’est pas près de disparaitre. Je conclus en examinant la conception et l’art de la nourriture, leur relation avec la nourriture et comment ces deux mondes entrent en collision avec notre société et se mêle J’essaie d’étudier les différentes façons dont la nourriture et les ingrédients qui ont influencé la communauté du design, que ce soit dans le design graphique, la mode ou la conce
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De l’expérience des sens,
au design couleur et matière L’étude menée dans ce mémoire traite de l’observation de systèmes synesthésiques et de la compréhension de l’expérience du polysensoriel dans le but de concevoir des projets en design couleurs et matières.
L’objectif de ce mémoire est de mettre en lumière les enjeux de la texture dans le design, tant dans le processus de création pour le designer que dans l’usage pour l’utilisateur, en s’appuyant sur divers études sur la synesthésie, le système cognitif, l’expérience polysensorielle...
Pour répondre à la problématique je m’appuie sur mes connaissances dans le domaine de la couleur que je transpose à l’étude de la matière. J’utilise alors les outils existants dédiés à la couleur que je m’approprie et adapte à l’étude de la texture.
L’expérience polysensorielle, l’expérimentation et l’étude de la texture sont pour le designer des ressources précieuses pouvant lui permettre de (re)questionner son processus de création, de proposer un design plus orienté vers l’innovation, d’induire le comportement des usagers et de donner une identité et du caractère à un lieu.
Étudier les enjeux de la texture appliquée dans un premier temps au domaine de l’urbanisme visera donc à montrer la capacité de la texture à être vectrice de créativité, d’inspiration et d’innovations.
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La catégorisation des femmes incarcérées au regard des représentations institutionnelles. L’institution carcérale, par son univers contraignant et coercitif, véhicule des normes, des injonctions et des représentations institutionnelles qui pèsent sur les femmes incarcérées. La prison, pouvant être considérée comme un microcosme, requiert alors de la part des femmes détenues des adaptations plus ou moins radicales de l’identité en vu de se conformer ou non aux attentes carcérales. Ces représentations de genre féminin émanant de l’institution entraînent des réponses stratégiques plus ou moins conscientes chez les femmes détenues. Cette mise en relief de stratégies permet le repérage de figures archétypales en lien avec l’obéissance ou non aux représentations de genre, qui sont à la fois sociales et carcérales, et révèlent un effet intériorisé du contrôle social et carcéral des femmes.
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Exigences de la planification et complexité des jeux acteurs: Comment aménager les entrées de villes ? Ce mémoire traite de la fabrication des Entrées de villes en France. Quelles sont les méthodes et outils de planification à mobiliser dans la création des entrées de villes? Quels sont les enjeux de ces espaces? Quels en sont les acteurs et comment collaborent-ils à leur création? En se basant sur trois études de cas, ce mémoire apporte un regard plus large sur différentes manière de construire et de gérer ces espaces.
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Le Grand Saint-Sernin : Un projet de renouvellement urbain ambitieux ? L’étude stratégique pour le Grand Saint-Sernin est une étude qui a pour finalité de proposer une stratégie d’action décloisonnée en intervenant sur l’habitat, l’économie et le fonctionnement urbain. Les missions de ce stage de master 2 ont été de coordonner l’équipe mais également de participer au débat de fond. Le périmètre du grand Saint-Sernin comprend un ensemble cohérent composé d’élément urbain avec une identité forte comme : la basilique Saint-Sernin, le quartier Arnaud-Bernard et la rue du Taur faisant partie de l’axe du cardo romain entre la basilique Saint-Sernin et la place du Capitole.
Depuis la fin des années 2000, une démarche de projet urbain pour le centre-ville de Toulouse et pour la métropole a été menée par la municipalité de Pierre-Cohen puis reprise en 2014 par la municipalité de Jean-Luc Moudenc. Après des décennies sans projet urbain global, le projet urbain du centre-ville répond à des enjeux majeurs de requalification et de valorisation des espaces publics dans le but d’inscrire Toulouse parmi les grandes villes d’Europe. Cette étude pour le Grand Saint-Sernin interroge sur le rôle du quartier dans le centre-ville. De par sa valeur patrimoniale, et sa proximité avec les espaces centraux toulousains, le rôle du Grand Saint-Sernin comme pôle symbolique habité du centre-ville s’inscrit dans une ville à deux vitesses entre développement métropolitain et ville du quotidien.
Les quartiers anciens font l’objet de protection spécifique pour la conservation et la valorisation du patrimoine. Le Grand Sain-Sernin est constitué d’élément patrimonial monumental mais également d’un patrimoine ordinaire, qui contribue à la valorisation des sites patrimoniaux. Ce patrimoine ordinaire, habité peut être dégradé et insalubre avec la présence de commerces déqualifiés qui contribuent à une image négative des quartiers. Le renouvellement d’un quartier pose les questions de ; peuplement, de gentrification, de gestion de l’insalubrité, de gouvernance mais aussi des moyens financiers pour la réalisation de travaux.
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Les coopérations interrégionales et leur place dans les documents d'urbanisme : le cas du Bassin Parisien. De nombreux changements s’opèrent au sein du territoire français, le retrait progressif de l’Etat, avec une raréfaction des ressources publiques, un renforcement des compétences pour les collectivités, des inégalités entre les territoires et un espace mondialisé qui accroît la concurrence. Ces facteurs ont poussé les territoires à faire évoluer leur fonctionnement et trouver de nouvelles solutions pour pallier ces bouleversements. Parmi elles, l’idée de coopération, en tant que rassemblement des capitaux et des moyens dans un souci de rationalisation des coûts, d’efficacité de l’action et d’économie d’échelle, permettant ainsi le traitement d’enjeux et de problèmes ne pouvant être réglés à plus petite échelle. Les coopérations interrégionales se développent donc, dû à une volonté politique d’institutions régionales soucieuses d’asseoir leur légitimité sur leur capacité d’actions dans le système communautaire de gouvernance à niveau multiples. Elles permettent aux collectivités régionales de dépasser les limites et d’engager des échanges, sur des projets communs de développement et d’aménagement du territoire. Ces coopérations sont cohérentes et utiles pour les territoires, elles peuvent même trouver une place au sein des documents d’urbanisme.
La question est ici de savoir quels sont les enjeux des coopérations interrégionales, leurs avantages et leur place dans les documents d’urbanisme. Certains thèmes étant plus ou moins cohérents à traiter à l’échelle de plusieurs régions. Avec la prédominance de l’Ile de France, les coopérations au sein du Bassin Parisien sont primordiales, il est intéressant de savoir comment les régions voisines prennent en compte cette proximité, quels avantages elles peuvent en tirer et quels sont les moyens qu’elles utilisent pour en profiter.
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La vie étudiante, segment de cohérence entre développements universitaire et territorial ? La vie étudiante est progressivement devenue un nouveau métier de l’université, après la formation et la recherche. La Communauté d’Universités et d’Etablissements (lorsqu’elle en a la compétence) se porte garante d’une stratégie commune à tous ses établissements membres.
Pour autant, la vie étudiante se positionne à l’interface du campus et du reste du territoire. Elle peut ainsi incarner un segment de cohérence entre développements universitaire et territorial. Elle suppose la rencontre des établissements d’enseignement supérieur avec des acteurs locaux venus d’horizons très divers : collectivités, intercommunalités, associations, acteurs socio-économiques, habitants etc. La création de coopérations entre ces parties souffre d’un manque de définition partagée, de modes d’organisation et de modèles de financement parfois discordants. Des synergies innovantes sont à créer en faveur de la pérennité des sites universitaires en région et de la compétitivité des métropoles dans les classements et labels internationaux.
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La couleur comme expérience
Une poïétique de l’altération
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Le numérique comme outil pour la durabilité des villes moyennes insulaires : Le cas de l'Ile de La Réunion. Les territoires insulaires ont de nombreux défis à relever pour préserver la pérennité de leurs villes. Ils sont les premiers à subir les conséquences du réchauffement climatique planétaire en plus de leurs préoccupations sociales et économiques. Le territoire réunionnais a, durant des années, été urbanisé sans planification et il en paye aujourd’hui les conséquences. C’est pourquoi les collectivités de ces territoires ont décidé de reprendre en main l’urbanisation et l’aménagement de leurs villes dans le but de produire une ville durable et maitrisée, en cohésion avec les enjeux environnementaux.
La démarche de développement durable est aujourd’hui sur le devant de la scène, et dans de nombreux discours d’élus. Elle vient se positionner comme solution pour le développement de villes écologiques et modernes. Le concept de la Smart City ou de la ville intelligente est l’une des branches du développement durable. Construire une ville connectée offre la possibilité de rendre le territoire dynamique et attractif tout en résorbant les problématiques qu’il connait.
La ville de Saint-Pierre de la Réunion doit faire face aujourd’hui aux nombreux défis qui s’imposent aux villes insulaires. Elle s’est engagée dans une démarche de développement et plus récemment dans le concept de smart city. Projet ambitieux, certes, mais elle a de quoi s’inspirer des autres villes insulaires qui ont déjà engagé ce processus de transition à la ville intelligente.
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Dynamisme et rayonnement des territoires ruraux, quelle place pour les SEM face aux enjeux contemporains des villes moyennes ? Les villes moyennes françaises ont permis la reconstruction de la France après la Seconde Guerre Mondiale. Fortes de ce développement, elles ont bénéficié des grandes politiques d’aménagement du territoire que l’État a lancé. Néanmoins, frappées de plein fouet par la crise des années 1970, la majeure partie d’entre elles entament un lent déclin que certaines poursuivent encore aujourd’hui. Occultées pendant de nombreuses années par les territoires plus urbains comme les métropoles, elles attirent de nouveaux l’attention de l’État depuis quelques années, au point que ce dernier lance de nouveaux programmes d’aménagement en leur faveur. Aujourd’hui elles sont devenues des territoires privilégiés, capables d’accueillir une population nouvelle et des entreprises innovantes, en proposant des conditions de vies et des avantages que les métropoles n’ont pas. L’objectif contemporain des collectivités locales est de devenir un territoire attractif par rapport aux autres afin de tenir la concurrence face aux métropoles. Le rayonnement de ces territoires ruraux doit leur permettre de s’ouvrir au-delà de leurs frontières locales.
Face à cela, des outils sont à la disposition des élus locaux afin de les accompagner dans leur développement. Les Sociétés d’Économie Mixte (SEM) sont des outils privilégiés puisqu’ils allient des capitaux publics, donc une mainmise des collectivités locales sur leur travail, avec une gestion privée, permettant une souplesse d’intervention ainsi qu’une ingénierie dédiée parfois absente dans certains territoires. Ces outils hybrides ont évolué avec l’histoire de l’aménagement en France, mais surtout avec les lois de décentralisation. Aujourd’hui les SEM se développent dans des domaines divers et variés, allant de l’aménagement du territoire, en passant par le développement économique, les questions environnementales (réseaux, énergies, etc.), l’habitat, la mobilité, etc. La SEM Territoria de Bourges agit sur l’ensemble du département du Cher dans l’accompagnement de projets structurels et permettant un rayonnement important. L’avenir des SEM semble optimiste avec l’annonce d’un nouveau plan national visant les centres-villes des villes petites et moyennes. Néanmoins, une ombre plane sur ces sociétés car certaines dérives ont amené l’État à prendre en main ce dossier afin de l’analyser et peut-être de le réformer.
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La revitalisation des centre-bourgs, une problématique majeure d'aménagement du territoire en 2018 : Quelle place pour l'outil Plan Local d'Urbanisme ? Le processus d’urbanisation qu’a connue la France depuis le XXème a entraîné de nombreuses dérives au niveau de la gestion du foncier. Cela a conduit à un exode massif, des populations vers les zones urbaines et une large diffusion du modèle urbain, créant ainsi un déséquilibre entre les zones urbaines et rurales. Ainsi, les communes rurales et plus précisément les centre-bourgs sont dévitalisés, en raison de leur vieillissement et leur dégradation. Face à cette situation, l’Etat a entrepris des initiatives pour la requalification des centre-bourgs, avec l’appui des partenaires institutionnels.
Pour être plus efficaces, les élus des communes rurales, s’intéressent désormais au PLU, instauré par la loi Solidarité et de Renouvellement Urbain (SRU), dans l’objectif d’apporter une vision de projet à tous les territoires. Le PLU à travers ces différentes composantes devient un outil, permettant d’élaborer un véritable projet pour la valorisation des communes, mais plus efficaces pour la revitalisation des centre-bourgs.
Mots clés : aménagement, dévitalisation, réhabilitation, revitalisation
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Les Millennials et les réseaux sociaux; Fiction identitaire, estime de soi et désirabilité sociale Objectif : Le but de cette étude est de souligner une potentielle corrélation entre la fiction identitaire sur les réseaux sociaux et le niveau d'estime personnelle et de désirabilité sociale chez les Millennials (génération Y).
Méthode : Une première phase de recueil de données quantitatives a lieux auprès d'un groupe de 424 participant (G424) à l'aide de deux questionnaires mesurant réciproquement l'estime de soi global et le niveau de désirabilité sociale (hétéro-duperie et auto-duperie).
La deuxième phase de recueil de données à la fois quantitatives et qualitatives a lieu auprès de 8 participants (G8) à l'aide des deux mêmes questionnaires et d'entretiens semi-directifs.
Résultats : Les deux groupes constituant notre échantillon révèlent tous deux des bas scores à l'échelle de l'estime de soi. Le groupe (G424) obtient un score global de 23,14 et le groupe (G8) obtient un score de 23,8. Concernant la désirabilité sociale, ils obtiennent également tous deux des hauts scores à l'échelle de désirabilité sociale. Le groupe (G424) obtient un score de 58,4 concernant l'hétéro-duperie et un score de 48,6 pour l'auto-duperie. Le groupe (G8) obtient un score de 59,3 pour l'hétéro-duperie et un score de 54,1 pour l'auto-duperie. De plus, l'analyse des entretiens révèle des comportements se rapportant à la fiction identitaire au sein des réseaux sociaux.
Discussion : Les résultats obtenus nous ont permit de valider notre hypothèse de départ selon laquelle le niveau d'estime personnelle et de désirabilité sociale feraient l'objet de facteurs causaux de la fiction identitaire sur les réseaux sociaux. Une prochaine étude ayant comme échantillon des participants au score d'estime personnelle élevé et au score de désirabilité sociale faible pourraient être intéressante à réaliser.
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De l'urbanisme durable à l'urbanisme convenable : l'exemple de la ZAC du Triangle de l'Echat à Créteil. Dans un contexte métropolitain sous tension, les pouvoirs publics en Ile-de-France poursuivent le développement de leur territoire dans une démarche globale d’amélioration du
cadre de vie – ayant pour finalité le développement de ’attractivité territoriale de la région capitale. Face à la réduction des moyens publics, les acteurs publics partagent alors leur rôle de « producteur de la ville » avec le secteur privé. Ce dernier apporte notamment des financements considérables dans les projets urbains. Il est principalement représenté les entreprises générales de la construction et de l’immobilier et les opérateurs de services urbains (I. Baraud-Serfaty). Ces derniers – guidés par des intérêts de rentabilité – ont intégré les principes
du développement durable et participent de plus en plus à La naissance de nouveaux quartiers durables. Or, l’essence même du développement durable va à contre-courant du système économique dominant et du néo-libéralisme (V. Béal, F. Charvolin, C. Morel Journel) – système qui ne cesse de grandir et guide le développement urbain des métropoles vers la privatisation et la financiarisation (toujours plus importante) de la ville.
Au nord-ouest de Créteil, en bordure de l’A86, le projet de quartier durable de la ZAC Triangle de l’Echat (9 ha) prend forme sur un secteur monofonctionnel, enclavé entre de grands axes routiers. La place de la voiture prédomine dans cette zone où les espaces publics n’ont jamais fait l’objet de traitement qualitatif. La ZAC se trouve pourtant dans un secteur stratégique : en entrée de ville, à proximité de gares et au centre d’un tissu urbain mixte typique de la région francilienne, entre habitat pavillonnaire et collectif. Il s’agit pour le territoire de profiter de cette emprise foncière tombée peu à peu en désuétude pour y construire un véritable morceau de ville : un quartier mixte, combinant logements pour tous et activités tertiaires. Ce projet s’inscrit dans la démarche globale de la région dans laquelle la densification s’accompagne d’un véritable effort d’amélioration de la qualité urbaine. Grand Paris Aménagement, aménageur de la ZAC est en charge de la bonne réalisation du projet. Il met en place un management particulier et favorise la co-conception du projet de manière à satisfaire l’ensemble
des parties prenantes de l’opération.